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Protection de la nature : adhérons !

Publié le par lesbiodiversitaires

Alors que les fêtes approchent et que l'année se termine, il serait difficile de ne pas parler de ce que vivent actuellement les associations de protection de la nature.

-La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) s’est faite traiter par les politiques de "bobos" (en plus, totalement absurde : les naturalistes sont pour la plupart des ruraux !), et s’est vue supprimer ses subventions, conduisant l'association dans le mur. Ne manquant pas d'humour, elle a lancé la campagne "Adopte un bobo des villes".

-Bretagne Vivante, plus grosse association de protection de la nature bretonne, contrainte de licencier 9 personnes suite à des retraits de dotations. Voir le communiqué, ici. On lui a expliqué qu'elle était un peu trop militante pour protéger la nature et, de fait, pas indispensable.

Une des réponses de Bretagne Vivante

Une des réponses de Bretagne Vivante

Et toutes les autres, qui dans ce contexte et faute de financements ont un mal énorme à poursuivre correctement le travail de protection de la nature. 3000 adhérents seulement pour Bretagne Vivante (eh les Bretons, mais vous êtes où ??), 42 000 pour la LPO à l'échelle de la France, c'est que dalle ! Nous sommes des millions, mais comment c'est possible ? 

Adhérer à une association de protection de la nature d'utilité publique, en gros, c’est 20 à 30 euros déductibles des impôts (soit, sur la base de 30 euros = 10 euros à l'arrivée).
10 euros pour protéger la nature, pour soutenir ceux qui la protègent. C’est quoi 10 euros ?

  • Quelques boules de Noël
  • Quelques chocolats, quelques marrons glacés
  • Moins qu’un sapin de Noël

10 euros, pour des trucs inutiles, on les a. Et pour changer le monde ? Plus personne ?

Des associations de protection de la nature, il y en a forcément une qui vous convient, qui correspond à votre état d’esprit, à votre personnalité. Elles sont apolitiques, elles ne préconisent que quelque chose de tellement simple et de bon sens : protéger la nature, notre cadre de vie, notre planète. WWF et son fameux panda… LPO pour les amoureux des oiseaux et de leurs milieux… Greenpeace pour ceux qui aiment l’action…Ou encore l'Aspas...  Associations de proximité, régionales, comme Bretagne Vivante, la Sepanso ou la Frapna, etc. Il y en a plein, il a forcément la vôtre.

Ça ne convient à personne, la pollution, le réchauffement climatique, les pesticides, la disparition des espèces animales, végétales, des milieux chers à notre enfance... 

En 2017, contribuez à faire changer le monde. Adhérez, ré-adhérez, soyez à jour de vos adhésions.

Si les questions environnementales intéressent si peu les politiques, s'ils pensent qu'il est inutile de consacrer de l'argent à préserver la nature, c’est parce qu’aucune force ne leur montre que si, ça compte. Or ça compte pour tout le monde, non ?

Soyons cette force.

 

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Le cheval d'Abaco a disparu

Publié le par lesbiodiversitaires

Voilà, c'est fini pour lui. Le cheval d'Abaco a disparu. Mais qu’est-ce que cela peut bien faire ? Qui le connaissait ? Qui savait qu’il existait ? A qui manquera-t-il ? Oublié avant même d’être connu. A jamais.

Photo : Wild Horses of Abaco Preservation society

Photo : Wild Horses of Abaco Preservation society

Aussi appelé barbe d'Abaco, ce cheval vivait sur l’île de Great Abaco, aux Bahamas, ses ancêtres ayant sans doute été abandonnés là par les Conquistadores. C'était un cheval de type espagnol, aux crins fournis, qui ne vivait plus qu'à l'état sauvage.

Suite à une série d’événements (massacrés par les hommes au XXe siècle puis subissant les conséquences de l’ouragan Floyd, etc.), et malgré de réels efforts de sauvegarde, la dernière jument est morte l’année dernière, en 2015. Les Bahamas ont perdu leur seule race locale.

