Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

"Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation" : sortie de la bande dessinée en librairie !

Publié le par lesbiodiversitaires

L’obsolescence programmée, et son corollaire : la surconsommation, vous connaissez ? En énergie, en eau et, surtout, en biens matériels, elle a un impact désastreux sur la planète. Mais des solutions existent, qu’il ne tient qu’à nous de mettre en place !

Mais, mais… c’est quoi ce gros monstre vert ? Et ce lièvre suicidaire ?... Réponse dans toutes les librairies !

Mais, mais… c’est quoi ce gros monstre vert ? Et ce lièvre suicidaire ?... Réponse dans toutes les librairies !

Eh oui, depuis le temps que je vous parle de la surconsommation et de l’obsolescence programmée, il fallait bien que ça sorte en livre en jour. C’est une bande dessinée qui s'appelle : Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation, sortie hier dans les librairies. Parce que finalement, c’est plus facile de parler d’un sujet aussi sérieux avec le dessin et l'humour.

Couverture.

Couverture.

Car oui, la surconsommation est certainement le plus gros scandale écologique de tous les temps. Et on n’en parle finalement pas tant que ça. Pourtant, à l’échelle d’un pays, elle fait infiniment plus de dégâts environnementaux qu’une marée noire, or ce n’est absolument pas médiatisé.

 

L’idée de ce livre, c’est d'informer sur ce sujet qui nous concerne tous au quotidien (même les plus écolos !), mais aussi de montrer qu’il y a de l’espoir et plein de solutions !

Croquis.

Croquis.

Un aperçu du scénario !

Tout commence avec une radio qui tombe en panne quelques jours après l'expiration de sa garantie. La narratrice, toujours accompagnée de sa fidèle poule, prend alors conscience de ce qu'est l'obsolescence programmée et la surconsommation. Elle va passer du profond découragement à l'espoir, grâce à la rencontre de nombreuses personnes qui se battent au quotidien pour inverser cette tendance. Car cette nouvelle attitude face à la consommation se diffuse de plus en plus dans une société qui peine à trouver des valeurs profondes dans la consommation à outrance. Plus qu'une simple façon de consommer, c'est finalement une façon d'exister qui découle de cette prise de conscience.

L'intérieur de la BD !

L'intérieur de la BD !

Bien sûr, vous y retrouverez Cocotte, ma petite poule fétiche, car c’est quand même grâce aux gallinacés et au livre Tout pour ma poule que je dessine aujourd’hui de plus en plus souvent !

 

Ci-dessous, une petite vidéo pour présenter l'ouvrage et la collection (avec aussi Fred Denhez qui a traité pour sa part des questions alimentaires et agricoles avec les dessins de Gilles Macagno, et Stéphanie Zweifel, l’éditrice qui m’a entraînée dans cette aventure !) :

Vidéo de présentation de la BD

 

Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?!

Stop à la surconsommation,

docu-fiction, scénario et dessins d'Elise Rousseau.

 

Sortie le 5 octobre en librairie !

Partager cet article

La loutre de la rivière Esla

Publié le par lesbiodiversitaires

Rivière Esla, nord-ouest de l'Espagne, 12 août 2017, carnet de terrain.

La loutre de la rivière Esla

Il est 21h passé, le crépuscule tombe sur la rivière, irisant l’eau et donnant aux herbes aquatiques des teintes intenses d'emeraude. Les étourneaux unicolores gazouillent des strilles auxquelles nos oreilles ne sont pas habituées. Pierre, Anne et Philippe affutent à un bout du grand pont. Moi, je suis partie à l’autre bout : j’ai décidé de guetter le rocher couvert d’épreintes qui se trouve juste en dessous.

La loutre de la rivière Esla
La loutre de la rivière EslaLa loutre de la rivière Esla

Une loutre, une loutre, me dis-je, c’est bien comme une poule ou un cheval, ça doit bien aimer faire toujours son même petit circuit tranquillou.

Le soir tombe, entraînant l’esprit dans diverses rêveries.

