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22 articles avec environnement et societe

"Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation" : sortie de la bande dessinée en librairie !

Publié le par lesbiodiversitaires

L’obsolescence programmée, et son corollaire : la surconsommation, vous connaissez ? En énergie, en eau et, surtout, en biens matériels, elle a un impact désastreux sur la planète. Mais des solutions existent, qu’il ne tient qu’à nous de mettre en place !

Mais, mais… c’est quoi ce gros monstre vert ? Et ce lièvre suicidaire ?... Réponse dans toutes les librairies !

Mais, mais… c’est quoi ce gros monstre vert ? Et ce lièvre suicidaire ?... Réponse dans toutes les librairies !

Eh oui, depuis le temps que je vous parle de la surconsommation et de l’obsolescence programmée, il fallait bien que ça sorte en livre en jour. C’est une bande dessinée qui s'appelle : Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation, sortie hier dans les librairies. Parce que finalement, c’est plus facile de parler d’un sujet aussi sérieux avec le dessin et l'humour.

Couverture.

Couverture.

Car oui, la surconsommation est certainement le plus gros scandale écologique de tous les temps. Et on n’en parle finalement pas tant que ça. Pourtant, à l’échelle d’un pays, elle fait infiniment plus de dégâts environnementaux qu’une marée noire, or ce n’est absolument pas médiatisé.

 

L’idée de ce livre, c’est d'informer sur ce sujet qui nous concerne tous au quotidien (même les plus écolos !), mais aussi de montrer qu’il y a de l’espoir et plein de solutions !

Croquis.

Croquis.

Un aperçu du scénario !

Tout commence avec une radio qui tombe en panne quelques jours après l'expiration de sa garantie. La narratrice, toujours accompagnée de sa fidèle poule, prend alors conscience de ce qu'est l'obsolescence programmée et la surconsommation. Elle va passer du profond découragement à l'espoir, grâce à la rencontre de nombreuses personnes qui se battent au quotidien pour inverser cette tendance. Car cette nouvelle attitude face à la consommation se diffuse de plus en plus dans une société qui peine à trouver des valeurs profondes dans la consommation à outrance. Plus qu'une simple façon de consommer, c'est finalement une façon d'exister qui découle de cette prise de conscience.

L'intérieur de la BD !

L'intérieur de la BD !

Bien sûr, vous y retrouverez Cocotte, ma petite poule fétiche, car c’est quand même grâce aux gallinacés et au livre Tout pour ma poule que je dessine aujourd’hui de plus en plus souvent !

 

Ci-dessous, une petite vidéo pour présenter l'ouvrage et la collection (avec aussi Fred Denhez qui a traité pour sa part des questions alimentaires et agricoles avec les dessins de Gilles Macagno, et Stéphanie Zweifel, l’éditrice qui m’a entraînée dans cette aventure !) :

Vidéo de présentation de la BD

 

Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?!

Stop à la surconsommation,

docu-fiction, scénario et dessins d'Elise Rousseau.

 

Sortie le 5 octobre en librairie !

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Irma… José… Et après ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Source : NOAA

Source : NOAA

Depuis quelques jours les journalistes ne parlent que des ouragans présents et à venir. C’est en effet une catastrophe, et il y a beaucoup de détresse derrière tout ça. Mais à les lire, les voir ou les entendre, on en reste au factuel : la narration des faits, le témoignage des gens. A quelques exceptions près, on ne s’arrête pas sur le « pourquoi » de tout ça et le « comment » l’on pourrait faire pour que la machine climatique ne s’emballe pas davantage.

 

Parce que les choses sont simples : il n’y a peut-être pas plus d’ouragans qu’avant, mais ils sont en moyenne plus violents. Pourquoi ? Parce la température à la surface de l’eau augmente et que la chaleur c’est de l’énergie et que la turbine à ouragans est plus violente. Et pourquoi la température à la surface des océans augmente ? Cela est dû au réchauffement du climat, réchauffement qui est dû (en grande partie ou en totalité) aux activités humaines. Et pourquoi ces activités humaines sont-elles devenues si problématiques ? Parce que notre mode de vie est surconsommateur, dans tous les domaines.

 

Alors ça serait bien si les journalistes en disaient deux mots. Et si chacun de nous, citoyens, on s’interrogeait un instant sur ce que nous pouvons faire pour diminuer les choses (car on le peut !). Il faut pour ça sortir de notre torpeur. Et ce n’est pas le plus facile. En attendant, adieu Irma, voilà José.

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Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

Publié le par lesbiodiversitaires

Groumf !

Groumf !

Beaucoup de gens font à présent des efforts pour manger moins de viande. Pour des raisons de santé, bien entendu, mais aussi pour des raisons environnementales. En effet on sait de façon précise l’impact très négatif qu’a l’élevage du bétail sur l’environnement et le réchauffement climatique. Une étude américaine s’est penchée sur les chats et les chiens. Frissons…

 

L’équipe du professeur Gregory Okin, de l’University of California-Los Angeles (UCLA) a travaillé sur l’impact de la consommation de viande par les chats et les chiens des Etats-Unis. La consommation annuelle de ces animaux créée l’équivalent de 64 millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit l’équivalent de 13,6 millions de voitures ! Pas mal…

Ce n’est pas tout. A eux seuls chats et chiens représentent 25 à 30% de l’impact environnemental  global de consommation de viande aux Etats-Unis. Et mieux : si les 163 millions de chiens et de chats américains constituaient un pays à eux seuls, celui-ci arriverait au 5e rang de la consommation mondiale de viande, derrière la Russie, le Brésil, la Chine et… les Etats-Unis (mais devant tous les pays européens).

