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Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017

Publié le par lesbiodiversitaires

Dauphins communs

Dauphins communs

Depuis que la Mor Braz Team est née il y a environ deux ans et demi, l’un des objectifs de l'équipe était de partager avec le grand public ces observations magiques que nous vivons dans notre cher océan morbihannais. L’idée d’une sortie en mer grand public est née il y a quasi deux ans, et nous sommes tous heureux qu’elle ait pu se réaliser hier. Pour l’occasion, les vents et les eaux furent favorables, apportant aux observateurs émerveillés des nuées d’oiseaux… et de dauphins.

Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).
Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).
Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).

Fous de Bassan (le premier est un oiseau de deuxième année).

Ce samedi 16 septembre, Bretagne Vivante a embarqué 70 personnes à bord du navire de la compagnie Navix, au départ de Locmariaquer. L’idée était de sensibiliser le grand public à la richesse naturelle du Mor Braz. En effet, comme ceux qui suivent ce blog le savent désormais, cette zone est un lieu de prédilection pour les oiseaux et les mammifères marins, dont certaines espèces rares.

Océanites tempêtes.
Océanites tempêtes.Océanites tempêtes.

Océanites tempêtes.

Notre crainte était bien sûr que les animaux, toujours imprévisibles, ne soient pas au rendez-vous. Nous avons quand même connu quelques sorties parfois un peu difficiles... Mais le Mor Braz fut très généreux :

 

Grand labbe, labbe parasite, mouette de Sabine, puffin des Baléares, puffin anglais, fou de Bassan, océanite tempête et une mouette mélanocéphale baguée en République tchèque ! Et bien sûr les habituels : goélands argentés, bruns et marins, sternes caugeks et pierregarins. Ainsi qu’un poisson-lune !

Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.
Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.
Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.
Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.

Jeune mouette mélanocéphale, guillemot de Troïl, grand labbe.

Dans l’après-midi, un chalutier nous a permis l’observation d’un spectacle incroyable : environ 5000-6000 oiseaux de mer se pressant derrière le bateau.

Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017
Derrière ce chalutier, il y avait environ 3 % de la population mondiale de puffin des Baléares ! En effet, le puffin des Baléares est très rare (environ 20 000 individus), et il y en avait environ 500 individus derrière ce bateau... faites le calcul.

Derrière ce chalutier, il y avait environ 3 % de la population mondiale de puffin des Baléares ! En effet, le puffin des Baléares est très rare (environ 20 000 individus), et il y en avait environ 500 individus derrière ce bateau... faites le calcul.

Puffin des Baléares et dauphins communs.
Puffin des Baléares et dauphins communs.

Puffin des Baléares et dauphins communs.

Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017

Et surtout, un groupe de plus de cent dauphins (essentiellement du dauphin commun, 2 ou 3 grands dauphins) a provoqué des émotions très intenses chez les observateurs présents, mais aussi chez l’équipage du navire de la Navix, enthousiasmé de découvrir un pareil spectacle.

Dauphins communs.
Dauphins communs.
Dauphins communs.

Dauphins communs.

Nous espérons que désormais, ces 70 personnes deviennent à leur tour des ambassadeurs de la préservation de la nature en général, et de cet océan magnifique en particulier.

Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !
Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !
Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !

Une scène amusante : ce fou de Bassan est obligé de décoller vite fait à cause de l'arrivée d'un groupe de dauphins communs !

La mythique mouette de Sabine.
La mythique mouette de Sabine.
La mythique mouette de Sabine.

La mythique mouette de Sabine.

Nous savons que nous n’avons pas pu emmener ni même informer tout le monde cette année. Si vous voulez être prévenus en priorité, le plus simple est encore d'adhérer à l’association Bretagne Vivante, section Ornithologie ! Rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle sortie ?

Préservons la biodiversité marine du Mor Braz (Morbihan) : sortie du 16 septembre 2017

Voici aussi deux vidéos pour donner une idée de l'ambiance !

