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Enquête : chat domestique et biodiversité

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous avons déjà évoqué le problème que posent les chats domestiques à la faune sauvage, dans notre article Trop de chats : un problème pour la biodiversité.

Enquête : chat domestique et biodiversité

Une enquête du Muséum national d'Histoire naturelle et de la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères vient de paraître justement à ce propos, qu'il nous semble intéressant de relayer.

Voici le communiqué :
" Malgré quelques études, le chat domestique reste un prédateur de la petite faune sauvage dont nous ne connaissons que peu les habitudes.
Nous savons que la nourriture donnée par l’Homme ne l’empêche pas de chasser, car cette activité constitue pour lui un exercice, voire un jeu.
Dans le cadre de leur programme « Chat domestique et biodiversité », le Muséum national d'Histoire naturelle et la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères lancent, en lien avec la LPO et d’autres associations, une enquête participative à destination des propriétaires (ou non) de chats.
Ce projet d’observatoire n’est pas mené pour mettre en cause la place de l'animal de compagnie dans nos vies quotidiennes.
Il vise à étudier la prédation opérée par le chat domestique et à comprendre les relations de cet animal avec la petite faune sauvage.
Une nécessaire compréhension pour adapter les mesures de prévention et de conser
vation de cette petite faune sauvage.
Participez à la collecte d’informations sur le site http://www.chat-biodiversite.fr/ "

Cette initiative devrait vraiment être utile.
Il serait peut-être temps, en effet, de réfléchir plus sérieusement à limiter l'impact des matous sur la faune sauvage.

Jouez beaucoup avec vos chats ! Un bouchon attaché à une ficelle remplace avantageusement la petite mésange... Et ne les laissez pas trainer au printemps, en pleine période de reproduction des oiseaux.

Enquête : chat domestique et biodiversité

Les protecteurs des chats rejoignent d'ailleurs les naturalistes puisqu'eux aussi demandent aux propriétaires d'être plus responsables avec leurs animaux (ne pas les laisser divaguer, les stériliser, bien réfléchir avant d'acquérir un chat pour limiter les risques d'abandon, etc.).

Miaou !

Enquête : chat domestique et biodiversité

(Les dessins sont extraits du livre Tout pour mon chat - où ce problème de la prédation et de la biodiversité est abordé).

Publié dans Biodiversité sauvage

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Madère : au cœur de la biodiversité marine

Publié le par lesbiodiversitaires

Il y a deux types de foule à Madère : celle, souvent grasse et blanche, qui se presse autour des piscines (faute de plages), et celle qui hante les falaises escarpées, les îles rocheuses et désertes, les plus hauts sommets comme l’étendue immense de l’Atlantique. C’est à la rencontre de cette dernière que nous sommes partis.

Madère : au cœur de la biodiversité marine

Madère et ses dépendances – Porto Santo, les Desertas et plus loin encore, les Salvages – sont parties intégrantes de ce que l’on appelle les îles de Macaronésie, qui comportent également les archipels des Açores et des Canaries et aussi les îles du Cap Vert. D’un point de vue biologique, ce sont de hauts-lieux de l’endémisme, tant pour la faune que pour la flore.
L’idée était ici d’aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères marins de Madère, mais aussi des espèces terrestres endémique. Ne dit-on pas que Darwin s’est inspiré en partie de Madère pour forger sa théorie de l’évolution ?
C’est pourquoi nous avons privilégié les sorties en mer, soit à bord d’un Zodiac, soit sur un bateau à voile de 15m, pour rejoindre les îles Desertas – qui portent si bien leur nom.

Madère : au cœur de la biodiversité marine

A la poursuite des voiliers et des voyageurs

Pétrel de Bulwer
Pétrel de Bulwer

D’abord, fuir les grands catamarans bourrés de monde qui croisent devant Funchal, la capitale de Madère, pour montrer quelques dauphins et une baleine quand il y en a. Ensuite, aller le plus au large possible, pour rejoindre la faune pélagique à 15 milles nautiques. En route, on croise bientôt les grands puffins cendrés ou les impétueux pétrels de Bulwer qui se jouent du vent de façon incroyable. Ils viennent parfois vers nous, rasant l’eau devant l’étrave et, d’un simple coup d’aile, effectuent un ressaut qui les projette à 15m de hauteur et 30 de longueur en une fraction de seconde. Ces deux oiseaux constituent l’essentiel de l’avifaune dans les parages de Madère et ils nichent ici surtout aux Desertas.

