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Bientôt un chien à l’Élysée ? Monsieur le Président, adoptez un chien berger d’Auvergne !

Publié le par lesbiodiversitaires

La presse indique ces jours-ci qu’Emmanuel et Brigitte Macron réfléchissent à bientôt héberger un chien à l’Élysée. Et pourquoi pas un chien de race berger d’Auvergne ?

 

L’Association de sauvegarde du chien berger d’Auvergne a diffusé aujourd'hui un communiqué pour lancer l'idée !

Elle se propose d’accueillir le Président et son épouse chez les agriculteurs auvergnats, de leur offrir un chiot et de leur faire découvrir cette race qui a failli disparaître et qui reste extrêmement menacée.

Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.
Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.

Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.

En effet, il y avait autrefois en Auvergne, mais aussi sur l’ensemble du Massif central un chien de berger remarquable, qui possédait une triple qualité : chien de travail (de troupeau), chien de garde, chien de chasse.

Cette population, « bâtarde » pour certains, réputée pour son intelligence, a peu à peu cédé le pas devant la vogue du border collie. Dès le milieu des années 1980, il a fortement régressé pour quasiment disparaître début 2000.

Ce chien « à tout faire » est aujourd’hui au bord de l’extinction.

Officiellement redécouvert en mai 2014 dans quelques fermes auvergnates, son association de sauvegarde a été officiellement créée le 17 novembre 2014.

Notre démarche a besoin de soutien : nous ne sommes que quelques-uns à essayer de sauver ce chien. C’est pourquoi l’Association de sauvegarde du chien berger d’Auvergne serait heureuse que ce chien originaire de nos campagnes, représentant typique de la biodiversité domestique française, trouve sa place au cœur de l’Elysée.  

Chienne berger d'Auvergne.

Chienne berger d'Auvergne.

Peu de chances qu'on soit entendu mais après tout, allez, soyons fous ! Puis ça changerait des labradors !
L'un des membres du Conseil d'Administration est en train de se charger de faire passer le courrier au Président via un député.

Alors si comme nous vous voulez voir un chien Berger d'Auvergne à la tête de l'Etat, diffusez l'info ! 

Ce serait une belle revanche pour un chien encore au bord de l'extinction.
Pour en savoir plus sur le chien berger d'Auvergne, consultez son site web ici et sa page Facebook là.

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Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié le par lesbiodiversitaires

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Voici quelques photos prises hier après-midi dans l’archipel des Sept-Îles (Côtes d’Armor), avec le conservateur de la réserve en personne, Pascal Provost, qui a eu la gentillesse d’emmener ses amis faire le tour des îles à l’occasion de son anniversaire ! Cette balade magnifique est réalisable par tous : nous nous sommes contentés d’embarquer sur l’un des navires locaux qui propose ce circuit à tous les amoureux de nature.

La réserve naturelle des Sept-Îles est l’une des plus anciennes de France, puisqu’elle a été créée en 1912 par la LPO pour protéger un petit oiseau devenu emblématique : le macareux moine.

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

Ce petit oiseau marin au bec coloré reste, encore aujourd’hui, extrêmement rare en France. Il ne niche plus qu'aux Sept-Iles avec des effectifs réduits (moins de 200 couples). L'avenir du "perroquet-de-mer" reste incertain. Pollution des mers, tempêtes, réchauffement climatique, autant de facteurs qui semblent s'acharner sur cette espèce.

Fulmar boréal

Fulmar boréal

La réserve naturelle est également célèbre pour son île Rouzic, qui abrite la seule colonie française de fous de Bassan, ce célèbre oiseau de mer qui trouve ici un lieu préservé pour se reproduire.

La population est d'environ 20 000 couples - elle est stable. Cependant, le succès de reproduction donne des signes d'inquiétude, les adultes devant à présent aller chercher les poissons de plus en plus loin de la colonie dans des mers qui se réchauffent...

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles
Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

On trouve également dans la réserve des mammifères marins, comme le phoque gris qui s'y reproduit. C'est même l'une des plus grosses colonies françaises.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

De nombreuses autres espèces d'oiseaux nichent sur cette réserve. C'est le cas du pingouin torda et du guillemot de Troïl, proches cousins du macareux moine. De même le fulmar boréal, et l'huitrier pie s'y reproduisent. L'archipel héberge enfin le faucon pèlerin.