L'île Dumet. Arc en ciel sur l'océan.
L'île Dumet. Arc en ciel sur l'océan.

L'île Dumet. Arc en ciel sur l'océan.

Voici quelques conseils de Bretagne Vivante pour préserver les milieux maritimes bretons : Aujourd’hui, partout sur la planète, les océans sont menacés. Et les étendues marines bretonnes ne sont pas épargnées. Pollutions, surpêche, réchauffement climatique : les effectifs d’oiseaux, de mammifères marins et de poissons sont en chute libre.

 

-Pour les locaux et les touristes de passage : encourager la pêche durable, notamment en achetant du poissons en priorité aux ligneurs, si possible directement aux pêcheurs ou aux poissonniers locaux.

 

-Même si cela peut être tentant, il ne faut pas nager avec les dauphins, ni les toucher : non seulement c’est potentiellement dangereux (même sans le faire exprès, un coup de nageoire peut être fatal), mais cela dérange fortement ces animaux. Pour les plaisanciers : ne jamais poursuivre un
groupe de dauphins pour les voir plus près, c’est un énorme dérangement et, par ailleurs, vous ne réussirez qu’à les faire fuir et plonger. La meilleure façon d’observer les dauphins est de couper le moteur et de les laisser venir. En les respectant, leur curiosité naturelle vous offrira souvent un beau spectacle.

 

-Bien sûr, ne jamais rien jeter à la mer : les oiseaux, mammifères et autres habitants des océans peuvent s’étouffer avec un bout de plastique malencontreux.

Tandis que le ciel se couvre, un grand labbe plane au ras des vagues.

Tandis que le ciel se couvre, un grand labbe plane au ras des vagues.

Merci à Bretagne Vivante, à l’équipage de la Navix qui s'est parfaitement débrouillé pour cette première fois à la recherche des oiseaux de mer et notamment à son capitaine Sébastien Perron, ainsi qu'à tous les amis de la Mor Braz Team. Ces photos et vidéos ont été prises hier après-midi (photos : Elise, vidéos : Philippe).

Publié dans Biodiversité sauvage

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Irma… José… Et après ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Source : NOAA

Source : NOAA

Depuis quelques jours les journalistes ne parlent que des ouragans présents et à venir. C’est en effet une catastrophe, et il y a beaucoup de détresse derrière tout ça. Mais à les lire, les voir ou les entendre, on en reste au factuel : la narration des faits, le témoignage des gens. A quelques exceptions près, on ne s’arrête pas sur le « pourquoi » de tout ça et le « comment » l’on pourrait faire pour que la machine climatique ne s’emballe pas davantage.

 

Parce que les choses sont simples : il n’y a peut-être pas plus d’ouragans qu’avant, mais ils sont en moyenne plus violents. Pourquoi ? Parce la température à la surface de l’eau augmente et que la chaleur c’est de l’énergie et que la turbine à ouragans est plus violente. Et pourquoi la température à la surface des océans augmente ? Cela est dû au réchauffement du climat, réchauffement qui est dû (en grande partie ou en totalité) aux activités humaines. Et pourquoi ces activités humaines sont-elles devenues si problématiques ? Parce que notre mode de vie est surconsommateur, dans tous les domaines.

 

Alors ça serait bien si les journalistes en disaient deux mots. Et si chacun de nous, citoyens, on s’interrogeait un instant sur ce que nous pouvons faire pour diminuer les choses (car on le peut !). Il faut pour ça sortir de notre torpeur. Et ce n’est pas le plus facile. En attendant, adieu Irma, voilà José.

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Une p'tite chanson pour les dauphins

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour le partage, voici une vidéo de dauphins tournée fin août dans la cadre du projet d’études dans le Mor Braz.


Une bande de dauphins communs d'une trentaine d'individus est venue ce jour-là entourer le bateau, émerveillant comme toujours les observateurs.