Puffin cendré.

Puffin cendré.

Devant nous, une bande de puffins va et vient avec de lents battements d’ailes. Nous nous approchons prudemment car c’est bien souvent le signe de la présence d’un banc de poissons. Et qui dit puffins et poissons dit aussi dauphins. Bientôt, une troupe de dauphins tachetés, fréquents dans ces eaux, entourent le bateau, alternant sauts au-dessus des flots et course folle sous l’étrave. A qui sera le premier à devancer l’embarcation !

Dauphins tachetés.
Dauphins tachetés.Dauphins tachetés.

Dauphins tachetés.

Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.

Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.

Autres reines des lieux : les baleines. Ici, c’est le rorqual de Bryde ou rorqual tropical qui est présent à cette époque. L’espèce se rencontre le long des côtes ou en haute mer dans les eaux tropicales et subtropicales de tous les océans qui sont à une température d’au moins 20°C. D’abord un souffle (que l’on peut entendre si on est suffisamment proche de l’animal), puis un dos qui glisse au-dessus de la surface, une nageoire dorsale, et l’arrière de l’animal qui s’enfonce enfin, tel un sous-marin. Ainsi 3 ou 4 fois de suite, puis l’animal sonde pendant de longues minutes. Par quatre fois, en toute fin de journée, nous avons pu assister au saut complet de deux baleines au-dessus des flots. Elles retombent alors dans une énorme gerbe d’écume !

Rorqual de Bryde. Les baleines nagent paisiblement, mais quand elles sautent, leurs bonds sont impressionnants.Rorqual de Bryde. Les baleines nagent paisiblement, mais quand elles sautent, leurs bonds sont impressionnants.

Rorqual de Bryde. Les baleines nagent paisiblement, mais quand elles sautent, leurs bonds sont impressionnants.

On croise aussi en mer des tortues. C'est principalement la tortue caouanne Caretta caretta qui est vue le plus régulièrement dans les eaux de Madère, davantage que la grosse tortue luth, même si elle est en diminution importante.

Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf ! Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf !
Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf !

Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf !

Mais il y a encore du boulot avant que la mer soit propre... en terme d'environnement, on aurait bien besoin d'un super héros, mais pas d'un qui prend l'eau...

Mais il y a encore du boulot avant que la mer soit propre... en terme d'environnement, on aurait bien besoin d'un super héros, mais pas d'un qui prend l'eau...

Tortue caouanne. Nous avons croisé quatre tortues au fil des jours.

Tortue caouanne. Nous avons croisé quatre tortues au fil des jours.

A côté des bandes innombrables des puffins cendrés, nous avons recherché le pétrel de Bulwer. Entièrement brun-noir, les ailes tendues comme un arc, l’espèce se joue du vent et des vagues, rasant la surface et virant de bord tout aussi soudainement, puis il reprend de la hauteur en deux ou trois battements d’ailes. Déjà, il est loin.

Pétrels de Bulwer.Pétrels de Bulwer.

Pétrels de Bulwer.

Rien à voir avec le vol chaloupé du puffin cendré, le plus grand de la troupe, surtout quand la mer est calme et que l’oiseau, ramant dans les airs, vient nous voir à quelques mètres, nous fixant de son petit œil noir.

Puffin cendré.

Puffin cendré.

Mais si le vent monte, alors lui aussi arque ses ailes et devient un véritable avion de chasse, en faisant de grandes orbes, ailes rigides au-dessus de l’écume blanche.

Puffin cendré.

Puffin cendré.

Quand la mer est plate, on peut voir des radeaux d’oiseaux posés à la surface, tranquilles comme des mouettes sur un plan d’eau.

Puffins cendrés.

Puffins cendrés.

Parmi eux, on trouve parfois un puffin majeur, qui a peut-être niché à Tristan da Cunha pendant l’été austral et qui remonte à cette époque dans l’Atlantique Nord.

Puffin majeur.

Puffin majeur.

Nous avons aussi recherché le rare puffin de Barolo, bien différent des autres puffins de la région. C’est le plus petit, il vole au ras des flots, tel un chevalier guignette, ailes raides et battements rapides et saccadés. Il a un peu de gris sur les rémiges secondaires et son œil se détache bien sur le haut de la joue blanche, ce qui le distingue du puffin des Anglais, espèce répandue sur les côtes européennes. Nous n’en avons observé qu’un seul, en toute fin de journée

Puffin de Barolo.Puffin de Barolo.