Guillemot de Troïl

Guillemot de Troïl

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

La préservation de tous ces magnifiques animaux n'est possible que grâce au travail passionné et acharné, depuis des dizaines d'années, de toute l'équipe de la Réserve des Sept-Iles, qui allie parfaitement rigueur scientifique et sensibilisation du grand public.

N'hésitez pas à aller voir ou revoir cette réserve naturelle accessible à tous et surtout à soutenir ceux qui permettent son existence ! Car même si l'écologie devient (enfin !) un mot  dont beaucoup se revendiquent à présent (jusqu'à il y a peu, c'était plutôt un gros mot !), tout cela reste extrêmement fragile et, dans les faits, les moyens donnés à la protection de l'environnement restent ridicules. N'oublions pas que ces derniers mois encore en France la plupart des associations de protection de la nature étaient menacées, entravées et obligées de licencier. Pourtant, sans elles, des lieux sublimes comme les Sept-Iles n'existeraient pas, et il y aurait longtemps que macareux et fous de Bassan ne nicheraient plus dans notre pays. 

Alors bravo les amis pour votre travail remarquable et un très grand merci à Pascal pour ces moments magiques !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié dans Biodiversité sauvage

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Interview - Tous les chevaux du monde

Publié le par lesbiodiversitaires

Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.
Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.
Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.
Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.

Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.

A l’occasion de la sortie de Tous les chevaux du monde en langue anglaise par l'éditeur américain Princeton University Press, une interview assez complète d’Elise pour le site Cheval d’aventures, le blog des cavaliers voyageurs ! L'occasion de se replonger dans quelques souvenirs.

Découvrez quelques-uns des secrets de la fabrication de cet énorme livre en suivant le lien ci-dessous :

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Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique : Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Publié le par lesbiodiversitaires

Les dérèglements environnementaux actuels génèrent une recrudescence de tiques, et des maladies qui les accompagnent. Paysans, naturalistes, forestiers, randonneurs : toujours en contact avec les hautes herbes et les forêts, nous sommes des populations à risque pour l'une des maladies transmises par les tiques, la maladie de Lyme. Soyons vigilants !

La maladie de Lyme ne se transmet pas d’homme à homme (excepté par transfusion sanguine), mais uniquement suite à la morsure d’une tique infestée (qui ne mord généralement qu'une seule personne à la fois). A première vue, on pourrait donc penser qu'il est difficile de l'attraper.

Or rien que dans nos connaissances, à travers la France, 7 personnes ont déjà été infectées suite à une morsure de tique, dont 2 enfants. A l’échelle individuelle, statistiquement, c’est énorme ! Et dès qu’on en parle aux gens, il y a toujours quelqu’un qui a une belle-sœur, un cousin, un ami qui l’a eue. Il ne s’agit donc pas que d’un emballement médiatique. Dans le milieu des amoureux de la nature, en tout cas, et des personnes qui travaillent dans les campagnes, le problème est réel.

Car parmi les rares animaux profitant des dérèglements environnementaux actuels, les tiques se portent de mieux en mieux…

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

D’abord, pourquoi y a-t-il de plus en plus de tiques ?

Car c’est là le cœur du problème. Les tiques ont toujours porté des maladies, c’est sans doute ainsi depuis la nuit des temps. Or, tout le monde peut aisément en faire le constat, il y a de plus en plus de tiques. Et l’on se fait de plus en plus régulièrement mordre.

Cette augmentation des tiques est liée aux déséquilibres environnementaux générés par l’homme. Une fois encore, nous sommes la cause du problème.

La raison première, c’est le réchauffement climatique. D’une manière générale, l’accroissement des températures est favorable à beaucoup de bestioles qui raccourcissent leur cycle de reproduction et qui, dans certains cas, peuvent se reproduire deux fois par an au lieu d’une.

Ensuite, la déprise agricole favorise l’embuissonnement des milieux, leur fermeture, pour le plus grand plaisir des tiques. Enfin, l’augmentation importante de la grande faune (cerfs, chevreuils, sangliers – vecteurs bien connus des tiques) contribue elle aussi à leur propagation

La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

C’est une maladie qui se soigne très bien… si elle est diagnostiquée. Sinon, elle peut être très grave. Une fois piqué par une tique porteuse de la maladie, soit on a « de la chance » et l’on développe rapidement un érythème migrant rouge, en même temps que des symptômes grippaux. Dans ce cas, rapidement soigné avec des antibiotiques, on est guéri. Soit, ces symptômes ne sont pas présents et dans ce cas, le risque de « chronicisation » de la maladie est important, avec une batterie de symptômes musculaires, articulaires, cardiaques, neurologiques, tout à fait divers et qui égarent le diagnostic…

Le test classique (de type Elisa) ne semble donner de résultat fiable que dans 50% du cas. Le test Western Blot, plus efficace (plus de 80%) n’est pas délivré aisément car il faut que le test Elisa soit positif ! Ce qu’il n’est pas forcément, même en cas d’infection !

