Races de chevaux des Pyrénées

Publié le par lesbiodiversitaires

Un voyage "biodiversitaire" en juillet, dans les Pyrénées, a permis d’aller à la rencontre de races de chevaux souvent à petits effectifs et parfois totalement méconnues, françaises et espagnoles. Présentation dans l’ordre de notre voyage…
 
Le pottok
pottok - Elise Rousseau
Les pottoks observés pâturaient non loin d’un troupeau sauvage de vaches betizu (dernière population bovine française vivant à l’état sauvage). C’est la race emblématique du Pays Basque, très ancienne, et encore élevée en partie en semi-liberté. On le trouve en France mais aussi en Espagne. De petite taille (1,15 m à 1,47m), le pottok est généralement noir, bai, alezan ou pie. En danger par le passé, le pottok se porte mieux.
 
 
Le Jaca navarra
jaca navarra - Elise Rousseau
Ce magnifique étalon nous a été présenté par Txetxu, un éleveur qui s’inquiète pour l’avenir de la race, devenue rare. Autrefois nommé du joli nom de cheval de Pampelune, le jaca navarra n’est pas bien grand non plus (1,26 m-1,36 m). Il est bai. On le trouve en Navarre (Espagne), élevé en semi-liberté.
 
 
Le Burguete de Navarre
burguete de Navarre - Elise Rousseau
Le nom de ce cheval semble sorti d’un roman de cape et d’épée. Le Burguete de Navarre descend directement du Jaca navarra (croisé avec des chevaux de traits français) et quand on se promène dans les montagnes il n’est pas toujours aisé, de loin, de faire la distinction entre les deux. Il est pourtant plus grand (1,48 m en moyenne pour les juments, 1,55 m pour les étalons), et plus gros, avec des robes un peu plus variées (bai, alezan). Lui aussi est à petits effectifs et élevé en semi-liberté.
 
 
Le Pyrénées Catalanes
Pyrénées catalane - Elise Rousseau
C’est le gros cheval de trait que l’on trouve pâturant en semi-liberté dans certaines montagnes des Pyrénées catalanes, en Espagne. Ceux-là avaient décidé d’investir une station de ski… La race a été reconnue en 2012. 1,45 m à 1,60 m au garrot pour 650 à 750 kg en moyenne.
 
 
Le mérens
merens - Elise Rousseau
Moment magique avec un éleveur mythique de la race, Léopold Andreu, qui nous a emmenés dans les montagnes à la rencontre de ses troupeaux. Il a fallu pas mal marcher : les mérens, ça se mérite ! L’occasion d’écouter l’éleveur raconter ses histoires d’ours. A voir trotter et galoper mérens et castillons partout dans les pentes, grimper sur les rochers comme des chèvres, on comprend ce que signifie « avoir le pied sûr » !
Le « poney noir de l’Ariège » est toujours noir, c’est un cheval d’origine ancienne, d’1,45 m à 1,55 m. Il est élevé en semi-liberté.
 
 
Le castillon
Castillon - Elise Rousseau
 
Le rare castillon est un autre excellent cheval de montagne, encore trop peu connu. De robe bai foncé à noir pangaré, il toise 1,45 m en moyenne. Comme le mérens, on le rencontre surtout en Ariège. Il fait un excellent randonneur.
 
Castillon sel - Elise Rousseau
Léopold Andreu a profité de notre visite pour apporter du sel aux juments, qui ont beaucoup apprécié. Elles nous ont offert un spectacle étonnant, sautant sur le rocher pour lécher le sel.
 
 
Enfin, pas spécifiquement pyrénéens, un peu de rab’ sur les races espagnoles !
 
L’hispano-breton
hispano-breton - Elise Rousseau
Ignasi, éleveur de vaches pallaresa (dont il ne reste plus qu'une quarantaine de vaches), nous a montré ses hispano-bretons à Ainet de Besan, dans les Hautes Pyrénées espagnoles et val d'Aran. Mais on le croise davantage en Castille-et-León et en Aragon. Cette race de trait espagnol mesure de 1,45 m à 1,54 m pour 700 kg en moyenne. Son nom indique qu’il est issu du croisement entre des traits bretons et des juments espagnoles locales.
 
Le minorquin
minorquin - Elise Rousseau
Ce n’est pas en Espagne que nous avons vu ces chevaux de l’île de Minorque, mais bien en France, dans l’élevage de Jean-Bernard Abadie, aussi éleveur de vaches lourdaises et président du syndicat de la race. C’est un grand cheval, d’environ 1,60 m mais pouvant atteindre 1,80 m, toujours noir, léger, mince, typé ibérique. Malgré un type de beauté et d’usage qui devrait être apprécié des cavaliers, il est encore rare (mais en augmentation).
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