Puffin de Barolo.

Plus petits encore sont les océanites – que les pêcheurs bretons appellent satanigs car ils sont annonciateurs, selon eux, de tempêtes. Il faut de bons yeux pour les repérer à moins de leur proposer du chum.
Le chum est un mélange infâme d’intestins de poissons, de morceaux de calamars, d’huile de foie de morue, bien mixés, auxquels on ajoute de l’eau et que l’on congèle (bonjour les odeurs) pour ensuite le balancer par-dessus bord. Il flotte ainsi et permet une dispersion lente.
Sur une mer totalement vide d’oiseaux, nous avons fait l’expérience. En quelques minutes, venus de nulle part, un puis deux, puis quatre océanites de Castro, bientôt accompagnés de deux océanites de Wilson, originaires, eux aussi, de l’Hémisphère Sud. C’est leur odorat, infiniment plus puissant que le nôtre, qui leur permet, à des kilomètres, de sentir la mixture. Superbe spectacle que ces petits oiseaux, à peine plus gros qu’une hirondelle, virevoltant autour du bateau, chevauchant les vagues, se posant quelques secondes à la surface et même, pour l’océanite de Wilson, « pédalant » sur l’eau !

Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...

Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...

Dans la série « pétrels », deux espèces étaient l’objet de toute notre attention. Elles sont en effet pour l’une en danger d’extinction – le pétrel de Madère – et pour l’autre « vulnérable » - le pétrel des Desertas – selon la classification de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).
La première niche que sur Madère (voir ci-dessous) et ne compte guère plus de 80 à 85 couples, ce qui fait d’elle l’oiseau de mer européen le plus rare.
La seconde niche essentiellement sur Bugio, l’une des trois îles des Desertas, et ne compte pas plus de 120 à 150 couples.
Elles sont extrêmement difficiles à distinguer l’une de l’autre et quand on le peut, ce sont de bonnes photos qui permettront, mais pas toujours, de dire s’il s’agit de l’une ou l’autre espèce…

Pétrel de Madère et pétrel des Desertas.Pétrel de Madère et pétrel des Desertas.

Pétrel de Madère et pétrel des Desertas.

Les îles Desertas… pas si désertes
Trois (très) gros rochers volcaniques qui émergent de l’océan, au sud/sud-est de Madère. Voilà les Desertas. Des falaises avec des à-pics considérables, une végétation quasi inexistante, un soleil de plomb et pas l’ombre d’un humain, hormis les deux gardes de cette réserve nationale et, la journée seulement, un ou deux très rares voiliers en escale.

Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.
Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.

Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.

C’est là, avec l’accord de la réserve, que nous avons décidé de débarquer pour aller au plus près des… milliers d’oiseaux marins qui nichent ici. Car si, dans la journée, les îles semblent en effet désertes, l’arrivée du crépuscule voit aussi celle des puffins cendrés, pétrels de Bulwer et océanites de Castro qui reviennent nourrir leurs jeunes à la nuit. Et là, tout change. Des ombres de plus en plus nombreuses tournoient dans le ciel qui s’enténèbre, fantômes d’abord silencieux puis, avec la nuit qui vient, entamant alors un concert incroyable de cris étranges. Ecoutez plutôt :

Chant puffin cendré.

A la lueur de lampes frontales, nous parcourons doucement, en suivant le sentier de la réserve, le chaos rocheux où les oiseaux se reproduisent.
Ici deux puffins cendrés posés à même le minuscule chemin qui circule entre les blocs de basalte.
Là un pétrel de Bulwer, l’avant du corps à moitié enfoncé dans une fissure et qui pousse son aboiement sourd, comme un chien lointain.
Une ombre noire dans le ciel noir et juste l’éclat d’un croupion blanc : c’est un océanite de Castro qui rejoint son nid. Une petite boule de duvet noir attend quelque part son parent qui vient, toute les nuits le nourrir jusqu’à son envol.
Les oiseaux ne craignent pas les ombres humaines et volent à nous frôler : ni en mer, ni sur terre, nous ne faisons partie de leurs prédateurs.
C’est le grand chambardement nocturne loin, très loin, de la cohue estivale qui se presse dans les grands hôtels de Funchal. On se couche vers 1h du matin, à la belle étoile, la lune se levant au-dessus de la falaise et finalement bercé par les oiseaux qui volent tout près et les clameurs nocturnes de ce monde inconnu.