Un héron pourpré ayant attrapé une couleuvre vipérine passe au-dessus du pont !
Un héron pourpré ayant attrapé une couleuvre vipérine passe au-dessus du pont !

Un héron pourpré ayant attrapé une couleuvre vipérine passe au-dessus du pont !

Une autre couleuvre vipérine, nageant sous l'eau, observée la veille, lors d'un affut sur une autre rivière à loutres...Une autre couleuvre vipérine, nageant sous l'eau, observée la veille, lors d'un affut sur une autre rivière à loutres...

Une autre couleuvre vipérine, nageant sous l'eau, observée la veille, lors d'un affut sur une autre rivière à loutres...

Mon rocher est toujours désert.

Allez cocotte, viens donc faire ton petit caca du soir.

Mais rien. Pas la moindre moustache de loutre à l’horizon.

Je repense à ma seule observation de loutre, en 2014, dans les Pyrénées. Nous étions en train de remonter en voiture une rivière à loutres bien connue, au petit matin, très tôt, pour aller rendre visite à un vieil éleveur de chevaux mérens et castillonnais. Quand tout à coup, sur un rocher au beau milieu de la rivière, j’avais aperçu une silhouette et poussé un cri : « là ! là ! Un énorme mustélidé euh mais c’est une louuuuuutre !!!! »

Le temps de piler la voiture et de faire marche arrière, mémère avait plongé.

Observation rapide et quelque peu frustrante, comme souvent avec cet animal.

Mais sur la rivière Esla, le soir est bien tombé. Des poissons sautent, mais de mustélidé dodu, pas une trace.

La loutre de la rivière Esla

Bon, c’est encore raté pour cette fois. De toute façon hein, c’est toujours comme ça, la loutre. On ne la voit jamais cette bestiole.

Mon esprit n’est plus du tout à la loutre : rhalala, faut vraiment réussir à faire marcher internet à la rentrée, puis le téléphone, puis la télé, pourquoi elle ne marche pas non plus, pfff, j’y comprends rien à tout ça et…

« Elise !!! »

Je me retourne. Pierre et Philippe me font des grands gestes. Qu’est-ce qu’ils me veulent ces deux-là ? Que je rentre ?! Hum, ils ont l’air bien énervé là… Ils ont vu une loutre ou quoi ??

« Mais là, juste devant toââââ !!! », me crie Pierre.

La panique me saisit. J’écarquille les yeux, regarde partout. Mais non !! je ne la vois pas ! Je ne la vois pas ! Mais c’est pas vrai que je ne la vois pas.

Mais c’est pas vrai qu’ils vont tous la voir et pas moi alors que je suis la mieux placée, merde de merde de merde de merde !

Philippe s’approche, d’un pas tranquille.

Bon, ok, c’est mort, elle a disparu, sinon il ne viendrait pas. Là je suis vraiment écœurée à l’extrême. Mais c’est pas vrai que j’ai raté une loutre ! Une loutre !

Je regarde Philippe arriver, de mon œil le plus morne.

« M’enfin tu ne l’as pas vue, elle était là, juste devant toi, dit-il pour enfoncer le clou. Elle a nagé de là à là », rajoute-t-il en montrant un passage assez long près des herbes de la berge !

Mais je n’ai pas le temps de ruminer ma vexation. Un remous se fait dans la rivière, juste en dessous de nous, presque sous le pont. Elle est là, la grosse loutre, qui vient sur son rocher à épreintes !!!

Il fait quasi nuit, mais je tente quand même une photo pourrie, sans le flash pour ne pas lui faire peur, les iso poussés au max. Elle passe sous le pont. Remonte sur un rocher où elle se dandine « Elle s’y est frottée le cul, elle a dû faire une épreinte », murmure Philippe. Tandis que j’ai beau entendre le déclencheur ramer, présageant de photos totalement floues, je m’acharne à prendre un cliché.

Puis elle replonge et disparait, silencieusement.

Merveilleuse loutre !