Avec en prime en arrière-fond une petite chanson finale interprétée par Yves B. !

Publié dans Biodiversité sauvage

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Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

Publié le par lesbiodiversitaires

Groumf !

Groumf !

Beaucoup de gens font à présent des efforts pour manger moins de viande. Pour des raisons de santé, bien entendu, mais aussi pour des raisons environnementales. En effet on sait de façon précise l’impact très négatif qu’a l’élevage du bétail sur l’environnement et le réchauffement climatique. Une étude américaine s’est penchée sur les chats et les chiens. Frissons…

 

L’équipe du professeur Gregory Okin, de l’University of California-Los Angeles (UCLA) a travaillé sur l’impact de la consommation de viande par les chats et les chiens des Etats-Unis. La consommation annuelle de ces animaux créée l’équivalent de 64 millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit l’équivalent de 13,6 millions de voitures ! Pas mal…

Ce n’est pas tout. A eux seuls chats et chiens représentent 25 à 30% de l’impact environnemental  global de consommation de viande aux Etats-Unis. Et mieux : si les 163 millions de chiens et de chats américains constituaient un pays à eux seuls, celui-ci arriverait au 5e rang de la consommation mondiale de viande, derrière la Russie, le Brésil, la Chine et… les Etats-Unis (mais devant tous les pays européens).

Et pour finir en beauté, toutous et mimis produisent chaque année 5,1 millions de tonnes de cacas, soit l’équivalent de 90 millions d’Américains. De même, ce qui est mis à la poubelle (non consommé par les animaux) représente la même quantité que la nourriture mise à la poubelle par les humains pour l’ensemble de l’Etat du Massachusetts.

 

 Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

 

L’étude se termine par un point d’humour. Les auteurs ne recommandent pas de passer chiens et chats au régime végétarien, mais de s’interroger réellement sur l’impact environnemental qu’ont ces animaux sur notre environnement. Et sur le climat. Et d'ailleurs, comment font les végétariens, végétaliens et vegans, qui possèdent quand même un chien ou un chat ? Dans le même temps en France, cet été, les abandons d'animaux ont été en très forte augmentation. Ce serait peut-être pas mal d'en avoir moins mais de s'en occuper mieux.

A méditer.

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17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

Publié le par lesbiodiversitaires

Avis aux Bretons, jusqu’au 15 septembre à la réserve naturelle des Marais de Séné, près de Vannes, on peut aller visiter l’exposition de photographies nature issue du concours organisé cette année encore par la réserve.

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

177 photographes de France et de l’étranger ont participé cette année au concours, présentant pas moins de 1 842 photographies ! Beaucoup d’animaux, des plantes et des paysages aussi. Pas facile de choisir parmi toutes ces photos (Elise faisait cette année partie des membres du jury).

Ce concours est un rendez-vous à ne pas manquer pour les photographes, professionnels ou amateurs. Pensez-y pour l’an prochain !

Voici les photos primées. Elles sont ici toutes petites, il faut aller les voir en vrai, en grand, à la réserve.

A noter que des hippopotames ont obtenu le premier prix : un animal auquel on ne penserait pas au premier abord et qui possède pourtant un esthétisme bien à lui. On voit bien ici la puissance et la densité hors norme de cet animal, qui sous son air placide est en réalité l’un des plus dangereux au monde, celui avec lequel il y a le plus d’accidents en Afrique, extrêmement redouté par les Africains. Un hippo, ce n’est pas du tout si pataud que cela en a l’air, ça vous course en un éclair. Bien qu'herbivore, la bestiole est assez susceptible si l'on entre sur son territoire.