Le souci, c’est que beaucoup de médecins refusent de prescrire un Western Blot, même en cas d’Elisa négatif ! Or refuser ces tests à des populations à risque, comme les naturalistes ou les agriculteurs, c’est à peu près comme si on refusait des tests du sida à des gens avec pratiques à risque. Qu’on le refuse à un urbain, peut-être. Mais à un agriculteur ou naturaliste en permanence dans la nature, c’est incompréhensible !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Que faire pour s’en préserver ?

A l’échelle individuelle, on ne peut pas inverser les dérèglements environnementaux mondiaux (même si on peut tout faire pour ne pas y contribuer !). 

Si on a un jardin, la présence de poules, ces redoutables prédatrices, diminuera celle des tiques (mais aussi à peu près tout ce qui bouge : insectes, serpents, etc. !).

Quand on part en balade dans la nature, il faut être particulièrement vigilant aux zones forestières et aux hautes herbes.

Ne vous habillez pas avec des couleurs sombres ! Vous ne pourriez pas voir les tiques. Tandis que des vêtements de couleur claire vous permettront de les apercevoir cavaler sur vous. Couvrez-vous (pas de short, des chemises à manches longues, des grosses chaussures et surtout pas des sandales, remontez vos chaussettes sur votre pantalon ou portez des guêtres… certes ce n’est pas la classe mais bon, on s’en fout !).

Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique :  Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Ayez toujours un tire-tique sur vous (ça coûte 5 euros à la pharmacie ou chez le véto), dans votre sac, dans votre voiture.

Une fois rentré, allez hop, à poil et une bonne inspection pour voir si vous ne transportez pas un passager clandestin. Si c’est le cas, enlevez la tique avec le tire-tique, en prenant soin de ne pas arracher la tête. Tuez-la une fois enlevée (c’est coriace ces bestioles).

Et les semaines suivantes, surveillez bien si aucune tache rouge ou symptôme suspect n’apparait. Si c’est le cas, filez chez le médecin et insistez bien sur le fait que vous êtes en contact constant avec la nature…

Il ne s’agit pas d’être phobique des tiques, mais en prenant des mesures de précaution, on peut quand même considérablement limiter le risque de morsure. Autant le faire !

Et continuez à militer pour la préservation de l'environnement : les tiques ont leur place dans l'écosystème et, en soit, ne sont pas un problème. Rappelez-vous, quand vous étiez plus jeunes, combien elles étaient plus rares... Elles ne deviennent un souci qu'à cause des déséquilibres que nous, humains, générons. Il serait temps de comprendre que nous sommes les premiers à souffrir des destructions que nous infligeons à notre planète ! Dans un monde détruit, il ne restera plus de dauphins, d'hirondelles ou de pandas... mais il restera des tiques, ça c'est certain ! Alors quel monde voulons-nous ? La prochaine fois que quelqu'un vous dit que le réchauffement climatique c'est cool parce qu'on peut faire bronzette plus tôt au printemps, parlez-lui des tiques...

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Réseau Paysans de nature : quand des agriculteurs protègent l’environnement

Publié le par lesbiodiversitaires

Ils sont quelques dizaines en France, principalement dans l’Ouest. Des pionniers, qui vont bien plus loin que la simple production en « bio ». Naturalistes devenus paysans, surtout, mais aussi paysans devenus gardiens et gestionnaires avisés de la nature. Leur but commun : réconcilier nature et agriculture.

Il est tout aussi connu dans le monde de la protection de la nature que dans celui de la préservation des races agricoles à petits effectifs : Frédéric Signoret, le leader du réseau Paysans de nature, est un naturaliste. Il est même le président de la Ligue pour la protection des oiseaux en Vendée (LPO). Mais c’est également un paysan, éleveur de vaches maraîchines, en bio. Le tout sur l’un des sites naturels les plus riches de l’ouest de la France : le Marais Breton, en Vendée. Ici les animaux paissent sur des prairies humides où nichent vanneaux, barges à queue noire ou chevaliers gambettes.