"La loutre", art photographique... !
"La loutre", art photographique... !

"La loutre", art photographique... !

Sur ce, le coeur léger, les yeux plissés de bonheur, rentrant dans la nuit, il n’y a plus qu’une chose à faire : aller boire une bière.

Publié dans Biodiversité sauvage

Partager cet article

Toutes les vaches de France, d'hier, d'aujourd'hui et de demain

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour les amoureux des vaches, le dernier livre de Philippe vient de paraître ! C'est le livre le plus complet publié sur les races de vaches de France, puisqu'il reprend les races d'autrefois (disparues) et toutes les races actuelles, "industrielles" comme celles à petits effectifs. Avec plus de 600 photographies, anciennes ou contemporaines.

Toutes les vaches de France, d'hier, d'aujourd'hui et de demain

La France est l’un des pays d’Europe qui possède le plus grand nombre de races bovines. Certaines d’entre elles sont bien connues, car elles ont essaimé à travers le monde entier, comme la charolaise ou la limousine, reconnues pour la qualité de leur viande. D’autres font partie de notre paysage campagnard comme la holstein qui est la race laitière principale. D’autres encore sont intimement liées aux terroirs comme la normande et ses vergers, la salers et ses volcans, la tarine et ses hauts sommets alpins, la raço di biou et la Camargue, etc.

Salers

Salers

À côté de ces races principales, la France a réussi à maintenir des races locales, très rustiques, avec de petits effectifs, mais qui jouent un rôle important dans certains produits typés, l’agriculture biologique et le circuit court de distribution.
Enfin, plusieurs dizaines de races ou de populations bovines ont disparu au cours des deux derniers siècles. Elles sont souvent à la base des races actuelles. C’est l’histoire, l’évolution et l’avenir de toutes ces races françaises qui sont ainsi traitées dans ce livre.

Doubles pages du livre
Doubles pages du livre
Doubles pages du livre

Doubles pages du livre

Et pour en entendre parler de vive voix à la radio :
Philippe a parlé du livre et des vaches ce mardi sur France inter, dans l'émission La Marche de l'histoire de Jean Lebrun. Réécoutez l'émission ici !

Partager cet article

Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017

Publié le par lesbiodiversitaires

Dauphins communs

Dauphins communs

Depuis que la Mor Braz Team est née il y a environ deux ans et demi, l’un des objectifs de l'équipe était de partager avec le grand public ces observations magiques que nous vivons dans notre cher océan morbihannais. L’idée d’une sortie en mer grand public est née il y a quasi deux ans, et nous sommes tous heureux qu’elle ait pu se réaliser hier. Pour l’occasion, les vents et les eaux furent favorables, apportant aux observateurs émerveillés des nuées d’oiseaux… et de dauphins.

Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).
Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).
Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).

Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).

Ce samedi 16 septembre, Bretagne Vivante a embarqué 70 personnes à bord du navire de la compagnie Navix, au départ de Locmariaquer. L’idée était de sensibiliser le grand public à la richesse naturelle du Mor Braz. En effet, comme ceux qui suivent ce blog le savent désormais, cette zone est un lieu de prédilection pour les oiseaux et les mammifères marins, dont certaines espèces rares.

Océanites tempêtes.
Océanites tempêtes.Océanites tempêtes.

Océanites tempêtes.

Notre crainte était bien sûr que les animaux, toujours imprévisibles, ne soient pas au rendez-vous. Nous avons quand même connu quelques sorties parfois un peu difficiles... Mais le Mor Braz fut très généreux :

 

Grand labbe, labbe parasite, mouette de Sabine, puffin des Baléares, puffin anglais, fou de Bassan, océanite tempête et une mouette mélanocéphale baguée en République tchèque ! Et bien sûr les habituels : goélands argentés, bruns et marins, sternes caugeks et pierregarins. Ainsi qu’un poisson-lune !

Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.
Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.
Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.
Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.

Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.

Dans l’après-midi, un chalutier nous a permis l’observation d’un spectacle incroyable : environ 5000-6000 oiseaux de mer se pressant derrière le bateau.

Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017
Derrière ce chalutier, il y avait environ 3 % de la population mondiale de puffin des Baléares ! En effet, le puffin des Baléares est très rare (environ 20 000 individus), et il y en avait environ 500 individus derrière ce bateau... faites le calcul.

Derrière ce chalutier, il y avait environ 3 % de la population mondiale de puffin des Baléares ! En effet, le puffin des Baléares est très rare (environ 20 000 individus), et il y en avait environ 500 individus derrière ce bateau... faites le calcul.

Puffin des Baléares et dauphins communs.
Puffin des Baléares et dauphins communs.

Puffin des Baléares et dauphins communs.

Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017

Et surtout, un groupe de plus de cent dauphins (essentiellement du dauphin commun, 2 ou 3 grands dauphins) a provoqué des émotions très intenses chez les observateurs présents, mais aussi chez l’équipage du navire de la Navix, enthousiasmé de découvrir un pareil spectacle.

Dauphins communs.
Dauphins communs.
Dauphins communs.

Dauphins communs.

Nous espérons que désormais, ces 70 personnes deviennent à leur tour des ambassadeurs de la préservation de la nature en général, et de cet océan magnifique en particulier.

Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !
Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !
Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !

Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !

La mythique mouette de Sabine.
La mythique mouette de Sabine.
La mythique mouette de Sabine.

La mythique mouette de Sabine.

Nous savons que nous n’avons pas pu emmener ni même informer tout le monde cette année. Si vous voulez être prévenus en priorité, le plus simple est encore d'adhérer à l’association Bretagne Vivante, section Ornithologie ! Rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle sortie ?

Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017

Voici aussi deux vidéos pour donner une idée de l'ambiance !

L'île Dumet. Arc en ciel sur l'océan.
L'île Dumet. Arc en ciel sur l'océan.

L'île Dumet. Arc en ciel sur l'océan.

Voici quelques conseils de Bretagne Vivante pour préserver les milieux maritimes bretons : Aujourd’hui, partout sur la planète, les océans sont menacés. Et les étendues marines bretonnes ne sont pas épargnées. Pollutions, surpêche, réchauffement climatique : les effectifs d’oiseaux, de mammifères marins et de poissons sont en chute libre.

 

-Pour les locaux et les touristes de passage : encourager la pêche durable, notamment en achetant du poissons en priorité aux ligneurs, si possible directement aux pêcheurs ou aux poissonniers locaux.

 

-Même si cela peut être tentant, il ne faut pas nager avec les dauphins, ni les toucher : non seulement c’est potentiellement dangereux (même sans le faire exprès, un coup de nageoire peut être fatal), mais cela dérange fortement ces animaux. Pour les plaisanciers : ne jamais poursuivre un
groupe de dauphins pour les voir plus près, c’est un énorme dérangement et, par ailleurs, vous ne réussirez qu’à les faire fuir et plonger. La meilleure façon d’observer les dauphins est de couper le moteur et de les laisser venir. En les respectant, leur curiosité naturelle vous offrira souvent un beau spectacle.

 

-Bien sûr, ne jamais rien jeter à la mer : les oiseaux, mammifères et autres habitants des océans peuvent s’étouffer avec un bout de plastique malencontreux.

Tandis que le ciel se couvre, un grand labbe plane au ras des vagues.

Tandis que le ciel se couvre, un grand labbe plane au ras des vagues.

Merci à Bretagne Vivante, à l’équipage de la Navix qui s'est parfaitement débrouillé pour cette première fois à la recherche des oiseaux de mer et notamment à son capitaine Sébastien Perron, ainsi qu'à tous les amis de la Mor Braz Team. Ces photos et vidéos ont été prises hier après-midi (photos : Elise, vidéos : Philippe).