En écrivant le guide Tous les chevaux du monde, au cours des années 2012, 2013, la question s’était posée, récurrente : fallait-il l’illustrer ? Est-ce que ça en valait la peine ? Il ne restait plus qu’un seul cheval, cette jument, plus toute jeune. Certains nourrissaient l'espoir de l'existence, peut-être, d’un dernier étalon sauvage, quelque part sur l’île… La race avait finalement été illustrée et mise en avant dans le guide, même si c’était une cause perdue. Justement parce que c’était une cause perdue.

Photo : Wild Horses of Abaco Preservation society

Puis le guide paru, le tourbillon de la vie a repris… le cheval d’Abaco n’en avait-il pas encore pour quelques années ? Cet étalon sauvage ne finirait-il pas par être retrouvé ?

Pour préparer une conférence donnée il y a quinze jours sur la biodiversité équine, au Muséum d’Histoire Naturelle, j’ai rouvert les grimoires et le site de l’association… pour apprendre que depuis quelques mois, c’était fini pour lui. Déjà.

Après tout, ce n’était qu’un animal domestique, pire que ça, un animal domestique redevenu sauvage. Un de ceux qui comptent pour rien. C’était d’ailleurs pour cela que je l’aimais bien.

Simplement, à chaque fois qu’une race domestique disparaît, c’est tout un pan génétique de son espèce qui disparaît. En perdant le cheval d’Abaco, l’espèce cheval vient de s’affaiblir d’une partie de sa diversité.

Nous avons déjà eu l’occasion, hélas, de relater la disparition de races bovines comme la vache d’Amsterdam ou, plus près de chez nous, la Bazougers.

Rappelons aussi que, selon la FAO, une race domestique disparaît tous les mois (estimation 2007). Quand on sait que, selon les chercheurs, une espèce sauvage d’animal ou de plante disparaît toutes les 20 minutes (le temps que vous surfiez sur internet, une espèce sauvage au moins aura disparu), on pourrait se dire que les animaux domestiques ne s’en sortent pas si mal… sauf qu’il y a infiniment moins de races domestiques que d’espèces sauvages.

Sauvage ou domestique, ces extinctions massives sont quelque chose de très récent et nouveau dans l’histoire de l’humanité… Dans le cas du sauvage, l’homme détruit la nature (et donc s'auto-détruit). Dans le cas du domestique, l’homme laisse disparaître la biodiversité qu’il a lui-même créée.

A l’échelle mondiale, la majorité des races de chevaux sont en danger. Pour ces races à petits effectifs, tout peut basculer très vite. Quel sera le prochain ? Un de chez nous ? Le poney landais ? Ou le trait poitevin ?

Pour finir sur une note d'espoir, il faut savoir que la France est l'un des pays les plus impliqués au monde dans la sauvegarde des races domestiques menacées, grâce à des éleveurs remarquables, passionnés, passionnants, dont nous saluons encore une fois le travail et la détermination.

Le trait poitevin, un des chevaux français les plus menacés, a besoin de soutien.

Le trait poitevin, un des chevaux français les plus menacés, a besoin de soutien.

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Reportage sur le chien berger d'Auvergne (France 3)

Publié le par lesbiodiversitaires

Le chien berger d'Auvergne a fait l'objet d'un reportage sur France 3 Auvergne ! L'occasion de voir des images de ce chien en action ainsi que quelques-unes des personnes qui travaillent à la sauvegarde de cette race.

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Une irrésistible petite chouette : la chevêche d'Athéna

Publié le par lesbiodiversitaires

Photo : Stéphane Gigalkin

Photo : Stéphane Gigalkin

Avec la chouette hulotte et l'effraie des clochers, la chevêche d'Athéna est l'un des rapaces nocturnes les plus régulièrement présents en France. Avec sa bouille ronde, son air renfrogné et ses yeux d'or, il est assez difficile de lui être insensible !