Et pour finir en beauté, toutous et mimis produisent chaque année 5,1 millions de tonnes de cacas, soit l’équivalent de 90 millions d’Américains. De même, ce qui est mis à la poubelle (non consommé par les animaux) représente la même quantité que la nourriture mise à la poubelle par les humains pour l’ensemble de l’Etat du Massachusetts.

 

 Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

 

L’étude se termine par un point d’humour. Les auteurs ne recommandent pas de passer chiens et chats au régime végétarien, mais de s’interroger réellement sur l’impact environnemental qu’ont ces animaux sur notre environnement. Et sur le climat. Et d'ailleurs, comment font les végétariens, végétaliens et vegans, qui possèdent quand même un chien ou un chat ? Dans le même temps en France, cet été, les abandons d'animaux ont été en très forte augmentation. Ce serait peut-être pas mal d'en avoir moins mais de s'en occuper mieux.

A méditer.

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Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique : Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Publié le par lesbiodiversitaires

Les dérèglements environnementaux actuels génèrent une recrudescence de tiques, et des maladies qui les accompagnent. Paysans, naturalistes, forestiers, randonneurs : toujours en contact avec les hautes herbes et les forêts, nous sommes des populations à risque pour l'une des maladies transmises par les tiques, la maladie de Lyme. Soyons vigilants !

La maladie de Lyme ne se transmet pas d’homme à homme (excepté par transfusion sanguine), mais uniquement suite à la morsure d’une tique infestée (qui ne mord généralement qu'une seule personne à la fois). A première vue, on pourrait donc penser qu'il est difficile de l'attraper.

Or rien que dans nos connaissances, à travers la France, 7 personnes ont déjà été infectées suite à une morsure de tique, dont 2 enfants. A l’échelle individuelle, statistiquement, c’est énorme ! Et dès qu’on en parle aux gens, il y a toujours quelqu’un qui a une belle-sœur, un cousin, un ami qui l’a eue. Il ne s’agit donc pas que d’un emballement médiatique. Dans le milieu des amoureux de la nature, en tout cas, et des personnes qui travaillent dans les campagnes, le problème est réel.

Car parmi les rares animaux profitant des dérèglements environnementaux actuels, les tiques se portent de mieux en mieux…

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

D’abord, pourquoi y a-t-il de plus en plus de tiques ?

Car c’est là le cœur du problème. Les tiques ont toujours porté des maladies, c’est sans doute ainsi depuis la nuit des temps. Or, tout le monde peut aisément en faire le constat, il y a de plus en plus de tiques. Et l’on se fait de plus en plus régulièrement mordre.

Cette augmentation des tiques est liée aux déséquilibres environnementaux générés par l’homme. Une fois encore, nous sommes la cause du problème.

La raison première, c’est le réchauffement climatique. D’une manière générale, l’accroissement des températures est favorable à beaucoup de bestioles qui raccourcissent leur cycle de reproduction et qui, dans certains cas, peuvent se reproduire deux fois par an au lieu d’une.

Ensuite, la déprise agricole favorise l’embuissonnement des milieux, leur fermeture, pour le plus grand plaisir des tiques. Enfin, l’augmentation importante de la grande faune (cerfs, chevreuils, sangliers – vecteurs bien connus des tiques) contribue elle aussi à leur propagation

La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

C’est une maladie qui se soigne très bien… si elle est diagnostiquée. Sinon, elle peut être très grave. Une fois piqué par une tique porteuse de la maladie, soit on a « de la chance » et l’on développe rapidement un érythème migrant rouge, en même temps que des symptômes grippaux. Dans ce cas, rapidement soigné avec des antibiotiques, on est guéri. Soit, ces symptômes ne sont pas présents et dans ce cas, le risque de « chronicisation » de la maladie est important, avec une batterie de symptômes musculaires, articulaires, cardiaques, neurologiques, tout à fait divers et qui égarent le diagnostic…

Le test classique (de type Elisa) ne semble donner de résultat fiable que dans 50% du cas. Le test Western Blot, plus efficace (plus de 80%) n’est pas délivré aisément car il faut que le test Elisa soit positif ! Ce qu’il n’est pas forcément, même en cas d’infection !

Le souci, c’est que beaucoup de médecins refusent de prescrire un Western Blot, même en cas d’Elisa négatif ! Or refuser ces tests à des populations à risque, comme les naturalistes ou les agriculteurs, c’est à peu près comme si on refusait des tests du sida à des gens avec pratiques à risque. Qu’on le refuse à un urbain, peut-être. Mais à un agriculteur ou naturaliste en permanence dans la nature, c’est incompréhensible !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Que faire pour s’en préserver ?

A l’échelle individuelle, on ne peut pas inverser les dérèglements environnementaux mondiaux (même si on peut tout faire pour ne pas y contribuer !). 

Si on a un jardin, la présence de poules, ces redoutables prédatrices, diminuera celle des tiques (mais aussi à peu près tout ce qui bouge : insectes, serpents, etc. !).

Quand on part en balade dans la nature, il faut être particulièrement vigilant aux zones forestières et aux hautes herbes.

Ne vous habillez pas avec des couleurs sombres ! Vous ne pourriez pas voir les tiques. Tandis que des vêtements de couleur claire vous permettront de les apercevoir cavaler sur vous. Couvrez-vous (pas de short, des chemises à manches longues, des grosses chaussures et surtout pas des sandales, remontez vos chaussettes sur votre pantalon ou portez des guêtres… certes ce n’est pas la classe mais bon, on s’en fout !).

Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique :  Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Ayez toujours un tire-tique sur vous (ça coûte 5 euros à la pharmacie ou chez le véto), dans votre sac, dans votre voiture.

Une fois rentré, allez hop, à poil et une bonne inspection pour voir si vous ne transportez pas un passager clandestin. Si c’est le cas, enlevez la tique avec le tire-tique, en prenant soin de ne pas arracher la tête. Tuez-la une fois enlevée (c’est coriace ces bestioles).

Et les semaines suivantes, surveillez bien si aucune tache rouge ou symptôme suspect n’apparait. Si c’est le cas, filez chez le médecin et insistez bien sur le fait que vous êtes en contact constant avec la nature…

Il ne s’agit pas d’être phobique des tiques, mais en prenant des mesures de précaution, on peut quand même considérablement limiter le risque de morsure. Autant le faire !

Et continuez à militer pour la préservation de l'environnement : les tiques ont leur place dans l'écosystème et, en soit, ne sont pas un problème. Rappelez-vous, quand vous étiez plus jeunes, combien elles étaient plus rares... Elles ne deviennent un souci qu'à cause des déséquilibres que nous, humains, générons. Il serait temps de comprendre que nous sommes les premiers à souffrir des destructions que nous infligeons à notre planète ! Dans un monde détruit, il ne restera plus de dauphins, d'hirondelles ou de pandas... mais il restera des tiques, ça c'est certain ! Alors quel monde voulons-nous ? La prochaine fois que quelqu'un vous dit que le réchauffement climatique c'est cool parce qu'on peut faire bronzette plus tôt au printemps, parlez-lui des tiques...

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Biodiversité. Et l’humanité ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Biodiversité. Et l’humanité ?

Un peu dur ces derniers temps de résister à une certaine misanthropie, avec tous les dingues qui conduisent la planète.
Du coup, comme ce blog a pour thème la biodiversité, c'est le moment de faire un peu partager la biodiversité humaine, aussi.
En voyageant ou en travaillant, de nombreuses rencontres se produisent, et, question diversité, les humains ne sont pas en reste ! L’occasion, parfois, de faire leur portrait…
Quelques photos parmi tant d’autres, histoire que circulent un peu aussi les beaux visages qui constituent l’humanité et donnent des raisons d’espérer !

Les humains, c'est aussi :

Des rêveuses

Des rêveuses

Des naturalistes sur le terrain (Georges, Syrie, Julie, île de Sein)Des naturalistes sur le terrain (Georges, Syrie, Julie, île de Sein)

Des naturalistes sur le terrain (Georges, Syrie, Julie, île de Sein)

Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)
Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)

Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)

Des gens qui savent encore bâter les chevaux (Irakli, naturaliste et guide de haute montagne du Caucase, Géorgie)

Des gens qui savent encore bâter les chevaux (Irakli, naturaliste et guide de haute montagne du Caucase, Géorgie)

Des cavaliers qui montent à cru (Afrique du Sud)

Des cavaliers qui montent à cru (Afrique du Sud)

Des mecs qui ont le sens du style

Des mecs qui ont le sens du style

Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)
Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)

Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)

Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)
Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)

Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)

...et traditionnelles (Cap Toï, Japon)

...et traditionnelles (Cap Toï, Japon)

Des gens qui vont compter les sternes sur un îlot (Rivière d’Etel, Morbihan)

Des gens qui vont compter les sternes sur un îlot (Rivière d’Etel, Morbihan)

Des sumos (à Arasaki, Japon)

Des sumos (à Arasaki, Japon)

Des sauveurs de tortues marines (Marco, Madère)

Des sauveurs de tortues marines (Marco, Madère)

Des filles qui ont les cheveux violets

Des filles qui ont les cheveux violets

Des musiciennes (Anne et son violon, Ain)

Des musiciennes (Anne et son violon, Ain)

Biodiversité. Et l’humanité ?
Des vétérinaires de terrain téméraires (Jean-François et chien berger d'Auvergne, Cantal)

Des vétérinaires de terrain téméraires (Jean-François et chien berger d'Auvergne, Cantal)

Des aventuriers revenant trempés et de nuit d’une rivière infestée de piranhas (Domi et Yvan, jungle du Pantanal, Brésil)

Des aventuriers revenant trempés et de nuit d’une rivière infestée de piranhas (Domi et Yvan, jungle du Pantanal, Brésil)

Des profonds humains bienveillants (Terbish, Mongolie)

Des profonds humains bienveillants (Terbish, Mongolie)

Des Brésiliens qui connaissent la jungle comme leur poche (Jao) et des mecs à côté de qui Indiana Jones est un petit rigolo (Nyambayar, désert de Gobi)Des Brésiliens qui connaissent la jungle comme leur poche (Jao) et des mecs à côté de qui Indiana Jones est un petit rigolo (Nyambayar, désert de Gobi)

Des Brésiliens qui connaissent la jungle comme leur poche (Jao) et des mecs à côté de qui Indiana Jones est un petit rigolo (Nyambayar, désert de Gobi)

Des enfants de la steppe (Mongolie)

Des enfants de la steppe (Mongolie)

Des hommes qui cherchent et espèrent malgré la brume (Yves, forêt de Camors, Morbihan).

Des hommes qui cherchent et espèrent malgré la brume (Yves, forêt de Camors, Morbihan).