Barge à queue noire

Barge à queue noire

Frédéric est loin d’être un doux rêveur : c’est un homme de conviction et d’entreprise. Il sait manager sa ferme avec clairvoyance. Ses vaches, de race Maraîchine, appartiennent à une race à petits effectifs. La viande est vendue en circuit court. Les terres sont des espaces naturels sous haute surveillance car incomparables en France. Avec sa méthode douce d’élevage, respectueuse de la biodiversité sauvage, Frédéric Signoret a restauré un équilibre unique entre le domestique et le sauvage. Entre production et conservation. Il vit, il vit bien et se permet même de partir 3 semaines en vacances par an. Qui dit mieux ?

Frédéric Signoret et cobs normands. Crédit photo : ADEAR85

Frédéric Signoret et cobs normands. Crédit photo : ADEAR85

Paysans de nature est donc un réseau de fermes qui prend en compte la biodiversité sauvage comme un élément totalement intégré à la gestion de l’exploitation agricole. Chaque ferme est un conservatoire. Et pas que d’espèces remarquables. Mais aussi de ce que l’on appelle la nature « ordinaire », indispensable à notre vie. L’objectif de ce réseau est la valorisation, la promotion et la diffusion d’expériences agricoles vertueuses.

Crédit photo : Marion Lemonnier

Crédit photo : Marion Lemonnier

Linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse

Les associations environnementales sont dépositaires de la charte qui lie les « paysans de nature ». Cette charte engage chacun d’eux à respecter et à valoriser la biodiversité sauvage. En retour, les associations (comme la LPO par exemple) forment les paysans qui en ont besoin à cette démarche et les aident à valoriser leur travail.

Crédit photo : Alain Rétrif à gauche - Tarier pâtre mâle à droiteCrédit photo : Alain Rétrif à gauche - Tarier pâtre mâle à droite

Crédit photo : Alain Rétrif à gauche - Tarier pâtre mâle à droite

On trouve au sein de Paysans de nature des personnalités et des exploitations variées. Ainsi, Jean-Noël Pitaud, saunier sur l’île de Noirmoutier qui exploite un sel de très haute qualité et qui protège en même temps une colonie d’avocettes élégantes ! Sur le rebord de ses marais salants, de temps en temps, il trouve des traces de loutres…

Jean-Noël Pitaud, à Noirmoutier. Crédit photo : Alain Rétrif

Jean-Noël Pitaud, à Noirmoutier. Crédit photo : Alain Rétrif

Crédit photo : Alain Rétrif

Crédit photo : Alain Rétrif

Ailleurs ce sera un travail de conservation d’une population d’orchidées sauvages avec le pâturage raisonné de moutons, là, la protection d’insectes rares avec une gestion intelligente de la fenaison.

Crédit photo : J-L Ronne (à gauche) - Lièvre à droiteCrédit photo : J-L Ronne (à gauche) - Lièvre à droite

Crédit photo : J-L Ronne (à gauche) - Lièvre à droite

Selon Thomas Rabu, paysan-boulanger et éleveur d’ovins, « être paysan-cultivateur, au sens noble du terme, participe de l’entretien et du maintien de la biodiversité ».

Crédit photo :  Michel Etienne

Crédit photo : Michel Etienne

Et ça fonctionne ! Protection de l’environnement, valorisation des produits (bio) en circuit cours, tout cela crée des emplois… et des vocations !  Ce qui différencie les paysans de nature des agriculteurs traditionnels, c’est que chez les premiers, chaque espèce, animale ou végétale, sauvage ou domestique, a sa place. Pour résumer : « on n’exploite pas notre terre, on la cultive », comme aiment à le dire Jean-Louis et Sophie Bonnin, éleveurs dans le Maine-et-Loire.

Crédit photo : Alain Rétrif (à gauche) - Milan royal à droiteCrédit photo : Alain Rétrif (à gauche) - Milan royal à droite

Crédit photo : Alain Rétrif (à gauche) - Milan royal à droite

Face à l’uniformisation que l’on veut imposer à grande échelle à l’agriculture, les paysans de nature veulent retrouver de la diversité, essentielle pour la pérennité cette activité.

Vaches et bergeronnettes printanières

Vaches et bergeronnettes printanières

Car l’agriculture moderne a oublié une chose : elle ne peut vivre sans les bactéries du sol, les plantes des prairies, les insectes pollinisateurs et tout ce qui constitue la biodiversité. Ce n’est pas  une chimère d’écolo idéaliste, c’est du simple bon sens scientifique.