La chevêche d'Athéna (Athene noctua) mesure 22 cm de haut pour une envergure comprise entre 54 et 58 cm, et un poids variant entre 180 et 220 g. Elle est surtout active le crépuscule et la nuit mais peut chasser à l’aube et être visible parfois en plein jour. Elle mange des campagnols, mulots, musaraignes, vers de terre, insectes, oiseaux... Elle est en déclin prononcé en Europe, et strictement protégée.

Une enquête morbihannaise
Une enquête a été menée par des bénévoles et l'association Bretagne Vivante, en 2015 et 2016 dans le Morbihan (56), afin d'en savoir plus sur cette petite chouette dans ce département. En tout, plus de 70 observateurs ont parcouru les nuits morbihannaises, pendant deux hivers et deux printemps, à la recherche de cet oiseau nocturne. Ce fut l'occasion de quelques jolis moments naturalistes.
Chercher la chevêche d'Athéna n'est pas chose facile. La quête est souvent vaine. D'abord, il faut aimer se balader la nuit, sous la lune, et écouter les bruits du soir, attentivement. On se contente, le plus souvent, d'entendre l'oiseau, plus que de le voir. Certaines chevêches sont par contre décomplexées et font leur show. Un couple de chouettes a ainsi animé quelques années un petit lieu-dit d'Erdeven, dans le 56, nichant pile en face d'un gros dolmen très visité par les touristes et surveillant du haut d'une cheminée tout ce qui se passait dans le village, très visible. Les chats du quartier se faisaient régulièrement copieusement engueuler, voire intimider, ce qui donnait des scènes comiques à voir ! Malheureusement, des travaux dans leur ruine de prédilection ont obligé ces deux commères à déménager...

Protégeons-la !
La chevêche est très liée aux milieux agricoles. Amis éleveurs, si elle fréquente votre ferme, préservez-la, laissez-lui son petit coin de ruine où elle se plait. Tout comme les autres chouettes, elle est votre alliée, chassant les petits rongeurs.
Elle est aussi symbole de la sagesse, oiseau emblème d'Athéna, souvent repris dans la philosophie.
Si vous avez la grande chance d'avoir chez vous des chouettes, des hirondelles, des chauves-souris, laissez-les vivre en paix en votre compagnie, et soyez tolérants envers leurs quelques petites crottes ! Soyez heureux d'être choisis : cela prouve que votre maison est attirante, et c'est bon signe. Si vous avez des travaux à faire, prenez grand soin de les faire en bonne intelligence avec ces espèces protégées, en déclin partout dans le monde. Les associations de protection de la nature pourront vous donner des conseils pour aménager au mieux votre maison.

Ce petit zoom sur la chevêche est aussi l'occasion de présenter ici une série sur l'espèce du photographe Stéphane Gigalkin, que nous remercions de nous avoir envoyé ces magnifiques photos. Il nous autorise à partager ces instants magiques avec vous :

Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin
Photos : Stéphane Gigalkin

Photos : Stéphane Gigalkin

Pour en savoir plus sur l'espèce :
Pour les Bretons, intervention sur la chevêche d'Athéna, par Martin Diraison et Elise Rousseau, samedi 3 décembre, aux prochaines Rencontres Ornithologiques Bretonnes, organisées par l'association Bretagne Vivante à Concarneau.
Pour retrouver les photos de Stéphane Gigalkin, voici le lien.
Le site du réseau national Chevêche ici.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Le chemin mystérieux... Devinette : de quoi s'agit-il ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Image prise par M. et Mme Begué, dans un coin perdu de Seine-Maritime

Image prise par M. et Mme Begué, dans un coin perdu de Seine-Maritime

Une amie nous envoie cette photo en nous précisant : « au cours d’une découverte des chemins ruraux organisée par l’association l’A.R.B.R.E (Association rurale brayonne pour le respect de l’environnement), mes parents ont découvert ce chemin. »

Quel étrange chemin... Selon vous, de quoi s'agit-il ? 