Publié dans Biodiversité sauvage

Partager cet article

Irma… José… Et après ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Source : NOAA

Source : NOAA

Depuis quelques jours les journalistes ne parlent que des ouragans présents et à venir. C’est en effet une catastrophe, et il y a beaucoup de détresse derrière tout ça. Mais à les lire, les voir ou les entendre, on en reste au factuel : la narration des faits, le témoignage des gens. A quelques exceptions près, on ne s’arrête pas sur le « pourquoi » de tout ça et le « comment » l’on pourrait faire pour que la machine climatique ne s’emballe pas davantage.

 

Parce que les choses sont simples : il n’y a peut-être pas plus d’ouragans qu’avant, mais ils sont en moyenne plus violents. Pourquoi ? Parce la température à la surface de l’eau augmente et que la chaleur c’est de l’énergie et que la turbine à ouragans est plus violente. Et pourquoi la température à la surface des océans augmente ? Cela est dû au réchauffement du climat, réchauffement qui est dû (en grande partie ou en totalité) aux activités humaines. Et pourquoi ces activités humaines sont-elles devenues si problématiques ? Parce que notre mode de vie est surconsommateur, dans tous les domaines.

 

Alors ça serait bien si les journalistes en disaient deux mots. Et si chacun de nous, citoyens, on s’interrogeait un instant sur ce que nous pouvons faire pour diminuer les choses (car on le peut !). Il faut pour ça sortir de notre torpeur. Et ce n’est pas le plus facile. En attendant, adieu Irma, voilà José.

Partager cet article

Une p'tite chanson pour les dauphins

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour le partage, voici une vidéo de dauphins tournée fin août dans la cadre du projet d’études dans le Mor Braz.


Une bande de dauphins communs d'une trentaine d'individus est venue ce jour-là entourer le bateau, émerveillant comme toujours les observateurs.

Avec en prime en arrière-fond une petite chanson finale interprétée par Yves B. !

Publié dans Biodiversité sauvage

Partager cet article

Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

Publié le par lesbiodiversitaires

Groumf !

Groumf !

Beaucoup de gens font à présent des efforts pour manger moins de viande. Pour des raisons de santé, bien entendu, mais aussi pour des raisons environnementales. En effet on sait de façon précise l’impact très négatif qu’a l’élevage du bétail sur l’environnement et le réchauffement climatique. Une étude américaine s’est penchée sur les chats et les chiens. Frissons…

 

L’équipe du professeur Gregory Okin, de l’University of California-Los Angeles (UCLA) a travaillé sur l’impact de la consommation de viande par les chats et les chiens des Etats-Unis. La consommation annuelle de ces animaux créée l’équivalent de 64 millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit l’équivalent de 13,6 millions de voitures ! Pas mal…

Ce n’est pas tout. A eux seuls chats et chiens représentent 25 à 30% de l’impact environnemental  global de consommation de viande aux Etats-Unis. Et mieux : si les 163 millions de chiens et de chats américains constituaient un pays à eux seuls, celui-ci arriverait au 5e rang de la consommation mondiale de viande, derrière la Russie, le Brésil, la Chine et… les Etats-Unis (mais devant tous les pays européens).

Et pour finir en beauté, toutous et mimis produisent chaque année 5,1 millions de tonnes de cacas, soit l’équivalent de 90 millions d’Américains. De même, ce qui est mis à la poubelle (non consommé par les animaux) représente la même quantité que la nourriture mise à la poubelle par les humains pour l’ensemble de l’Etat du Massachusetts.

 

 Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

 

L’étude se termine par un point d’humour. Les auteurs ne recommandent pas de passer chiens et chats au régime végétarien, mais de s’interroger réellement sur l’impact environnemental qu’ont ces animaux sur notre environnement. Et sur le climat. Et d'ailleurs, comment font les végétariens, végétaliens et vegans, qui possèdent quand même un chien ou un chat ? Dans le même temps en France, cet été, les abandons d'animaux ont été en très forte augmentation. Ce serait peut-être pas mal d'en avoir moins mais de s'en occuper mieux.

A méditer.