Il y a quelques années nous avons rencontré là-bas une Sud-africaine attaquée, qui a survécu et qui en parlait des années plus tard avec encore de l’angoisse dans la voix : selon elle, la méthode pour s'en sortir, si vous êtes coursé par un hippopotame, c'est de courir en zigzagant. Un peu comme pour les taureaux en fait : pris par sa propre masse lancée en pleine course, il a moins de facilités à suivre les zigzags. Mais si vous courez en ligne droite, il vous chope (de toute façon, observez les poules ou les lapins : coursés, ils ne s’enfuient jamais en ligne droite !). Mais bon, à part en photo à la réserve de Séné, il y a encore assez peu de chances de croiser des hippopotames dans le Morbihan… (quoique).

Les photos primées :

Catégorie « Nature sauvage »

1er prix : « Panique chez les hippopotames », Nicolas de Vaulx

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

2ème prix : « Désert de Gobi », Marie-Louise Bernard.

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

Catégorie « Oiseaux »

1er prix : « Le surfer », Jari Heikkinen

17e concours international de photo nature de la réserve naturelle des Marais de Séné : des hippopotames primés

Publié dans Biodiversité sauvage

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Bientôt un chien à l’Élysée ? Monsieur le Président, adoptez un chien berger d’Auvergne !

Publié le par lesbiodiversitaires

La presse indique ces jours-ci qu’Emmanuel et Brigitte Macron réfléchissent à bientôt héberger un chien à l’Élysée. Et pourquoi pas un chien de race berger d’Auvergne ?

 

L’Association de sauvegarde du chien berger d’Auvergne a diffusé aujourd'hui un communiqué pour lancer l'idée !

Elle se propose d’accueillir le Président et son épouse chez les agriculteurs auvergnats, de leur offrir un chiot et de leur faire découvrir cette race qui a failli disparaître et qui reste extrêmement menacée.

Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.
Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.

Chiens bergers d'Auvergne à différents âges.

En effet, il y avait autrefois en Auvergne, mais aussi sur l’ensemble du Massif central un chien de berger remarquable, qui possédait une triple qualité : chien de travail (de troupeau), chien de garde, chien de chasse.

Cette population, « bâtarde » pour certains, réputée pour son intelligence, a peu à peu cédé le pas devant la vogue du border collie. Dès le milieu des années 1980, il a fortement régressé pour quasiment disparaître début 2000.

Ce chien « à tout faire » est aujourd’hui au bord de l’extinction.

Officiellement redécouvert en mai 2014 dans quelques fermes auvergnates, son association de sauvegarde a été officiellement créée le 17 novembre 2014.

Notre démarche a besoin de soutien : nous ne sommes que quelques-uns à essayer de sauver ce chien. C’est pourquoi l’Association de sauvegarde du chien berger d’Auvergne serait heureuse que ce chien originaire de nos campagnes, représentant typique de la biodiversité domestique française, trouve sa place au cœur de l’Elysée.  

Chienne berger d'Auvergne.

Chienne berger d'Auvergne.

Peu de chances qu'on soit entendu mais après tout, allez, soyons fous ! Puis ça changerait des labradors !
L'un des membres du Conseil d'Administration est en train de se charger de faire passer le courrier au Président via un député.

Alors si comme nous vous voulez voir un chien Berger d'Auvergne à la tête de l'Etat, diffusez l'info ! 

Ce serait une belle revanche pour un chien encore au bord de l'extinction.
Pour en savoir plus sur le chien berger d'Auvergne, consultez son site web ici et sa page Facebook là.

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Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié le par lesbiodiversitaires

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Voici quelques photos prises hier après-midi dans l’archipel des Sept-Îles (Côtes d’Armor), avec le conservateur de la réserve en personne, Pascal Provost, qui a eu la gentillesse d’emmener ses amis faire le tour des îles à l’occasion de son anniversaire ! Cette balade magnifique est réalisable par tous : nous nous sommes contentés d’embarquer sur l’un des navires locaux qui propose ce circuit à tous les amoureux de nature.

La réserve naturelle des Sept-Îles est l’une des plus anciennes de France, puisqu’elle a été créée en 1912 par la LPO pour protéger un petit oiseau devenu emblématique : le macareux moine.