Ajout le 20 novembre :
Bravo à Thomas qui a trouvé la bonne réponse !
La réponse exacte transmise par notre amie est la suivante :
« Cette image, nous l’avons appelée « le chemin aux vaches ». C’est un passage très ancien de bovins de la ferme au pré. A force de marcher toujours dans les mêmes empreintes, les sabots ont modelé le terrain humide et boueux (du Pays de Bray), en ornières parallèles. Les creux atteignent la hauteur d'une botte. Patrimoine agricole à conserver. »
Une jolie découverte !

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Corée du Nord : le voile se lève enfin sur un cheval méconnu

Publié le par lesbiodiversitaires

Cette photo toute simple, reçue ce matin, est l’une des plus jubilatoires pour nous en termes de biodiversité domestique depuis bien longtemps…

De retour de voyage, l’écrivain-voyageur Jean-Louis Gouraud a eu la gentillesse de nous l’envoyer, sachant parfaitement la joie qu’elle déclencherait dès sa réception… !

Un kwangok

Un kwangok

C’est un document particulièrement frappant quand on s’intéresse aux races de chevaux. Parce qu’elle a été prise… en Corée du Nord. Et nous sommes très heureux d’être autorisés à la publier ! Cela faisait en effet quelques temps que Jean-Louis Gouraud avait envie de se rendre dans ce pays, pour en savoir plus...

Si vous lisez le guide Tous les chevaux du monde (travail d’Elise illustré par Yann Le Bris), vous vous rendrez compte que rien n’est écrit sur la Corée du Nord. Juste une ligne pour dire qu’on peut supposer que ces animaux doivent sans doute ressembler à ceux de Corée du Sud. Pour une raison simple : jusqu’au retour de Corée du Nord de Jean-Louis, il n’y avait guère d’information disponible. Il y a ainsi quelques lieux dans le monde où, pour des raisons politiques, il est bien compliqué de savoir ce qui se passe au niveau équestre. La Corée du Nord en fait évidemment partie…
Durant l’hiver 2013, en pleine rédaction du guide, nous étions présents en Corée du Sud, à la frontière nord-coréenne. Les petits chevaux sud-coréens étaient là, attelés à des carrioles bariolées pour promener les touristes… Mais à l’horizon, c’était le point d’interrogation : qu'y avait-il, derrière la frontière ? La Corée du Nord, si proche, inquiétante… l’inconnu…
Cette interrogation, Jean-Louis Gouraud vient de lui donner une réponse. Nous savons désormais à quoi ressemblent les actuels chevaux nord-coréens, les kwangoks, avec toutes les infos nécessaires que l’écrivain a pu collecter sur place.

Jean-Louis Gouraud et un kwangok, cheval nord-coréen

Jean-Louis Gouraud et un kwangok, cheval nord-coréen

Jean-Louis Gouraud, c’est un écrivain, mais aussi un véritable aventurier, un explorateur équestre.
Rappelez-vous, en 1993, l’histoire du mystérieux cheval offert à François Mitterrand… en réalité, un superbe akhal téké. C’est Jean-Louis qui avait révélé l’affaire…
Rappelez-vous encore, c’est lui aussi, en 1990, qui avait rallié, tout seul, Paris-Moscou à cheval, accueilli par Gorbatchev… Il a retranscrit cette incroyable aventure dans son livre, Le Pérégrin émerveillé, chez Actes Sud, qui a reçu le prix Renaudot du livre de poche.
Sa vie est un roman, sur les traces des chevaux du monde, dans les pays les plus improbables, les plus reculés, les plus dangereux, parfois.
Il a défendu le barbe, l’akhal téké, le kabardin à une époque où les cavaliers connaissaient à peine leur existence… On ne peut résumer en quelques lignes tout ce qu’il a fait pour les chevaux et leurs cavaliers : il faut lire ses livres !
Ses livres qui apportent du rêve, ont fait naître des vocations, ont semé et continuent de semer au vent des graines de passion équestre, de voyage et d'aventure, qui n’en finissent pas de germer.
Son voyage en Corée du Nord fera l’objet de publications futures, notamment d’un chapitre à paraître de sa Petite géographie amoureuse du cheval en mars prochain, chez Belin.
Alors en attendant de les lire, pour ces photos de chevaux de Corée du Nord et pour tout le reste, merci Jean-Louis Gouraud !