Des éleveurs de vaches incroyables qui semblent sorties d’un livre de Tolkien (Bernard et son bœuf béarnais, Pyrénées-Atlantique)

Des éleveurs de vaches incroyables qui semblent sorties d’un livre de Tolkien (Bernard et son bœuf béarnais, Pyrénées-Atlantique)

Des gars qu’on trouve toujours au détour d’une ruelle, sur une île, en octobre (Maxime, île de Sein)

Des gars qu’on trouve toujours au détour d’une ruelle, sur une île, en octobre (Maxime, île de Sein)

Des expertes des questions agricoles mongoles avec qui on peut discuter de races de chevaux au retour d’expé (Jiji, Oulan Bator - photo d’Yvan Tariel)

Des expertes des questions agricoles mongoles avec qui on peut discuter de races de chevaux au retour d’expé (Jiji, Oulan Bator - photo d’Yvan Tariel)

Un écrivain et rapaçologue tout vert qui a quitté la Terre et qui nous manque (Bertrand, Inde – photo de Magali Goliard)

Un écrivain et rapaçologue tout vert qui a quitté la Terre et qui nous manque (Bertrand, Inde – photo de Magali Goliard)

L’humanité, c’est pas que les affreux qu'on voit et qu'on entend partout, c’est aussi toutes ces belles personnes qui sourient, qui rêvent, qui réfléchissent, le visage vert ou les cheveux violets, la peau noire ou dorée, dans toute leur diversité.

Et si on sortait de l’ombre ?

Poterie (Séoul, Corée du Sud)

Poterie (Séoul, Corée du Sud)

Un merci à ceux qui se reconnaîtront !

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L’homme amnésique de sa nature

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous sommes tous des amnésiques. Dans notre société d’immédiateté et de court-terme, la mémoire se défile et nous sommes désormais devenus des êtres pensants l’instant présent. Pourtant, en matière d’environnement, de sauvegarde de la planète et de conservation de la biodiversité, nous devrions au contraire nous servir à plein de notre passé pour assurer notre futur.

J’y pense et puis j’oublie…
Prenons d’abord quelques exemples concrets. Lorsque j’étais enfant, et déjà ornithologue, je me promenais avec mon père dans la campagne du Vexin, non loin de Paris. Il me disait combien les alouettes avaient diminué dans les champs entre sa propre jeunesse et l’âge adulte. Pourtant, il y avait à mon sens quantité d’alouettes, et le ciel retentissait de chants dès les premiers jours du printemps.

Alouette des champs

Alouette des champs

Quelques décennies plus tard, je parcourais les mêmes chemins avec mes propres enfants. Et je constatais à mon tour que les populations d’alouettes avaient fortement diminué depuis le temps de mon enfance. Mes enfants semblaient surpris de ma remarque : « Écoute, il y a en qui chantent ! » Là où j’en entendais deux, il y a en avait une quinzaine trente-cinq ans plus tôt. Et quand j’en comptais quinze, mon père en aurait alors sûrement dénombré quarante…

Travaillant sur les races bovines de France menacées ou disparues, j’interrogeais un jour un ingénieur agronome d’origine franc-comtoise. Comme il était natif de la Haute-Saône, où son père et son grand-père avaient été agriculteurs, je lui demandais s’il avait entendu parler de la race fémeline, disparue peu avant la Seconde Guerre mondiale, et dont le dernier bastion avait été justement ce département. J’espérais bien avoir des informations précieuses sur cette belle vache à présent perdue à jamais. À ma surprise, l’ingénieur me répondit qu’il ne connaissait pas cette race. Son père ni même son grand-père ne lui en avaient jamais parlé. Si son père élevait à présent des vaches de race montbéliarde, il est peu douteux que son grand-père avait dû côtoyer la Fémeline ou, à tout le moins, en avoir entendu parler. Pourtant ni l’un ni l’autre n’avait jamais parlé de cette race à leur fils et petit-fils, pourtant chercheur agronome sur les… bovins.

Vache Fémeline

Vache Fémeline

Encore un exemple : malgré de nombreuses recherches sur le fleuve Yangtsé, en Chine, le dauphin de cette rivière, appelé Baiji, a définitivement disparu. De même, à peu près à la même époque, a disparu de ce fleuve un énorme poisson, le poisson-spatule de Chine, qui pouvait atteindre sept mètres de long et peser plusieurs tonnes. L’un comme l’autre ne passaient donc pas inaperçus ! Pourtant, des chercheurs britanniques ont effectué une étude en 2008 auprès des pêcheurs qui vivaient sur les lieux où avaient existé ce dauphin et ce poisson. À leur grande surprise, ils constatèrent que plus de 70 % des pêcheurs de moins de quarante ans, ou qui avaient commencé à pêcher après 1995, n’avaient jamais entendu parler du poisson-spatule (et à peine moins du dauphin). En quelques années à peine, ces deux espèces, pourtant culturellement et commercialement connues et importantes, avaient déjà presque disparu de la mémoire collective locale, alors qu’elles avaient été préalablement négligées pendant longtemps par les instances de la conservation mondiale qui s’en sont préoccupées… trop tard. Comme d’autres espèces à jamais perdues, le dauphin et le poisson-spatule du Yangsté ont subi la double peine de l’homme.

Dauphin du Yangsté (source: It's Nature)

Dauphin du Yangsté (source: It's Nature)

Que retient-on de ces exemples ? L’extraordinaire faculté à oublier ce qui nous entoure, ce avec quoi nous avons vécu. La sélectivité de la mémoire fait que, si nous n’y prenons garde, on s’accommode des pertes du vivant en toute bonne foi, sans même en prendre conscience. Comme pour les grands moments de l’Histoire humaine, il est extrêmement nécessaire de faire accomplir un devoir de mémoire à l’égard de la biodiversité.