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !
On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

On ne se lasse pas des macareux moines, sur fond de mer dorée !

Ce petit oiseau marin au bec coloré reste, encore aujourd’hui, extrêmement rare en France. Il ne niche plus qu'aux Sept-Iles avec des effectifs réduits (moins de 200 couples). L'avenir du "perroquet-de-mer" reste incertain. Pollution des mers, tempêtes, réchauffement climatique, autant de facteurs qui semblent s'acharner sur cette espèce.

Fulmar boréal

Fulmar boréal

La réserve naturelle est également célèbre pour son île Rouzic, qui abrite la seule colonie française de fous de Bassan, ce célèbre oiseau de mer qui trouve ici un lieu préservé pour se reproduire.

La population est d'environ 20 000 couples - elle est stable. Cependant, le succès de reproduction donne des signes d'inquiétude, les adultes devant à présent aller chercher les poissons de plus en plus loin de la colonie dans des mers qui se réchauffent...

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

L'île Rouzic : la zone blanche est constituée de couples de fous de Bassan, posés là, les uns contre les autres !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !
Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Si l'on voit les fous de Bassan un peu partout sillonner les mers bretonnes, ils ne nichent qu'ici !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles
Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

On trouve également dans la réserve des mammifères marins, comme le phoque gris qui s'y reproduit. C'est même l'une des plus grosses colonies françaises.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

Mâle de phoque gris se prélassant sur un rocher.

De nombreuses autres espèces d'oiseaux nichent sur cette réserve. C'est le cas du pingouin torda et du guillemot de Troïl, proches cousins du macareux moine. De même le fulmar boréal, et l'huitrier pie s'y reproduisent. L'archipel héberge enfin le faucon pèlerin.

Guillemot de Troïl

Guillemot de Troïl

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

Sur la gauche, couple de fous de Bassan en train de parader.

La préservation de tous ces magnifiques animaux n'est possible que grâce au travail passionné et acharné, depuis des dizaines d'années, de toute l'équipe de la Réserve des Sept-Iles, qui allie parfaitement rigueur scientifique et sensibilisation du grand public.

N'hésitez pas à aller voir ou revoir cette réserve naturelle accessible à tous et surtout à soutenir ceux qui permettent son existence ! Car même si l'écologie devient (enfin !) un mot  dont beaucoup se revendiquent à présent (jusqu'à il y a peu, c'était plutôt un gros mot !), tout cela reste extrêmement fragile et, dans les faits, les moyens donnés à la protection de l'environnement restent ridicules. N'oublions pas que ces derniers mois encore en France la plupart des associations de protection de la nature étaient menacées, entravées et obligées de licencier. Pourtant, sans elles, des lieux sublimes comme les Sept-Iles n'existeraient pas, et il y aurait longtemps que macareux et fous de Bassan ne nicheraient plus dans notre pays. 

Alors bravo les amis pour votre travail remarquable et un très grand merci à Pascal pour ces moments magiques !

Un haut lieu de biodiversité bretonne : la réserve des Sept-Îles

Publié dans Biodiversité sauvage

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Interview - Tous les chevaux du monde

Publié le par lesbiodiversitaires

Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.
Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.
Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.
Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.

Une petite galerie des différentes couvertures et déclinaisons du livre selon les éditions/pays.

A l’occasion de la sortie de Tous les chevaux du monde en langue anglaise par l'éditeur américain Princeton University Press, une interview assez complète d’Elise pour le site Cheval d’aventures, le blog des cavaliers voyageurs ! L'occasion de se replonger dans quelques souvenirs.

Découvrez quelques-uns des secrets de la fabrication de cet énorme livre en suivant le lien ci-dessous :

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Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique : Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Publié le par lesbiodiversitaires

Les dérèglements environnementaux actuels génèrent une recrudescence de tiques, et des maladies qui les accompagnent. Paysans, naturalistes, forestiers, randonneurs : toujours en contact avec les hautes herbes et les forêts, nous sommes des populations à risque pour l'une des maladies transmises par les tiques, la maladie de Lyme. Soyons vigilants !