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Poules du monde

Publié le par lesbiodiversitaires

Depuis la sortie de mon livre Tout pour ma poule, je reçois régulièrement de la part des copains voyageurs des photos de poules photographiées dans le monde entier.

Je profite aussi de mes propres voyages pour faire des clichés de poulettes. C'est très amusant de voir les poules dans différents milieux, de voir les races ou types de poules qu'on trouve selon les pays... Ce n'est pas toujours ce à quoi l'on s'attend... Voici quelques éléments de cette petite collection ! 

Coq et cactus. Bolivie, Amérique du Sud. Photo Delphine Cressent

Coq et cactus. Bolivie, Amérique du Sud. Photo Delphine Cressent

Guadeloupe, Pierre CrouzierGuadeloupe, Pierre Crouzier

Guadeloupe, Pierre Crouzier

Egypte, Cyrille Jacobsen

Egypte, Cyrille Jacobsen

Kirghizstan, Jan Dubois

Kirghizstan, Jan Dubois

Népal, Thierry Quélennec ; Cuba, Jan Dubois ; Cambodge, Philippe J. DuboisNépal, Thierry Quélennec ; Cuba, Jan Dubois ; Cambodge, Philippe J. Dubois
Népal, Thierry Quélennec ; Cuba, Jan Dubois ; Cambodge, Philippe J. Dubois

Népal, Thierry Quélennec ; Cuba, Jan Dubois ; Cambodge, Philippe J. Dubois

Madagascar, Benjamin Kabouche

Madagascar, Benjamin Kabouche

De haut en bas et de gauche à droite : Japon, Estonie, Afrique du Sud, Tunisie, Elise Rousseau
De haut en bas et de gauche à droite : Japon, Estonie, Afrique du Sud, Tunisie, Elise RousseauDe haut en bas et de gauche à droite : Japon, Estonie, Afrique du Sud, Tunisie, Elise Rousseau
De haut en bas et de gauche à droite : Japon, Estonie, Afrique du Sud, Tunisie, Elise Rousseau

De haut en bas et de gauche à droite : Japon, Estonie, Afrique du Sud, Tunisie, Elise Rousseau

Coq, Inde, Delphine Cressent

Coq, Inde, Delphine Cressent

Et en France mais rigolotes, poule dans la neige qui a froid aux pattes et poule avec un butin dans le bec, photos : Danièle Boone
Et en France mais rigolotes, poule dans la neige qui a froid aux pattes et poule avec un butin dans le bec, photos : Danièle Boone

Et en France mais rigolotes, poule dans la neige qui a froid aux pattes et poule avec un butin dans le bec, photos : Danièle Boone

Je ne peux pas les publier toutes, mais merci à tous ceux qui m’ont envoyé des photos de cocottes de pays lointains ces dernières années ! Vivement les prochaines !

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La danse du satanig

Publié le par lesbiodiversitaires

Parmi les espèces qui nous fascinent le plus lors de nos sorties en mer figure le petit océanite tempête. Toujours entre deux vagues, il joue à cache-cache avec les observateurs.