Le Shifting Baseline Syndrome : un nom compliqué pour un concept simple.
Cette locution anglophone est particulièrement barbare. N’essayez pas d’en faire une traduction mot à mot, c’est impossible. En le traduisant – plus ou moins bien – par « syndrome de la référence changeante », on oublie également que le terme shifting évoque un changement continu, un déplacement, un glissement, une dérive en quelque sorte, dans le sens d’un morceau de bois qui dérive sur l’eau. Il y a donc quelque chose en mouvement dans cette appellation. D’où vient ce concept, comment est-il né ?

C’est en 1995 que le biologiste marin Daniel Pauly publie un article sur les pratiques de pêche, et la façon dont les scientifiques les appréhendaient au fil du temps, dans la revue Trends in Ecology and Evolution et intitulé « Anecdotes and the shifting baseline syndrome of fisheries ». Dans cet article, Pauly montre que chaque chercheur qui travaille sur l’évaluation des stocks de poissons prend comme base les stocks qu’il observe au début de son travail (ou de sa carrière) qui lui sert donc pour évaluer d’éventuels changements quantitatifs et qualitatifs (temps T). À la génération suivante de chercheurs, les stocks se sont évidemment modifiés, mais c’est ce nouvel état (T + 1) qui sert de référence pour l’évaluation et la gestion des stocks de poissons. Il en résulte que les modes d’exploitation passés et les tendances sont souvent ignorés lors de la formulation des conseils en matière de gestion, qui ne considèrent donc pas la richesse initiale du système antérieur, comme le phénomène de surpêche pour ce qui est des poissons, par exemple.

Le résultat de cette « dérive » est une accommodation graduelle à la lente diminution (disparition) des stocks de poissons et l’émergence de références inappropriées pour évaluer les pertes dues à la surpêche ou pour fixer des objectifs permettant des mesures de rétablissement des stocks initiaux.

C’est pourquoi les politiques de certains pays en voie de développement parlent de développement de la pêche, alors que, dans le même temps, les stocks de poissons diminuent à vue d’œil. On utilise bien souvent comme référence uniquement celles des cinq ou dix dernières années, bien trop peu pour avoir une idée de la tendance réelle. C’est l’effet pernicieux de ce syndrome de référence changeante qui conduit à ne pas prendre conscience de l’état réel des stocks, état qui ne peut être appréhendé qu’avec l’étude de séries temporelles longues et la connaissance « historique » de ces stocks. Ainsi, au fil du temps et des générations, le déplacement insidieux de la référence initiale conduit à une réduction progressive de notre vision de l’état de santé réel de l’océan. Alors que les scientifiques travaillent à la préservation des stocks, ils concourent, indirectement et inconsciemment, à leur diminution. Les données quantitatives rassemblées lors d’études sur les pêches dans différents endroits du monde ont masqué des évolutions qualitatives négatives, comme la diminution de la taille des poissons ou la diminution de la composition spécifique des communautés de poissons.

Chalutage en Bretagne

Chalutage en Bretagne

Ce manque de perspective historique nous amène à un diagnostic erroné sur la santé des océans et peut nous convaincre d’exploiter encore des milieux dont les ressources sont déjà quasiment épuisées. Mais l’exploitation des mers est si ancienne et si ancrée chez les hommes que les scientifiques eux-mêmes reconnaissent qu’il n’y a pas de base « historique » claire pour mesurer la santé des écosystèmes marins…

Evidemment ce qui est valable pour les océans l’est aussi pour tous les autres compartiments du Vivant. Depuis d’autres études ont conforté cette première étude. Il y a même deux amnésies : l’amnésie générationnelle d’une part, qui est une perte de connaissance par les jeunes générations, simplement parce qu’il n’y a pas eu de transmission de l’information par leurs aînés. De génération en génération, la connaissance ne se transmet pas. Ainsi, par exemple, des gens peuvent-ils imaginer les lieux où ils ont passé leur jeunesse comme de véritables édens, vierges de toute action humaine, alors qu’à chaque génération ces milieux se sont dégradés un peu plus.

L’autre amnésie est l’amnésie personnelle qui apparaît lorsqu’un individu a oublié sa propre expérience, sa connaissance d’une situation passée. Par exemple, il ne se souvient plus que les espèces de plantes ou d’animaux, aujourd’hui devenues rares étaient, dans son enfance, beaucoup plus communes. Dans ce cas précis, l’individu fait en quelque sorte des « mises à jour » du changement en cause, de sorte que le changement (et le passé) est oublié et le nouvel état devient la référence.

Tout ceci n’est pas sans conséquence sur la gestion de notre environnement, de la biodiversité qui le compose. Et notamment pour ceux qui utilisent les perceptions humaines du changement pour élaborer les politiques de conservation ou de gestion de la biodiversité. Car si nous ne prenons pas conscience de ce que nous sommes en train de perdre, nous risquons de nous réveiller trop tard et de ne pas être à même de prendre les bonnes mesures pour remédier à la situation. C’est pourquoi la compréhension du syndrome de la référence changeante est particulièrement importante pour la conservation. Il suffit de voir avec le loup, qui peuplait autrefois l’ensemble de nos campagnes. On l’a oublié et relégué dans les livres pour les enfants. Et quand il est revenu, beaucoup ne pouvaient croire qu’il ne faisait que revenir naturellement. On a ainsi créé une nouvelle histoire du loup, avec ses fantasmes ou ses craintes : quelques décennies d’amnésie seulement avaient dissipé un côtoiement  millénaire entre l’homme et le loup.