La maladie de Lyme ne se transmet pas d’homme à homme (excepté par transfusion sanguine), mais uniquement suite à la morsure d’une tique infestée (qui ne mord généralement qu'une seule personne à la fois). A première vue, on pourrait donc penser qu'il est difficile de l'attraper.

Or rien que dans nos connaissances, à travers la France, 7 personnes ont déjà été infectées suite à une morsure de tique, dont 2 enfants. A l’échelle individuelle, statistiquement, c’est énorme ! Et dès qu’on en parle aux gens, il y a toujours quelqu’un qui a une belle-sœur, un cousin, un ami qui l’a eue. Il ne s’agit donc pas que d’un emballement médiatique. Dans le milieu des amoureux de la nature, en tout cas, et des personnes qui travaillent dans les campagnes, le problème est réel.

Car parmi les rares animaux profitant des dérèglements environnementaux actuels, les tiques se portent de mieux en mieux…

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

D’abord, pourquoi y a-t-il de plus en plus de tiques ?

Car c’est là le cœur du problème. Les tiques ont toujours porté des maladies, c’est sans doute ainsi depuis la nuit des temps. Or, tout le monde peut aisément en faire le constat, il y a de plus en plus de tiques. Et l’on se fait de plus en plus régulièrement mordre.

Cette augmentation des tiques est liée aux déséquilibres environnementaux générés par l’homme. Une fois encore, nous sommes la cause du problème.

La raison première, c’est le réchauffement climatique. D’une manière générale, l’accroissement des températures est favorable à beaucoup de bestioles qui raccourcissent leur cycle de reproduction et qui, dans certains cas, peuvent se reproduire deux fois par an au lieu d’une.

Ensuite, la déprise agricole favorise l’embuissonnement des milieux, leur fermeture, pour le plus grand plaisir des tiques. Enfin, l’augmentation importante de la grande faune (cerfs, chevreuils, sangliers – vecteurs bien connus des tiques) contribue elle aussi à leur propagation

La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

C’est une maladie qui se soigne très bien… si elle est diagnostiquée. Sinon, elle peut être très grave. Une fois piqué par une tique porteuse de la maladie, soit on a « de la chance » et l’on développe rapidement un érythème migrant rouge, en même temps que des symptômes grippaux. Dans ce cas, rapidement soigné avec des antibiotiques, on est guéri. Soit, ces symptômes ne sont pas présents et dans ce cas, le risque de « chronicisation » de la maladie est important, avec une batterie de symptômes musculaires, articulaires, cardiaques, neurologiques, tout à fait divers et qui égarent le diagnostic…

Le test classique (de type Elisa) ne semble donner de résultat fiable que dans 50% du cas. Le test Western Blot, plus efficace (plus de 80%) n’est pas délivré aisément car il faut que le test Elisa soit positif ! Ce qu’il n’est pas forcément, même en cas d’infection !

Le souci, c’est que beaucoup de médecins refusent de prescrire un Western Blot, même en cas d’Elisa négatif ! Or refuser ces tests à des populations à risque, comme les naturalistes ou les agriculteurs, c’est à peu près comme si on refusait des tests du sida à des gens avec pratiques à risque. Qu’on le refuse à un urbain, peut-être. Mais à un agriculteur ou naturaliste en permanence dans la nature, c’est incompréhensible !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Que faire pour s’en préserver ?

A l’échelle individuelle, on ne peut pas inverser les dérèglements environnementaux mondiaux (même si on peut tout faire pour ne pas y contribuer !). 

Si on a un jardin, la présence de poules, ces redoutables prédatrices, diminuera celle des tiques (mais aussi à peu près tout ce qui bouge : insectes, serpents, etc. !).