L’océanite tempête est un petit Procellariiformes, c’est-à-dire qu’il appartient à la famille des puffins, des pétrels, mais aussi des albatros, les géants des mers.
Guère plus gros qu’une hirondelle, l’océanite tempête, niche dans les excavations des îlots les plus perdus de l’Atlantique Nord. En Bretagne, une petite population d’environ 850 couples niche chaque année, de même qu’une autre, d’environ 50 couples, le fait en Méditerranée. Ce n’est rien en regard des centaines de milliers de couples que l’on trouve plus au nord de la France. C’est pourquoi nos petits effectifs sont probablement renforcés, dès l’été, par ces oiseaux plus septentrionaux, avant que tout ce petit monde ne file ensuite beaucoup plus au sud, pour passer l’hiver.
Noir, avec son croupion blanc, l’océanite tempête rappelle en effet l’hirondelle de fenêtre (laquelle a cependant le dessous blanc). Les marins bretons l’appellent satanig ou satanik, parce qu’il se montre surtout par gros temps, lors des tempêtes. C’est peut-être alors un envoyé du diable qui se joue de la mer démontée ?
Quelques photos de ces parties de cache-cache...

La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig
La danse du satanig

Publié dans Biodiversité sauvage

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Sauvegarde du chien Berger d’Auvergne, nouvelles 2016

Publié le par lesbiodiversitaires

Le conseil d’administration de l’association de sauvegarde du chien Berger d’Auvergne (ASCBA) s’est réuni samedi 8 octobre à Sériers, dans le Cantal. L’occasion de voir deux chiots de deux mois, nés chez Julien Souvignet, et de prendre quelques décisions de conservation de cette population canine.

Julien, Jade et ses deux chiots, Milo et Miquette

Julien, Jade et ses deux chiots, Milo et Miquette

Après deux ans d’existence, pas mal de chiens recensés et plusieurs portées qui sont nées, la première phase de sauvegarde du berger d’Auvergne est bien avancée. Même s’il est encore trop tôt pour élaborer un standard strict de ce chien, donner un label à chaque chiot apparaît désormais une nécessité, afin d’éliminer les chiots trop éloignés du type Auvergne et de pouvoir partir sur de bonnes bases d’élevage pour la suite du programme.

Jade, fille de Violette, et ses chiots qui devraient être bien dans le type.
Jade, fille de Violette, et ses chiots qui devraient être bien dans le type.Jade, fille de Violette, et ses chiots qui devraient être bien dans le type.

Jade, fille de Violette, et ses chiots qui devraient être bien dans le type.

Labellisation ASCBA
Ne sont labellisés que les chiens aptes à reproduire. Une première liste de chiens a donc été examinée attentivement. Jean-François Courreau, vétérinaire et spécialiste des chiens de berger, a rappelé que la sélection doit s’opérer en fonction : « de la morphologie, de l’ascendance et/ou de la descendance et de l’aptitude au travail de l’animal ». Un chien labellisé doit satisfaire à l’ensemble de ces critères.

Les derniers chiots nés
Deux des chiots de Julien Souvignet (Jade x Jadéo) sont intéressants car ils ne sont pas porteurs du gène merle, ce qui permettra des croisements avec des chiens merle sans aucun souci (pour rappel, dans toute race de chiens, il ne faut pas croiser ensemble deux chiens porteurs du gène merle, sous risque de voir naître dans la portée des chiots présentant des problèmes génétiques). Ces deux chiots ne sont pas à placer mais destinés à devenir des reproducteurs.

Milo, fils de Jade, petit-fils de Violette

Milo, fils de Jade, petit-fils de Violette

Sont à naître chez Sylviane Grébert (Lilas x Chien) une portée fin octobre. Selon le nombre de chiots, certains seront peut-être à placer, mais en priorité pour le travail du bétail chez des éleveurs.

Lilas, à 15 jours de sa mise bas (même si ça ne se voit pas beaucoup !)

Lilas, à 15 jours de sa mise bas (même si ça ne se voit pas beaucoup !)

Du travail, encore du travail…
Rappelons en effet que le chien Berger d’Auvergne est avant tout un chien de travail, fait pour la vie en plein air et un mode de vie très dynamique. Ce n’est pas un chien d’intérieur et il ne peut absolument pas convenir à une vie urbaine ou sédentaire. La sélection va s’opérer sur ses aptitudes au travail et nous souhaitons avant tout qu’il retrouve sa place dans les fermes d’Auvergne ou d’ailleurs, au côté des éleveurs.