Ludivine Cosson. Crédit photo : ADEAR85

Ludivine Cosson. Crédit photo : ADEAR85

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Des conséquences des renards sur les crêpes

Publié le par lesbiodiversitaires

Des conséquences des renards sur les crêpes

Ce printemps, le renard a encore sévi.
Il a mangé le gros coq de race marans du poulailler, bien dodu !
Bon, l’un dans l’autre, ne plus avoir de coq pour poursuivre la voisine et la factrice, ce n’est pas un mal. Parce que D’jo Coco, pour se taper la honte dans le voisinage, c’était quand même le plus fort !
Ce curieux volatile avait aussi la particularité de pratiquer la mendicité. Il faisait la tournée des voisins, frappant aux vitres jusqu’à ce qu’ils lui donnent quelque chose de bon à manger. En grandissant, il se mit aussi en tête de monter la garde, mission qu’il accomplit avec une grande conscience professionnelle. Alors finir dans le ventre du renard, après une vie aussi courte qu’intense à faire le malin dans tout le quartier, est une mort honorable.

(Décision n°1 : fini les coqs, il n’y aura plus que des poules au poulailler !)

Des conséquences des renards sur les crêpes
Des conséquences des renards sur les crêpes

Tout ça pour dire que le printemps est le moment stratégique dans tous les poulaillers, car les renards, qui ont leurs petits à nourrir, sont prêts à prendre bien plus de risques qu’à l’ordinaire. Ce renard n’est pas venu de nuit, mais de jour, à un moment où tous les êtres humains du coin étaient absents (preuve qu’il observe bien).
La poulette en a réchappé, car elle se trouvait hors du poulailler (décision n°2 : terminé les volières en grillage, en cas d’attaque, les poules s’y trouvent coincées…). Elle a été exfiltrée chez des amis. Parce que quand le renard a trouvé un poulailler intéressant, il revient.

Renardeau gambadant dans le pré des chevaux !Renardeau gambadant dans le pré des chevaux !

Renardeau gambadant dans le pré des chevaux !

Des amours de feu D’jo Coco et sa poule, il y avait 5 œufs dans le frigo, destinés à faire de bonnes crêpes. Miam ! Oui mais voilà, d’un coup, la lignée de ces poules marans venues l’an dernier sous forme d’œufs de chez Victor Couapel allait s’éteindre ! Tous ces efforts pour rien !
Or il y a quelques années, Perrine, une ancienne collègue aussi éleveuse de poules Noire de Challans, avait donné le tuyau suivant : « Même gardés au frigo, les œufs de poule fécondés, si vous les mettez finalement à couver, cela donne sans problème des poussins ! »
Appel fut donc passé à tous les copains éleveurs de cocottes du secteur. Avez-vous une poule qui s’apprête à couver ? « Ah oui, j’en ai une qui se tâte », répondit justement François (les histoires de couvaison, ça tombe toujours sur lui). (Décision n°3 : les œufs de D'jo Coco ne serviront pas à faire des crêpes) Les 5 œufs partirent donc directement du frigo bien froid jusque à Lorient, et furent mis sous le croupion bien chaud d’une brave coucou de Rennes.

Cette dernière fit de bon cœur son devoir, puisque 5 poussins ont éclos. 100 % de réussite. Donc oui, les œufs fécondés, même après un passage de plusieurs jours au frigo, restent utilisables !

Des conséquences des renards sur les crêpes
Merci à François pour les photos des poussins ! On voit déjà les petites plumes sur les pattes, typique des poules marans.Merci à François pour les photos des poussins ! On voit déjà les petites plumes sur les pattes, typique des poules marans.

Merci à François pour les photos des poussins ! On voit déjà les petites plumes sur les pattes, typique des poules marans.

La vie est toujours pleine de surprises et de détours, puisque, finalement, ces 5 petits poussins qui piaillent joyeusement dans l’herbe doivent d'être nés… au renard ! 

Mais que cette histoire ne vous empêche pas de manger des crêpes !! 

Des conséquences des renards sur les crêpes

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Les Biodiversitaires ont 6 ans !

Publié le par lesbiodiversitaires

Les Biodiversitaires ont 6 ans !

Le blog a démarré en 2011. Et on espère avoir contribué, à notre niveau, à créer du lien entre le monde de la biodiversité sauvage et celui de la biodiversité domestique !

Notre idée reste de générer des passerelles entre ces deux univers, de faire découvrir aux naturalistes les races domestiques à petits effectifs, de faire entrevoir aux éleveurs certains aspects de la nature sauvage, de faire partager à tous des émotions, des informations ou des réflexions autour de la nature et d’une certaine idée de l’agriculture.