Cet article de Philippe J. Dubois a été publié dans la revue L'Ecologiste en décembre 2016.
Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez lire l'essai paru en 2012 : La grande amnésie écologique.

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Protection de la nature : adhérons !

Publié le par lesbiodiversitaires

Alors que les fêtes approchent et que l'année se termine, il serait difficile de ne pas parler de ce que vivent actuellement les associations de protection de la nature.

-La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) s’est faite traiter par les politiques de "bobos" (en plus, totalement absurde : les naturalistes sont pour la plupart des ruraux !), et s’est vue supprimer ses subventions, conduisant l'association dans le mur. Ne manquant pas d'humour, elle a lancé la campagne "Adopte un bobo des villes".

-Bretagne Vivante, plus grosse association de protection de la nature bretonne, contrainte de licencier 9 personnes suite à des retraits de dotations. Voir le communiqué, ici. On lui a expliqué qu'elle était un peu trop militante pour protéger la nature et, de fait, pas indispensable.

Une des réponses de Bretagne Vivante

Une des réponses de Bretagne Vivante

Et toutes les autres, qui dans ce contexte et faute de financements ont un mal énorme à poursuivre correctement le travail de protection de la nature. 3000 adhérents seulement pour Bretagne Vivante (eh les Bretons, mais vous êtes où ??), 42 000 pour la LPO à l'échelle de la France, c'est que dalle ! Nous sommes des millions, mais comment c'est possible ? 

Adhérer à une association de protection de la nature d'utilité publique, en gros, c’est 20 à 30 euros déductibles des impôts (soit, sur la base de 30 euros = 10 euros à l'arrivée).
10 euros pour protéger la nature, pour soutenir ceux qui la protègent. C’est quoi 10 euros ?

  • Quelques boules de Noël
  • Quelques chocolats, quelques marrons glacés
  • Moins qu’un sapin de Noël

10 euros, pour des trucs inutiles, on les a. Et pour changer le monde ? Plus personne ?

Des associations de protection de la nature, il y en a forcément une qui vous convient, qui correspond à votre état d’esprit, à votre personnalité. Elles sont apolitiques, elles ne préconisent que quelque chose de tellement simple et de bon sens : protéger la nature, notre cadre de vie, notre planète. WWF et son fameux panda… LPO pour les amoureux des oiseaux et de leurs milieux… Greenpeace pour ceux qui aiment l’action…Ou encore l'Aspas...  Associations de proximité, régionales, comme Bretagne Vivante, la Sepanso ou la Frapna, etc. Il y en a plein, il a forcément la vôtre.

Ça ne convient à personne, la pollution, le réchauffement climatique, les pesticides, la disparition des espèces animales, végétales, des milieux chers à notre enfance... 

En 2017, contribuez à faire changer le monde. Adhérez, ré-adhérez, soyez à jour de vos adhésions.

Si les questions environnementales intéressent si peu les politiques, s'ils pensent qu'il est inutile de consacrer de l'argent à préserver la nature, c’est parce qu’aucune force ne leur montre que si, ça compte. Or ça compte pour tout le monde, non ?

Soyons cette force.

 

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Pluies et inondations : quoi de neuf sous le soleil ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Pluies et inondations : quoi de neuf sous le soleil ?

Il pleut, il pleut, bergère… Voici qui fait la « une » des journaux, devant même, à présent, la loi Travail et les pompes à sec (joli paradoxe). Alors la faute à qui ?

En regardant les journaux ce 31 mai et, quelque soit la chaîne, le discours était le même : il n’a jamais autant plu en mai depuis un siècle et demi. Alors, comme d’habitude, on braque les caméras sur les pauvres personnes exténuées à pomper, en larmes devant l’eau qui monte et qui noie le rez-de-chaussée, résignées devant leur voiture « roues-dans-l’eau ». La voix prise, ils nous expliquent qu’ils risquent de tout perdre, qu’ils n’en peuvent plus de toute cette eau. On s’attend à quelque chose comme « mais que fait le gouvernement ? » ou bien « c’est la faute à la CGT », mais non, rien.

Et puis, des images, encore des images. Un « expert » vient alors en plateau nous montrer une carte météo et nous dire que l’anticyclone devrait être ici au lieu d’être là. Pour ceux qui dormiront en bottes et en ciré ce soir, ça leur fait une belle jambe. Alors ça vient les explications ? Non…

Depuis près de 20 ans, les climatologues nous disent que, changement climatique aidant, le nombre des épisodes météorologiques extrêmes n’augmentera peut-être pas, mais leur intensité, si. Il faut être scientifique, sans doute, pour comprendre les modifications complexes qu’entraîne le réchauffement climatique dans la circulation atmosphérique terrestre et océanique. N’empêche que tout ça est bien déréglé et qu’il ne faut pas être surpris de voir autant d’eau fin mai qu’en plein hiver, autant d’eau s’abattre en quelques jours qu’en un mois entier. Car si les sécheresses et les canicules s’invitent de plus en plus en été, les inondations sont aussi de la partie.