Fille de Voyou, Lilas a cette couleur de robe si particulière qu'on appelle merle sur fauve charbonné. Ici avec Sylviane.

Fille de Voyou, Lilas a cette couleur de robe si particulière qu'on appelle merle sur fauve charbonné. Ici avec Sylviane.

« Une bonne nouvelle, explique Julien Souvignet, président de l’association, c’est que j’ai de plus en plus de nouvelles de chiens issus des chiots qui sont nés ces deux dernières années qui travaillent. Et le fait que les propriétaires les mettent ainsi rapidement au travail, c’est une bonne surprise. »

Julien parlera du chien berger d'Auvergne ce dimanche matin sur la radio RMC dans l'émission Nos animaux avec Laëtitia Barlerin !

Pour l'écouter, c'est ici en replay.

+ une chronique sur RTL.

Milo et Jade
Milo et Jade

Milo et Jade

Si vous voulez soutenir la sauvegarde du chien berger d’Auvergne, n’hésitez pas à adhérer !
Le bulletin d’adhésion, ici.
Notre site web
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Lilas

Lilas

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Le brame du cerf, le soir, dans la montagne

Publié le par lesbiodiversitaires

Le brame du cerf, le soir, dans la montagne

Quand on pense au brame du cerf, on imagine souvent les forêts brumeuses et enchevêtrées du centre de la France. Mais l’écouter en montagne offre des ambiances très différentes.

Devant nous rendre à un conseil d’administration de l’association de sauvegarde du chien Berger d’Auvergne, nous nous sommes dits il y a quelques jours : et pourquoi ne pas aller écouter le brame du cerf dans le Cantal ?
En effet, dans cette région encore préservée, ces grands mammifères sont bien présents, et le brame est toujours un moment intense de la vie de ces animaux d’ordinaire discrets.
Les cerfs élaphes, quand ils sont en rut, brament de mi-septembre à mi-octobre environ, pour draguer les femelles et intimider les autres mâles, et leur brame s’entend à plusieurs kilomètres.

Après nous être renseignés sur les bons endroits pour l’écouter, nous voilà donc partis. Un petit village reculé dans la montagne. Nous devons passer une ferme à notre gauche, une maisonnette à notre droite, puis prendre le chemin caillouteux qui mène à une vieille ruine. La petite voiture de location (nous sommes venus en train), poussive, n’aime pas trop ça, elle, les chemins caillouteux… Nous avançons quand même, puis le chemin est coupé par une barrière à vaches. Nous l’ouvrons puis passons, sous les yeux interloqués de quelques Salers, dont une décoche une ruade de protestation en direction de la voiture.

Vaches Salers.

Vaches Salers.

Mais à nouveau, plus loin, des barrières… les vaches ont pris possession du chemin. Nous décidons donc d’abandonner la petite voiture toute seule sous un arbre.
« Les vaches, elles ne risquent pas de s’y frotter ?, dis-je, soupçonneuse, en pensant à ma plus jeune jument camargue qui adore frotter son gros derrière aux voitures, tirer sur les essuie-glaces avec ses dents et faire mine d’arracher les rétroviseurs avec son nez, quand elle ne se met pas à lécher les vitres de sa langue baveuse.
- Mais non ! », répond Philippe, toujours beaucoup plus optimiste que moi envers les intentions prétendument inoffensives des animaux.