Partager cet article

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

Publié le par lesbiodiversitaires

Avis aux Bretons, jusqu’au 15 septembre à la réserve naturelle des Marais de Séné, près de Vannes, on peut aller visiter l’exposition de photographies nature issue du concours organisé cette année encore par la réserve.

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

177 photographes de France et de l’étranger ont participé cette année au concours, présentant pas moins de 1 842 photographies ! Beaucoup d’animaux, des plantes et des paysages aussi. Pas facile de choisir parmi toutes ces photos (Elise faisait cette année partie des membres du jury).

Ce concours est un rendez-vous à ne pas manquer pour les photographes, professionnels ou amateurs. Pensez-y pour l’an prochain !

Voici les photos primées. Elles sont ici toutes petites, il faut aller les voir en vrai, en grand, à la réserve.

A noter que des hippopotames ont obtenu le premier prix : un animal auquel on ne penserait pas au premier abord et qui possède pourtant un esthétisme bien à lui. On voit bien ici la puissance et la densité hors norme de cet animal, qui sous son air placide est en réalité l’un des plus dangereux au monde, celui avec lequel il y a le plus d’accidents en Afrique, extrêmement redouté par les Africains. Un hippo, ce n’est pas du tout si pataud que cela en a l’air, ça vous course en un éclair. Bien qu'herbivore, la bestiole est assez susceptible si l'on entre sur son territoire.

Il y a quelques années nous avons rencontré là-bas une Sud-africaine attaquée, qui a survécu et qui en parlait des années plus tard avec encore de l’angoisse dans la voix : selon elle, la méthode pour s'en sortir, si vous êtes coursé par un hippopotame, c'est de courir en zigzagant. Un peu comme pour les taureaux en fait : pris par sa propre masse lancée en pleine course, il a moins de facilités à suivre les zigzags. Mais si vous courez en ligne droite, il vous chope (de toute façon, observez les poules ou les lapins : coursés, ils ne s’enfuient jamais en ligne droite !). Mais bon, à part en photo à la réserve de Séné, il y a encore assez peu de chances de croiser des hippopotames dans le Morbihan… (quoique).

Les photos primées :

Catégorie « Nature sauvage »

1er prix : « Panique chez les hippopotames », Nicolas de Vaulx

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

2ème prix : « Désert de Gobi », Marie-Louise Bernard.

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

Catégorie « Oiseaux »

1er prix : « Le surfer », Jari Heikkinen

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

Publié dans Biodiversité sauvage

Partager cet article

Bientôt un chien à l’Élysée ? Monsieur le Président, adoptez un chien berger d’Auvergne !

Publié le par lesbiodiversitaires

La presse indique ces jours-ci qu’Emmanuel et Brigitte Macron réfléchissent à bientôt héberger un chien à l’Élysée. Et pourquoi pas un chien de race berger d’Auvergne ?

 

L’Association de sauvegarde du chien berger d’Auvergne a diffusé aujourd'hui un communiqué pour lancer l'idée !

Elle se propose d’accueillir le Président et son épouse chez les agriculteurs auvergnats, de leur offrir un chiot et de leur faire découvrir cette race qui a failli disparaître et qui reste extrêmement menacée.

Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.
Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.

Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.

En effet, il y avait autrefois en Auvergne, mais aussi sur l’ensemble du Massif central un chien de berger remarquable, qui possédait une triple qualité : chien de travail (de troupeau), chien de garde, chien de chasse.

Cette population, « bâtarde » pour certains, réputée pour son intelligence, a peu à peu cédé le pas devant la vogue du border collie. Dès le milieu des années 1980, il a fortement régressé pour quasiment disparaître début 2000.

Ce chien « à tout faire » est aujourd’hui au bord de l’extinction.

Officiellement redécouvert en mai 2014 dans quelques fermes auvergnates, son association de sauvegarde a été officiellement créée le 17 novembre 2014.

Notre démarche a besoin de soutien : nous ne sommes que quelques-uns à essayer de sauver ce chien. C’est pourquoi l’Association de sauvegarde du chien berger d’Auvergne serait heureuse que ce chien originaire de nos campagnes, représentant typique de la biodiversité domestique française, trouve sa place au cœur de l’Elysée.  