Quand on part en balade dans la nature, il faut être particulièrement vigilant aux zones forestières et aux hautes herbes.

Ne vous habillez pas avec des couleurs sombres ! Vous ne pourriez pas voir les tiques. Tandis que des vêtements de couleur claire vous permettront de les apercevoir cavaler sur vous. Couvrez-vous (pas de short, des chemises à manches longues, des grosses chaussures et surtout pas des sandales, remontez vos chaussettes sur votre pantalon ou portez des guêtres… certes ce n’est pas la classe mais bon, on s’en fout !).

Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique :  Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Ayez toujours un tire-tique sur vous (ça coûte 5 euros à la pharmacie ou chez le véto), dans votre sac, dans votre voiture.

Une fois rentré, allez hop, à poil et une bonne inspection pour voir si vous ne transportez pas un passager clandestin. Si c’est le cas, enlevez la tique avec le tire-tique, en prenant soin de ne pas arracher la tête. Tuez-la une fois enlevée (c’est coriace ces bestioles).

Et les semaines suivantes, surveillez bien si aucune tache rouge ou symptôme suspect n’apparait. Si c’est le cas, filez chez le médecin et insistez bien sur le fait que vous êtes en contact constant avec la nature…

Il ne s’agit pas d’être phobique des tiques, mais en prenant des mesures de précaution, on peut quand même considérablement limiter le risque de morsure. Autant le faire !

Et continuez à militer pour la préservation de l'environnement : les tiques ont leur place dans l'écosystème et, en soit, ne sont pas un problème. Rappelez-vous, quand vous étiez plus jeunes, combien elles étaient plus rares... Elles ne deviennent un souci qu'à cause des déséquilibres que nous, humains, générons. Il serait temps de comprendre que nous sommes les premiers à souffrir des destructions que nous infligeons à notre planète ! Dans un monde détruit, il ne restera plus de dauphins, d'hirondelles ou de pandas... mais il restera des tiques, ça c'est certain ! Alors quel monde voulons-nous ? La prochaine fois que quelqu'un vous dit que le réchauffement climatique c'est cool parce qu'on peut faire bronzette plus tôt au printemps, parlez-lui des tiques...

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Réseau Paysans de nature : quand des agriculteurs protègent l’environnement

Publié le par lesbiodiversitaires

Ils sont quelques dizaines en France, principalement dans l’Ouest. Des pionniers, qui vont bien plus loin que la simple production en « bio ». Naturalistes devenus paysans, surtout, mais aussi paysans devenus gardiens et gestionnaires avisés de la nature. Leur but commun : réconcilier nature et agriculture.

Il est tout aussi connu dans le monde de la protection de la nature que dans celui de la préservation des races agricoles à petits effectifs : Frédéric Signoret, le leader du réseau Paysans de nature, est un naturaliste. Il est même le président de la Ligue pour la protection des oiseaux en Vendée (LPO). Mais c’est également un paysan, éleveur de vaches maraîchines, en bio. Le tout sur l’un des sites naturels les plus riches de l’ouest de la France : le Marais Breton, en Vendée. Ici les animaux paissent sur des prairies humides où nichent vanneaux, barges à queue noire ou chevaliers gambettes.

Barge à queue noire

Barge à queue noire

Frédéric est loin d’être un doux rêveur : c’est un homme de conviction et d’entreprise. Il sait manager sa ferme avec clairvoyance. Ses vaches, de race Maraîchine, appartiennent à une race à petits effectifs. La viande est vendue en circuit court. Les terres sont des espaces naturels sous haute surveillance car incomparables en France. Avec sa méthode douce d’élevage, respectueuse de la biodiversité sauvage, Frédéric Signoret a restauré un équilibre unique entre le domestique et le sauvage. Entre production et conservation. Il vit, il vit bien et se permet même de partir 3 semaines en vacances par an. Qui dit mieux ?