Vaches de race Aubrac

Vaches de race Aubrac

Bref, nous laissons la voiture, fourrons le pique-nique (pain, fromage Cantal et pounti) dans un sac à dos, et continuons à pied le chemin.
C’est une petite vallée, et, comme dirait Robert Redford, au milieu coule une rivière. Une vraie rivière à truite, qui glougloute entre les rochers.
Le brame de plusieurs cerfs raisonne déjà dans les montagnes. Ici, ils sont tranquilles, et commencent à bramer tôt.
Les vaches nous regardent passer. Des Salers au look d’auroch, des Aubracs aux yeux de biches. Le fond de la vallée est un cirque herbeux. En bas, les pâtures des vaches. En haut, la montagne sauvage, et les cerfs. Nous arrivons à une vieille bergerie abandonnée et nous nous installons à l’abri du vent. Un premier cerf est vite repéré au loin, accompagné de quatre biches.

Le brame du cerf, le soir, dans la montagne
Le brame du cerf, le soir, dans la montagneLe brame du cerf, le soir, dans la montagne

Une petite vidéo de la course des nuages... et du brame ce soir-là.

L’avantage d’observer le brame du cerf en montagne, c’est qu’il est assez facile de repérer les animaux, qui se déplacent lentement dans les pentes. Ils ne sont pas dissimulés par les arbres, à l’horizontale, comme en plaine. Nous restons loin d’eux, tranquillement cachés derrière un muret.

Le brame du cerf, le soir, dans la montagne
Le brame du cerf, le soir, dans la montagneLe brame du cerf, le soir, dans la montagne

« Sur la crête, il y a un mâle solitaire qui surveille les autres ! », précise tout à coup un vieux bonhomme qui vient de sortir des buissons et de descendre dans notre direction. « Puis un autre, là-bas, sous l’arbre rond, qui vient de se cacher ! » Nous ne les avions pas encore vus.
« Ah ! ben vous avez le coup d’œil, vous !, dis-je innocemment.
- Hé hé, c’est normal ! Je suis chasseur, répond-il fièrement, en bombant le torse. Ça aide. »
Je réponds par un genre de grommèlement pâteux et dénué de sens, mi-poli mi-outré, tandis que le chasseur, fort satisfait, quitte les lieux.
« Un cerf, un cerf… il a peut-être confondu avec une vache », marmonne ensuite Philippe, d’une mauvaise foi irréelle.

Le brame du cerf, le soir, dans la montagne
Le brame du cerf, le soir, dans la montagne

Il fait froid.

La brume commence à tomber sur le sommet des montagnes.
Sur la bergerie, un artiste anonyme s’est amusé à taguer la faune locale, dont une tête de cerf.
Le brame s’intensifie.

Nous comptons 8 mâles et 5 biches.
D’autres doivent être cachés dans la forêt.
Le vent fait bruisser les feuilles, les vaches font tinter leurs cloches et poussent quelques meuglements, et les cerfs brament tout ce qu’ils peuvent, par vagues.

Pour avoir un aperçu de l'échelle...

Pour avoir un aperçu de l'échelle...

Le crépuscule tombe de plus en plus. Sorti d’on ne sait où, on voit rentrer un photographe, en habit de camouflage, descendant à grandes enjambées la montagne. Il n’a plus assez de lumière pour faire de belles photos. Nous écoutons encore.

Le brame du cerf, le soir, dans la montagne
Le brame du cerf, le soir, dans la montagne

Puis le froid devient plus mordant, la nuit tombe et il est temps de partir, tandis que le ciel se teinte d’une brume rosée et que de petites chauves-souris commencent à tournoyer sous la lune, entre les montagnes noires qui raisonnent de l’appel retentissant des grands cervidés.

Le brame du cerf, le soir, dans la montagneLe brame du cerf, le soir, dans la montagneLe brame du cerf, le soir, dans la montagne
Le brame du cerf, le soir, dans la montagne

Suite du brame...

Le surlendemain, en descendant d'une montage située sur les lieux du brame, rencontre par hasard, nez à nez, avec un cerf plus jeune que ceux observés jusqu'ici...

Le surlendemain, en descendant d'une montage située sur les lieux du brame, rencontre par hasard, nez à nez, avec un cerf plus jeune que ceux observés jusqu'ici...

Publié dans Biodiversité sauvage

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