Quelques nouvelles de Grosse Cott

Publié le par lesbiodiversitaires

Parmi les messages que l’on reçoit parfois via le blog, des lecteurs de Tout pour ma poule demandent comment va Grosse Cott. Quelques nouvelles, donc, de cette maîtresse poule.

 

Gross cott ER

 

Grosse Cott, Noire de Challans troquée en Vendée contre des livres, a achevé sans encombre sa mue automnale il y a quelques semaines.

C’est une vieille mémé poule de 6 ans. Elle a pondu ce printemps, avec la plus grande parcimonie, en tout et pour tout, une toute petite dizaine d’œufs. Ça n’a pas dû trop la fatiguer !

Bien entendu, elle continue de faire la loi dans le poulailler, et a affiné ses attaques perfides envers ses congénères. Devant une graine convoitée, elle pique sournoisement ses copines aux pattes pour les faire déguerpir. Et si l'on en croit l’abominable booooot ! de douleur de celles qui se font pincer, ça doit faire très mal.

 

Bref, Grosse Cott est égale à elle-même : toujours aussi coriace.

Les années qui passent ne remettent pas en cause la hiérarchie du poulailler.

Poulette, sa fille, reste le second lieutenant. Les deux orpingtons, tout en plumes, continuent de faire front à deux. Et Plumette, la marans aux œufs d’or, est tout en bas de l’échelle. Paradoxalement, c’est elle qui mange le plus. Telle une kamikaze, elle se fiche pas mal des remontrances de ses congénères : elle se jette dans la mêlée et mange 90 % des gourmandises qu’on leur apporte. Les autres peuvent bien se mettre à 4 contre 1, rien n’y fait, c'est la plus rapide. Plumette a une technique de combat imparable : elle leur donne des coups d’aile sur les côtés comme on donnerait des coups de coudes. Et elle avale tout frénétiquement sans se poser de questions. Puis elle s’enfuit et laisse les 4 autres furieuses et pantoises.

 

Grosse Cott dans ses grands jours rassemble toutes ses forces de grand-mère poule et, tel Maître Yoda, lui fait une prise de karaté. Un tourbillon de plumes et de cris, impossible à prendre en photo. C’est un vrai pit-bull, elle ne lâche sa prise qu’avec une plume de sa victime dans le bec. Après cette méchante peignée, Plumette s’en va se cacher quelques instants derrière les arbres pour se faire oublier. Mais de toute façon, à part soulager les nerfs de Grosse Cott, cette déferlante de brutalité n’est d’aucune utilité : Plumette a déjà mangé tout le meilleur. C’est trop tard. Et comme c’est une tête de bois, elle recommencera dès la prochaine fois.

Mais la plupart du temps, tout se passe harmonieusement dans le petit monde du poulailler. C’est seulement quand des croûtes de fromage ou de la couenne de jambon sont en jeu qu’on assiste à ce genre de dérives. Les poules ne sont pas des adeptes de la non-violence, autant le savoir.

 

A cette saison, n’oubliez pas de leur donner du chou, ça leur fera un peu de verdure et le décortiquer les occupe bien. Par contre, ne faites pas la fatale erreur de le leur lancer tel un ballon de rugby. Elles n’apprécient pas du tout l’atterrissage brutal d’un chou dans leur jardin et s’enfuient en hurlant, puis mettent des heures à approcher, l’air très soupçonneux, cette chose tombée du ciel.

  

Et ne vous inquiétez pas si elles s'arrêtent de pondre avec les mauvais jours. Comme disait la voisine d'un copain ornitho : "Oh bé mes poules... elles pondent plus, elles ont le cul gelé !"

 

Poulette - Elise Rousseau

Pour vos soirées d'hiver, voir l'épisode de Kaameloot : Feue la poule de Guethenoc, très dans l'esprit Grosse-cottien.

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Georges 09/12/2012 20:38

Ces récits de batailles me rappellent mon enfance... Non pas que je me battais souvent (encore que...), mais que, dans le poulailler tout était bon pour en arriver au crêpage de plumes ! Et les
plus hardies étaient souvent les pomponnettes (c'est ainsi que nous appelions nos poules naines. Il faut dire qu'elles avaient un gros avantage sur les autres, elles volaient parfaitement ! Et si
ça tournait mail, elles passaient prestement au-dessus des 3 bons mètres du grillage !

lesbiodiversitaires 09/12/2012 21:54



Une des orpingtons s'appelle Pomponette, mais contrairement à tes poules naines, elle est incapable de voler tellement elle est grosse. Rien que se percher pour la nuit, c'est pour elle
toute une histoire !