Frédéric Signoret et cobs normands. Crédit photo : ADEAR85

Frédéric Signoret et cobs normands. Crédit photo : ADEAR85

Paysans de nature est donc un réseau de fermes qui prend en compte la biodiversité sauvage comme un élément totalement intégré à la gestion de l’exploitation agricole. Chaque ferme est un conservatoire. Et pas que d’espèces remarquables. Mais aussi de ce que l’on appelle la nature « ordinaire », indispensable à notre vie. L’objectif de ce réseau est la valorisation, la promotion et la diffusion d’expériences agricoles vertueuses.

Crédit photo : Marion Lemonnier

Crédit photo : Marion Lemonnier

Linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse

Les associations environnementales sont dépositaires de la charte qui lie les « paysans de nature ». Cette charte engage chacun d’eux à respecter et à valoriser la biodiversité sauvage. En retour, les associations (comme la LPO par exemple) forment les paysans qui en ont besoin à cette démarche et les aident à valoriser leur travail.

Crédit photo : Alain Rétrif à gauche - Tarier pâtre mâle à droiteCrédit photo : Alain Rétrif à gauche - Tarier pâtre mâle à droite

Crédit photo : Alain Rétrif à gauche - Tarier pâtre mâle à droite

On trouve au sein de Paysans de nature des personnalités et des exploitations variées. Ainsi, Jean-Noël Pitaud, saunier sur l’île de Noirmoutier qui exploite un sel de très haute qualité et qui protège en même temps une colonie d’avocettes élégantes ! Sur le rebord de ses marais salants, de temps en temps, il trouve des traces de loutres…

Jean-Noël Pitaud, à Noirmoutier. Crédit photo : Alain Rétrif

Jean-Noël Pitaud, à Noirmoutier. Crédit photo : Alain Rétrif

Crédit photo : Alain Rétrif

Crédit photo : Alain Rétrif

Ailleurs ce sera un travail de conservation d’une population d’orchidées sauvages avec le pâturage raisonné de moutons, là, la protection d’insectes rares avec une gestion intelligente de la fenaison.

Crédit photo : J-L Ronne (à gauche) - Lièvre à droiteCrédit photo : J-L Ronne (à gauche) - Lièvre à droite

Crédit photo : J-L Ronne (à gauche) - Lièvre à droite

Selon Thomas Rabu, paysan-boulanger et éleveur d’ovins, « être paysan-cultivateur, au sens noble du terme, participe de l’entretien et du maintien de la biodiversité ».

Crédit photo :  Michel Etienne

Crédit photo : Michel Etienne

Et ça fonctionne ! Protection de l’environnement, valorisation des produits (bio) en circuit cours, tout cela crée des emplois… et des vocations !  Ce qui différencie les paysans de nature des agriculteurs traditionnels, c’est que chez les premiers, chaque espèce, animale ou végétale, sauvage ou domestique, a sa place. Pour résumer : « on n’exploite pas notre terre, on la cultive », comme aiment à le dire Jean-Louis et Sophie Bonnin, éleveurs dans le Maine-et-Loire.

Crédit photo : Alain Rétrif (à gauche) - Milan royal à droiteCrédit photo : Alain Rétrif (à gauche) - Milan royal à droite

Crédit photo : Alain Rétrif (à gauche) - Milan royal à droite

Face à l’uniformisation que l’on veut imposer à grande échelle à l’agriculture, les paysans de nature veulent retrouver de la diversité, essentielle pour la pérennité cette activité.

Vaches et bergeronnettes printanières

Vaches et bergeronnettes printanières

Car l’agriculture moderne a oublié une chose : elle ne peut vivre sans les bactéries du sol, les plantes des prairies, les insectes pollinisateurs et tout ce qui constitue la biodiversité. Ce n’est pas  une chimère d’écolo idéaliste, c’est du simple bon sens scientifique.

Ludivine Cosson. Crédit photo : ADEAR85

Ludivine Cosson. Crédit photo : ADEAR85

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