Actuellement, chaque mois, 4 000 à 5 500 personnes consultent le blog. Près de 200 000 personnes sont venues depuis sa création, consulter les 200 articles déjà publiés, ce qui est encourageant pour des sujets un peu confidentiels sur la biodiversité sauvage et domestique !

C’est un travail bénévole que nous réalisons. Aussi, n’hésitez pas à nous dire quand cela vous plait, pour que cela ait du sens pour nous de continuer.

Par ailleurs, à partir d’aujourd’hui (et pour faire plaisir à une amie qui se reconnaîtra !), les articles du blog seront diffusés aussi sur une page publique Facebook ici.
Philippe sera le contact de cette page. D’anciens articles, pour ceux qui veulent découvrir (ou redécouvrir) le blog, seront diffusés en alternance avec les derniers articles en date. Ainsi que quelques photos qui n'auraient pas fait l'objet d'articles sur le blog, ou qui ont simplement été prises récemment sur le terrain.

A bientôt !

Les Biodiversitaires ont 6 ans !

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Horses of the world

Publié le par lesbiodiversitaires

Horses of the world

Et voilà, pour ceux qui ont des amis anglophones, le gros pépère est sorti aux USA !

Après sa traduction en Allemagne (Pferde der Welt), le livre Tous les chevaux du monde (texte Elise Rousseau, dessins Yann Le Bris) parait aux États-Unis, chez un éditeur de référence scientifique : Princeton University Press, sous le titre Horses of the world.

Tous les chevaux du monde est le guide complet de toutes les races de chevaux que l’on peut trouver dans le monde, y compris les plus rares et les plus menacées. Un inventaire exhaustif de la biodiversité équine. Ci-dessous, la couv' de la version française.

 

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Biodiversité. Et l’humanité ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Biodiversité. Et l’humanité ?

Un peu dur ces derniers temps de résister à une certaine misanthropie, avec tous les dingues qui conduisent la planète.
Du coup, comme ce blog a pour thème la biodiversité, c'est le moment de faire un peu partager la biodiversité humaine, aussi.
En voyageant ou en travaillant, de nombreuses rencontres se produisent, et, question diversité, les humains ne sont pas en reste ! L’occasion, parfois, de faire leur portrait…
Quelques photos parmi tant d’autres, histoire que circulent un peu aussi les beaux visages qui constituent l’humanité et donnent des raisons d’espérer !

Les humains, c'est aussi :

Des rêveuses

Des rêveuses

Des naturalistes sur le terrain (Georges, Syrie, Julie, île de Sein)Des naturalistes sur le terrain (Georges, Syrie, Julie, île de Sein)

Des naturalistes sur le terrain (Georges, Syrie, Julie, île de Sein)

Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)
Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)

Des artistes – atelier de Sarah (New York, USA), Mam’s (Touraine), des dessinateurs qui ont réalisé des vélins du Muséum (François, Muséum d’histoire naturelle de Paris)

Des gens qui savent encore bâter les chevaux (Irakli, naturaliste et guide de haute montagne du Caucase, Géorgie)

Des gens qui savent encore bâter les chevaux (Irakli, naturaliste et guide de haute montagne du Caucase, Géorgie)

Des cavaliers qui montent à cru (Afrique du Sud)

Des cavaliers qui montent à cru (Afrique du Sud)

Des mecs qui ont le sens du style

Des mecs qui ont le sens du style

Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)
Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)

Des enfants et ados Syriens dont on se demande bien ce qu’ils sont devenus (Syrie, avant la guerre)

Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)
Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)

Des japonaises modernes... (à Arasaki, Japon)

...et traditionnelles (Cap Toï, Japon)

...et traditionnelles (Cap Toï, Japon)

Des gens qui vont compter les sternes sur un îlot (Rivière d’Etel, Morbihan)

Des gens qui vont compter les sternes sur un îlot (Rivière d’Etel, Morbihan)

Des sumos (à Arasaki, Japon)

Des sumos (à Arasaki, Japon)

Des sauveurs de tortues marines (Marco, Madère)

Des sauveurs de tortues marines (Marco, Madère)

Des filles qui ont les cheveux violets

Des filles qui ont les cheveux violets

Des musiciennes (Anne et son violon, Ain)

Des musiciennes (Anne et son violon, Ain)

Biodiversité. Et l’humanité ?
Des vétérinaires de terrain téméraires (Jean-François et chien berger d'Auvergne, Cantal)