Cela peut paraître paradoxal, mais non : la grande roue de la circulation atmosphérique, le positionnement des anticyclones protecteurs, la stagnation de dépressions et leur cortège de pluies, tout ceci s’explique. La température s’emballe (et ce de façon très nette depuis 2 ou 3 ans : chaque mois bat un nouveau record de chaleur, par exemple, depuis janvier 2016) selon les prévisions des climatologues (souvenez-vous : le GIEC et la COP21 ; c’est si loin…). Pas étonnant qu’il pleuve dru comme maintenant, que les rivières et les fleuves débordent. Et cela ne nous prémuni pas d’une canicule possible cet été. Mais on les aura oubliés quand viendra l’automne et que l’on sera en bras de chemise jusqu’à la Toussaint. Et on sera totalement amnésique en hiver – sans hiver – sauf s’il n’y a pas de neige dans les stations de ski…

Ils nous font de la peine les pauvres bougres qui pleurent dans leur rue transformée en rivière. Mais pourquoi aucun n’a fait l’allusion à ce climat malade dont la température s’emballe ? Et pourquoi les médias n’ont-ils pas dit un mot là-dessus ? Doit-on uniquement n’en parler qu’au moment d’une « COP » ? Alors au-delà des images, pourquoi pas un début de réflexion et d’analyse ? Parce qu’il n’y a pas besoin d’être grand devin pour dire qu’à ce rythme, ça ne va pas s’arranger et que des villes et des villages transformés en marécages, on risque d’en avoir de plus en plus. Et nous n’aurons que nos larmes faire monter un peu plus le niveau de l’eau.

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Écologie : petites infos de derrière les fagots

Publié le par lesbiodiversitaires

Écologie : petites infos de derrière les fagots

En écrivant nos derniers livres sur l’écologie, il y a des infos (parmi tant et tant d’autres !) qu’on n’a pas pu développer mais qu’on a quand même envie de faire partager. On fait quasi tous certaines de ces choses, mais ça vaut le coup d’y réfléchir.

Êtes-vous au courant que vous mâchez du pétrole ?

Eh oui, un chewing-gum, c’est quoi d’après vous ? C’est de la gomme synthétique conçue avec des dérivés du pétrole. Miam ! Et on en consomme des milliards chaque année (surtout en France, second pays consommateur après les USA). C’est un déchet bien dégueu car pas biodégradable (suffit de voir le temps que ça reste collé sur un trottoir ou sous une chaussure pour s’en rendre compte : on estime à 5 ans le temps nécessaire à un chewing-gum pour se dégrader).

La bonne résolution : mangez autre chose, sucez votre pouce, n’importe quoi mais arrêter de boulotter du pétrole enfin !

Les bijoux, c’est pas précieux pour la planète

Si dans une station service, l’odeur de l’essence et les tâches poisseuses rappellent tout de suite le côté crade de l’affaire, on ne pense jamais, en regardant la vitrine d’une jolie bijouterie, aux côtés sales de l’or, des diamants… N’achetez pas de matières précieuses. Les mines, c’est une misère pour l’environnement, sans compter toutes les pratiques illégales que génère l’attrait de l’or (déforestations, utilisation du mercure pour l’extraire, pollutions graves, destructions de biotopes, consommation excessive d’eau, etc.).

Écologie : petites infos de derrière les fagots

La bonne résolution : Il existe des bijoux en papier recyclé, en graines, en terre cuite, originaux et fabriqués par des créateurs…
Pour les hommes : si votre dulcinée ne comprend pas, et trouve que vous l’arnaquez avec un bracelet en graines, emmenez-la à la place dans un resto, à un concert… c’est immatériel mais cela compensera… Le temps qu’elle s’habitue aux petites graines… ;-) vive les cadeaux immatériels !
Pour les femmes : vous avez peut-être de vieux bijoux en or ou en argent que vous ne mettez plus, qui traînent dans une vieille boîte. Sachez que cela peut se faire fondre et retravailler à votre idée chez un bijoutier, cela coûte moins cher que du neuf puisque vous apportez déjà la matière première. Et c’est écolo ! Vous recyclez vos bijoux sans détruire la planète ni votre porte-monnaie.

Une menace pour la Terre au bout des lèvres

Quel est le produit agricole qui nécessite 11 fois plus d’azote qu’une culture alimentaire, 36 fois plus de phosphore et 24 fois plus de potassium, nécessitant des apports énormes en engrais et pesticides ? Qui est responsable de la perte annuelle de 20 000 à 40 000 km² de forêts ? Dont la culture met les sols à nu, génère érosion et risque d’inondation dans les zones tropicales. Et accroît l’effet de serre…

Écologie : petites infos de derrière les fagots

Réponse : le tabac. Par ailleurs, le bois est le combustible indispensable au séchage du tabac : un arbre brûlé pour 300 cigarettes fabriquées. Pour le traitement d’un hectare de tabac, un hectare de forêt disparaît. (Chiffres extraits de Planète attitude santé, WWF, 2006) Sans compter qu’il faut un à deux ans à un mégot pour se dégrader… Eh oui, on nous informe de plein de choses sur la cigarette (maladies, déprime ou troubles du sommeil qu’elle entraîne, etc.). Mais il y a un truc qu’on n’entend quasiment jamais, c’est qu’elle contribue à détruire la Terre. Et ça, pourquoi on ne le met pas sur les paquets de cigarettes ? L’e-cigarette, quant à elle, serait un peu moins polluante (finalement moins génératrice de déchets, etc.).

La bonne résolution : pour les fumeurs, arrêter ou au moins réduire réellement sa consommation. Lucky Luke y est bien arrivé ;-)

Les végétariens sont les plus écolos

Les végétariens parlent souvent de leur amour des animaux, mais ils devraient dire plus souvent qu'ils sont surtout très écolos. En effet, non seulement élever des animaux pour la viande est extrêmement polluant mais on déforeste massivement les forêts primaires pour des plantations destinées à nourrir le bétail… Et 65 milliards d’animaux sont abattus chaque année.

