Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié le par lesbiodiversitaires

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Voici quelques photos prises hier après-midi dans l’archipel des Sept-Îles (Côtes d’Armor), avec le conservateur de la réserve en personne, Pascal Provost, qui a eu la gentillesse d’emmener ses amis faire le tour des îles à l’occasion de son anniversaire ! Cette balade magnifique est réalisable par tous : nous nous sommes contentés d’embarquer sur l’un des navires locaux qui propose ce circuit à tous les amoureux de nature.

La réserve naturelle des Sept-Îles est l’une des plus anciennes de France, puisqu’elle a été créée en 1912 par la LPO pour protéger un petit oiseau devenu emblématique : le macareux moine.

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

Ce petit oiseau marin au bec coloré reste, encore aujourd’hui, extrêmement rare en France. Il ne niche plus qu'aux Sept-Iles avec des effectifs réduits (moins de 200 couples). L'avenir du "perroquet-de-mer" reste incertain. Pollution des mers, tempêtes, réchauffement climatique, autant de facteurs qui semblent s'acharner sur cette espèce.

Fulmar boréal

Fulmar boréal

La réserve naturelle est également célèbre pour son île Rouzic, qui abrite la seule colonie française de fous de Bassan, ce célèbre oiseau de mer qui trouve ici un lieu préservé pour se reproduire.

La population est d'environ 20 000 couples - elle est stable. Cependant, le succès de reproduction donne des signes d'inquiétude, les adultes devant à présent aller chercher les poissons de plus en plus loin de la colonie dans des mers qui se réchauffent...

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles
Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

On trouve également dans la réserve des mammifères marins, comme le phoque gris qui s'y reproduit. C'est même l'une des plus grosses colonies françaises.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

De nombreuses autres espèces d'oiseaux nichent sur cette réserve. C'est le cas du pingouin torda et du guillemot de Troïl, proches cousins du macareux moine. De même le fulmar boréal, et l'huitrier pie s'y reproduisent. L'archipel héberge enfin le faucon pèlerin.

Guillemot de Troïl

Guillemot de Troïl

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

La préservation de tous ces magnifiques animaux n'est possible que grâce au travail passionné et acharné, depuis des dizaines d'années, de toute l'équipe de la Réserve des Sept-Iles, qui allie parfaitement rigueur scientifique et sensibilisation du grand public.

N'hésitez pas à aller voir ou revoir cette réserve naturelle accessible à tous et surtout à soutenir ceux qui permettent son existence ! Car même si l'écologie devient (enfin !) un mot  dont beaucoup se revendiquent à présent (jusqu'à il y a peu, c'était plutôt un gros mot !), tout cela reste extrêmement fragile et, dans les faits, les moyens donnés à la protection de l'environnement restent ridicules. N'oublions pas que ces derniers mois encore en France la plupart des associations de protection de la nature étaient menacées, entravées et obligées de licencier. Pourtant, sans elles, des lieux sublimes comme les Sept-Iles n'existeraient pas, et il y aurait longtemps que macareux et fous de Bassan ne nicheraient plus dans notre pays. 

Alors bravo les amis pour votre travail remarquable et un très grand merci à Pascal pour ces moments magiques !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié dans Biodiversité sauvage

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