Des vétérinaires de terrain téméraires (Jean-François et chien berger d'Auvergne, Cantal)

Des aventuriers revenant trempés et de nuit d’une rivière infestée de piranhas (Domi et Yvan, jungle du Pantanal, Brésil)

Des aventuriers revenant trempés et de nuit d’une rivière infestée de piranhas (Domi et Yvan, jungle du Pantanal, Brésil)

Des profonds humains bienveillants (Terbish, Mongolie)

Des profonds humains bienveillants (Terbish, Mongolie)

Des Brésiliens qui connaissent la jungle comme leur poche (Jao) et des mecs à côté de qui Indiana Jones est un petit rigolo (Nyambayar, désert de Gobi)Des Brésiliens qui connaissent la jungle comme leur poche (Jao) et des mecs à côté de qui Indiana Jones est un petit rigolo (Nyambayar, désert de Gobi)

Des Brésiliens qui connaissent la jungle comme leur poche (Jao) et des mecs à côté de qui Indiana Jones est un petit rigolo (Nyambayar, désert de Gobi)

Des enfants de la steppe (Mongolie)

Des enfants de la steppe (Mongolie)

Des hommes qui cherchent et espèrent malgré la brume (Yves, forêt de Camors, Morbihan).

Des hommes qui cherchent et espèrent malgré la brume (Yves, forêt de Camors, Morbihan).

Des éleveurs de vaches incroyables qui semblent sorties d’un livre de Tolkien (Bernard et son bœuf béarnais, Pyrénées-Atlantique)

Des éleveurs de vaches incroyables qui semblent sorties d’un livre de Tolkien (Bernard et son bœuf béarnais, Pyrénées-Atlantique)

Des gars qu’on trouve toujours au détour d’une ruelle, sur une île, en octobre (Maxime, île de Sein)

Des gars qu’on trouve toujours au détour d’une ruelle, sur une île, en octobre (Maxime, île de Sein)

Des expertes des questions agricoles mongoles avec qui on peut discuter de races de chevaux au retour d’expé (Jiji, Oulan Bator - photo d’Yvan Tariel)

Des expertes des questions agricoles mongoles avec qui on peut discuter de races de chevaux au retour d’expé (Jiji, Oulan Bator - photo d’Yvan Tariel)

Un écrivain et rapaçologue tout vert qui a quitté la Terre et qui nous manque (Bertrand, Inde – photo de Magali Goliard)

Un écrivain et rapaçologue tout vert qui a quitté la Terre et qui nous manque (Bertrand, Inde – photo de Magali Goliard)

L’humanité, c’est pas que les affreux qu'on voit et qu'on entend partout, c’est aussi toutes ces belles personnes qui sourient, qui rêvent, qui réfléchissent, le visage vert ou les cheveux violets, la peau noire ou dorée, dans toute leur diversité.

Et si on sortait de l’ombre ?

Poterie (Séoul, Corée du Sud)

Poterie (Séoul, Corée du Sud)

Un merci à ceux qui se reconnaîtront !

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Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour les personnes un peu sauvages, l’hiver se prête à merveille à la visite des sites historiques : ils sont quasi déserts ! Ce qui permet de les découvrir sous un tout autre angle, et de s’apercevoir qu’avec leurs vieilles pierres et leurs anfractuosités, ils sont souvent appréciés des oiseaux.

Delphes aux tous premiers jours de février. Soleil superbe et déjà une température clémente. Site de l’Oracle, presque désert. Entre les colonnes, les pierres blanches laissées à même le sol, le théâtre, poussent quelques cyprès et pointent déjà le jaune et le blanc des premières fleurs. Au fond, le mont Parnasse, en partie enneigé. Rougegorges et rougequeues noirs, mais aussi des dizaines de fauvettes à tête noire, tous hivernants, se sont donnés rendez-vous à l’omphalos, le nombril du monde puisque c’était là, selon les anciens Grecs, qu’il était censé être. Le grand ornithologue suisse, Paul Géroudet, dans son texte introductif sur la fauvette de Rüppell, tout à fait inféodée à cette région, évoque le chant de l’espèce « dans les ruines vénérables [de Delphes] enchâssées dans une nature tragique de grandeur ». Il est trop tôt en saison pour l’entendre.

Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques
Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

Mais celle qui couvre de ses vocalises tous les autres oiseaux est la sittelle de Neumayer, cousine « minérale » de notre sittelle torchepot. Elle fréquente en effet les falaises, les roches, les escarpements et se trouve bien à l’aise au sommet d’une colonne ou entre des blocs de pierre taillée. Les oiseaux paradent et les mâles, avec leur tuituituituitui sonore allant en s’accélérant, monopolisent l’espace vocal. Le monticole bleu se fait du coup bien discret. Et partout, curieux et effrontés, les rougegorges accompagnent la visite.

Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques
Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques
Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

Plus au nord, dans les Météores, le paysage est tout autre. C’est encore l’hiver et certaines routes sont bloquées par la neige… Les impressionnants pitons rocheux, surmontés d’un monastère, sont bien austères sous le ciel gris. Les oiseaux se montrent particulièrement discrets, hormis les mésanges charbonnières qui sont déjà à la noce et, une fois encore, quelques sittelles de Neumayer qui mettent un peu d’ambiance. Un geai glisse furtivement entre deux à-pics rocheux, un grand corbeau croasse lugubrement tandis qu’il s’enfonce dans un dédale de roches. Vu l’endroit et les falaises impressionnantes, c’est le moment de chercher le tichodrome échelette qui est tout à fait chez lui. Malgré un scan consciencieux des parois, nous ne trouvons rien… sauf une petite chevêche blottie dans une anfractuosité du rocher, et qui semble gelée.

Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques
Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

Le lendemain matin, avec un franc soleil, nous poursuivons la visite des monastères ouverts à cette période de l’année. A celui du Grand Météore nous trouvons enfin un tichodrome qui volète et escalade en soubresauts la paroi de la falaise, juste en contrebas du chemin ! Oui, mais des touristes arrivent aussi avec leurs éclats de voix. L’oiseau va-t-il décoller ? Eh bien non : indifférent aux bruits et aux mouvements, il continue son inspection systématique de tous les petits trous de la roche à la recherche d’animalcules, nous permettant de superbes observations. Puis d’un coup, il décolle de son vol papillonnant et rose.

Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques
Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

À Athènes, nous nous limitons cette fois-ci à l’Acropole et son Parthénon. Le temps est plus que printanier. C’est sans doute en partie pour cela qu’il y a déjà pas mal de monde sur le site (mais bien moins qu’en été). Les insectes sont sortis : abeilles, moro-sphinx, papillons, etc. Les fleurs abondent déjà. Et nous ne sommes qu’au tout début de février.

Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques
Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

Hormis les pigeons et quelques rares pies, pas grand-chose autour du Parthénon. C’est dans les bosquets de pins et de cyprès autour que l’on trouve les oiseaux : sempiternels rougegorges et rougequeues noirs, mais aussi la fauvette mélanocéphale qui chante déjà et pousse ses crécelles caractéristiques. Et un couple de bergeronnettes grises qui s’active discrètement à construire son nid entre des blocs de pierre, à quelques mètres seulement du chemin où défilent des dizaines de touristes.

Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

A 70 km au sud d’Athènes, le cap Sounion pointe fièrement son éperon dans la mer Egée. Il abrite aussi le temple dédié à Poséidon, le dieu de la Mer. Les deux membres de la Mor Braz Team que nous sommes se devaient d’aller voir ce haut-lieu pour tous les marins. Là encore, le site est presque désert et nous profitons d’une petite brise ensoleillée de fin de journée pour admirer le site. Au large, des puffins yelkouans sont en pêche, tandis qu’un faucon pèlerin rase la falaise. Mais les cerbères du lieu sont les goélands (leucophées) qui patrouillent inlassablement dans les airs et nous fixent de leur œil dur et jaune en nous gratifiant de gèkgèkgèk presque menaçants. A terre, les gardiens sont plus débonnaires. Ce sont des perdrix choukars qui sont aussi nombreuses que peu farouches et qui se promènent allègrement sur le parterre du temple.

Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques
Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques Grèce en hiver : les oiseaux des sites antiques

Plus loin sur la falaise, invisible pour le non-naturaliste, une chevêche d’Athéna surveille l’horizon : c’est un sentiment particulier de trouver dans ces lieux mythiques cet oiseau dévolu à la déesse grecque de la sagesse.
Le temple de Poséidon est un lieu empreint de quiétude et de sérénité, quelque chose qui monte du fond de l’océan et semble résonner sur le cap depuis la nuit des temps. Au loin, le chant râpeux trahit la présence d’une fauvette mélanocéphale. Pour elle aussi, le printemps est arrivé.

Publié dans Biodiversité sauvage

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