Écologie : petites infos de derrière les fagots

La bonne résolution : Et si on oubliait définitivement l’infâme viande industrielle ? Plusieurs options s’offrent alors. Si on n'est pas prêt à être 100 % végétarien, on peut déjà devenir semi-végétarien (flexitarien), ou ne manger que la viande d’animaux dont on connait l’éleveur (circuit court). Ces éleveurs locaux, souvent bios, qui élèvent des races à petits effectifs, sont dans un mode d’élevage complètement différent, incomparable avec l'élevage industriel. Leurs animaux ont de l’espace, broutent de l’herbe. Quelle que soit l’option choisie, la planète vous remerciera, votre santé également (manger trop de viande n’est pas bon), mais aussi votre porte-monnaie ! La viande ça coûte très cher, alors autant en acheter peu, mais de la très bonne, et encourager les éleveurs qui font des efforts pour élever leurs animaux dans des conditions naturelles. N'oubliez pas que l'alimentation occidentale est beaucoup trop protéinée... (PS : les œufs frais du jardin sont parmi les meilleures sources de protéines !)

Pour finir : ensemble contre l'obsolescence programmée

Parmi les bonnes nouvelles de 2015, nous avons déjà signalé la création de l'association HOP (Halte à l'obsolescence programmée). Elle vient de mettre à disposition un site web qui permet de signaler les produits durables et les produits fragiles.

La bonne résolution : Si votre radio ou votre machine à laver rend l'âme précocement, n'hésitez pas à le signaler ici : http://www.produitsdurables.fr/ La consommation n'existe pas sans le consommateur, et nous avons un énorme pouvoir : rien ne nous oblige à acheter. Puis rappelez-vous, avant chaque envie d'achat inutile, que dans "consommation" il y a deux mots : "con" et "sommation". Alors... sommes-nous sommés d'être cons ? ;-)

N'oublions pas que nous avons souvent le choix !

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Nous n’avons qu’une seule toute petite planète

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous n’avons qu’une seule toute petite planète

Cela semble une lapalissade, et pourtant…
Depuis quelques générations, nous avons été élevés avec un imaginaire de science-fictio
n.

Rappelez-vous… 2001, l’Odyssée de l’espaceBlade Runner, ça se passe en 2019.
Star Trek, allez, ça nous laisse encore un peu de temps, vers 2260. Alien aussi, 2122, dans un siècle. La Planète des singes, 2500.
La Guerre des Etoiles, pas de date, c’était il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…
Mais tout cet imaginaire nous raconte la même chose : l’humanité se déplacera aisément dans l’espace, aura colonisé d’autres planètes. On finit presque par y croire, d’autant que nos scientifiques continuent d’explorer l’espace… depuis la Terre.
Mais la vérité, c’est que nous sommes en 2015. On est péniblement allé sur cette vieille Lune, et c’est tout ! On ne sait pas encore aller sur Mars sans griller nos astronautes aux rayons cosmiques et les faire revenir très malades.
L’Enterprise et le Millenium falcon n’existent que dans nos contes de fées modernes. La science-fiction, c’est aussi lié à un pur problème narratif : longtemps, la Terre suffisait aux aventures de nos héros, on pouvait supposer que des monstres se cachaient dans les contrées inconnues… Mais maintenant qu’on a tout exploré, qu’on a fait le tour du monde, comprenez les écrivains : il faut bien déplacer ailleurs, plus loin, dans l’espace, les protagonistes. Pour plus d’aventures, plus d’inconnus, et pour avoir à nouveau des possibilités de monstres qui font peur… Pour déployer un imaginaire débridé, tout simplement !
Peut-être qu’un jour on ira sur Mars et ailleurs, qui sait ? Mais on n’y est pas encore ! Et admettons qu’on soit un jour plus à l’aise pour aller vadrouiller dans l’espace, ben, avant de trouver une autre Terre, y’a du boulot. Parce que pour le moment, les autres planètes, question habitat, température et atmosphère, on a trouvé mieux… Elles ne sont pour la plupart simplement pas vivables. Dans l’Univers, la Terre, les Terre s’il y en a d’autres, sont des raretés, des merveilles uniques.
Puis, admettons donc, avec beaucoup d’espoir, qu’on trouve un jour quelque part un autre caillou à peu près habitable. La vie s’y serait sans doute aussi développée. Et si ceux qui squattent là-bas sont aussi sympathiques que nous-mêmes ici chez nous, il y a des chances pour qu’on n’y soit pas vraiment attendu… (On imagine la qualité des échanges culturels avec les extraterrestres… vu comme on a déjà du mal à accueillir entre nous les réfugiés politiques qui souffrent dans leur pays depuis des années…).
Par contre, à beaucoup plus court terme, on est en train de bousiller notre seule, unique, toute petite planète, nos ressources, notre futur… Et on élimine les animaux et les plantes qui sont ici avec nous, embarqués dans la même histoire, nos seuls compagnons d’aventure, nos uniques et irremplaçables camarades de la vie. Arrêtons de fantasmer et de projeter un futur hypothétique où après avoir pourri notre planète, on pourra aller dégueulasser celles des autres (si elles existent…). On n’a qu’une seule planète, et pour le moment, on y est vissé, et sans aucun échappatoire. On est en train de détruire notre seule fragile maison, notre fabuleux rivage, notre dernier refuge.

Texte initialement publié sur le site des JNE (association des Journalistes Ecrivains pour la nature et l'écologie).

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