Chienne berger d'Auvergne.

Chienne berger d'Auvergne.

Peu de chances qu'on soit entendu mais après tout, allez, soyons fous ! Puis ça changerait des labradors !
L'un des membres du Conseil d'Administration est en train de se charger de faire passer le courrier au Président via un député.

Alors si comme nous vous voulez voir un chien Berger d'Auvergne à la tête de l'Etat, diffusez l'info ! 

Ce serait une belle revanche pour un chien encore au bord de l'extinction.
Pour en savoir plus sur le chien berger d'Auvergne, consultez son site web ici et sa page Facebook là.

Partager cet article

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié le par lesbiodiversitaires

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Voici quelques photos prises hier après-midi dans l’archipel des Sept-Îles (Côtes d’Armor), avec le conservateur de la réserve en personne, Pascal Provost, qui a eu la gentillesse d’emmener ses amis faire le tour des îles à l’occasion de son anniversaire ! Cette balade magnifique est réalisable par tous : nous nous sommes contentés d’embarquer sur l’un des navires locaux qui propose ce circuit à tous les amoureux de nature.

La réserve naturelle des Sept-Îles est l’une des plus anciennes de France, puisqu’elle a été créée en 1912 par la LPO pour protéger un petit oiseau devenu emblématique : le macareux moine.

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

Ce petit oiseau marin au bec coloré reste, encore aujourd’hui, extrêmement rare en France. Il ne niche plus qu'aux Sept-Iles avec des effectifs réduits (moins de 200 couples). L'avenir du "perroquet-de-mer" reste incertain. Pollution des mers, tempêtes, réchauffement climatique, autant de facteurs qui semblent s'acharner sur cette espèce.

Fulmar boréal

Fulmar boréal

La réserve naturelle est également célèbre pour son île Rouzic, qui abrite la seule colonie française de fous de Bassan, ce célèbre oiseau de mer qui trouve ici un lieu préservé pour se reproduire.

La population est d'environ 20 000 couples - elle est stable. Cependant, le succès de reproduction donne des signes d'inquiétude, les adultes devant à présent aller chercher les poissons de plus en plus loin de la colonie dans des mers qui se réchauffent...

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles
Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

On trouve également dans la réserve des mammifères marins, comme le phoque gris qui s'y reproduit. C'est même l'une des plus grosses colonies françaises.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

De nombreuses autres espèces d'oiseaux nichent sur cette réserve. C'est le cas du pingouin torda et du guillemot de Troïl, proches cousins du macareux moine. De même le fulmar boréal, et l'huitrier pie s'y reproduisent. L'archipel héberge enfin le faucon pèlerin.

Guillemot de Troïl

Guillemot de Troïl

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

La préservation de tous ces magnifiques animaux n'est possible que grâce au travail passionné et acharné, depuis des dizaines d'années, de toute l'équipe de la Réserve des Sept-Iles, qui allie parfaitement rigueur scientifique et sensibilisation du grand public.

N'hésitez pas à aller voir ou revoir cette réserve naturelle accessible à tous et surtout à soutenir ceux qui permettent son existence ! Car même si l'écologie devient (enfin !) un mot  dont beaucoup se revendiquent à présent (jusqu'à il y a peu, c'était plutôt un gros mot !), tout cela reste extrêmement fragile et, dans les faits, les moyens donnés à la protection de l'environnement restent ridicules. N'oublions pas que ces derniers mois encore en France la plupart des associations de protection de la nature étaient menacées, entravées et obligées de licencier. Pourtant, sans elles, des lieux sublimes comme les Sept-Iles n'existeraient pas, et il y aurait longtemps que macareux et fous de Bassan ne nicheraient plus dans notre pays. 

Alors bravo les amis pour votre travail remarquable et un très grand merci à Pascal pour ces moments magiques !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié dans Biodiversité sauvage

Partager cet article

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>