Un pommier sur le gratte-ciel, une vache dans le jardin

Publié le par lesbiodiversitaires

L’autre jour, Elise parlait du livre A nos vaches… à sa grand-mère âgée de 90 ans. Son commentaire : « t’en fais pas, on y reviendra à toutes ces races menacées. Avec tout ce qui se passe actuellement, les gens seront peut-être obligés de reprendre des animaux chez eux ».

 

La vieille femme n’a sans doute pas tort. On voit ainsi fleurir, dans les maisons de banlieue et jusqu’en ville, les clapiers et les poulaillers (surtout les poulaillers d’ailleurs). Les gens, par plaisir, mais aussi par nécessité, ont envie d’avoir des poules dans leurs quelques dizaines de mètres carrés de jardin. Des poules qui ne passeront pas à la casserole, mais qui donneront de bons œufs. Avec du goût. Par ce qu’on a de plus en plus envie de manger bon, et sain. Peut-être qu’aussi, on aura même une chèvre ou un ou deux moutons pour avoir aussi du lait. Alors pourquoi pas une vache Bretonne pie-noir et un mouton d’Ouessant, tous deux de petit gabarit qui donnerait du lait ou tondrait le gazon ?

  

 

             Chèvre-des-fossés-1---Avran

               Allez ! Et pourquoi pas une bonne chèvre des fossés pour tondre sa pelouse et donner du lait ?

 

Et pendant qu’on remet quelques poules de race menacée dans son jardin ou qu’on plante une variété oubliée de tomates, des ingénieurs, des architectes et des agronomes pensent à la ferme urbaine de demain. De grands immeubles dans lesquels on fera de l’agriculture verticale : pommiers, poiriers, salades et fraises qui pousseront à lumière, humidité et température constantes, avec recyclage du méthane et du gaz carbonique pour l’énergie du bâtiment. Economie d’eau et culture hors-sol, pour parer à toute gourmandise. En évitant enfin les OGM et les pesticides (puisque les insectes peuvent être interdits de séjour), loin du réchauffement climatique. On pourrait même faire du bio…

 

Alors, science-fiction ou réalité ? On y travaille dur aux Etats-Unis, en Chine et ailleurs. Des gratte-ciel agricoles, des poules et des moutons dans le jardin. Voilà les agriculteurs prévenus : il va y avoir de la concurrence !

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julie riegel 25/03/2011 11:22


Bonjour, Vos articles apportent une douce brise de fraîcheur et de bonne humeur (un peu comme un pré vert tendre par une journée de cagnard, parsemé de ci-de là de vivaces -des pâquerettes et des
pissenlits en fait-). Pourquoiiiii ? Parce que vous partez du ressenti, du sensible, pour pointer de l'essentiel : enfin on sort du verbiage et la conceptualisation à outrance. Parce ce que vous
injectez une bonne dose d'humour et aussi des gros-mots. Parce qu'enfin vous reconnaissez vos propres contradictions et partagez vos doutes, ce qui décomplexe, désinhibe et invite au questionnement
!