Serin des Canaries.
Serin des Canaries.

Aux premières heures du jour, c’est le silence. Les visiteurs du soir sont déjà repartis en haute mer. Restent les rares espèces d’oiseaux terrestres de l’île, au nombre de… deux : le serin des Canaries et le pipit de Berthelot. Le premier n’est rien moins que l’ancêtre de nos canaris domestiques!

Le second n’est connu que des ornithologues. Mais ici, c’est une vedette. Moins farouche que lui, ce n’est pas possible. Comme en témoigne les photos ci-dessous, où un jeune oiseau s’est épris d’Elise !

Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !
Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !

Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !

Exemple vivant de ce que devrait être les rapports entre l’homme et le monde animal. Si le premier ne s’était acharné, depuis qu’il est bipède, à vouloir détruire le second.

Phoque moine. Photo : Marine Bio
Phoque moine. Photo : Marine Bio

En parlant de destruction, s’il est un mammifère marin qui pourrait en témoigner, c’est bien le phoque moine. Bien présent autrefois en Méditerranée, il en a été extirpé par la chasse (il vivait autrefois en Corse, jusqu’en 1970) et ne se trouve plus qu’en Grèce et en Turquie. Sur la façade atlantique, il ne subsiste que quelques individus au Maroc et en Mauritanie, 150 sur la côte du Sahara occidental et 30 à 35 à Madère, sur les Desertas. Soit un total d’environ 500 individus ! C’est dire si nous avons été heureux d’en observer 3 aux Desertas – un adulte et deux immatures qui jouaient ensemble.

Tout autre mammifère, mais aussi intéressant du point de vue de la biodiversité, domestique cette fois, la chèvre qui vit sur Deserta Grande et Bugio.
Ces animaux ont été introduits voici plusieurs siècles sur ces îles où ils ont fait souche sans aucun échange génétique avec les chèvres domestiques actuelles. Elles ressemblent fort à la fameuse chèvre aegagre de Crète, domestiquée il y a très longtemps et retournée à l’état sauvage.
Ces animaux, comme ceux des Desertas sont proches de ce qui était l’ancêtre des chèvres domestiques, vivant quelque part au Moyen-Orient.
Il s’agit donc d’animaux remarquables, ayant gardé des caractéristiques phénotypiques ancestrales, un patrimoine génétique unique et une incroyable adaptation aux conditions environnementales drastiques puisqu’il n’y a tout simplement pas d’eau douce sur les Desertas ! Les animaux lèchent la rosée déposée sur les plantes dont elles se nourrissent également.

Madère : au cœur de la biodiversité marineMadère : au cœur de la biodiversité marine

On a bien tenté de les éliminer, à l’instar des chats et des rats, grands prédateurs d’oiseaux, mais visiblement sans succès. Il n’est pas certain qu’elles aient un impact sur la faune sauvage. Certes, elles mangent des plantes… Il ne faudrait pas qu’elles soient totalement éliminées, sans, au préalable, en capturer pour les conserver ailleurs, ou bien, au minimum, en prélever des ovocytes et de la semence pour la garder et l’utiliser ultérieurement pour améliorer les races de chèvres domestiques. L’exemple de la vache d’Amsterdam, totalement décimée sans aucun discernement, ne doit pas être renouvelé.

Madère endémique

Sur l’île de Madère, l’endémisme est également présent chez les plantes (nombreuses), les insectes, les papillons, les lézards (lézard de Madère, omniprésent et par endroit tout aussi effronté que le pipit de Berthelot), les chauves-souris (une espèce endémique) et les oiseaux avec, notamment, le pigeon trocaz et le minuscule roitelet de Madère, sans compter les sous-espèces.

Certains lézards de Madère sont familiers.
Certains lézards de Madère sont familiers.Certains lézards de Madère sont familiers.

Certains lézards de Madère sont familiers.

Et puis au-dessus du lot, l’incontournable pétrel de Madère (ou pétrel de Zino) redécouvert en 1969, alors qu’on le croyait disparu. Cet oiseau de haute mer a une particularité incroyable : il niche sur l’une des plus hautes montagnes de Madère – le Pico do Arieiro à 1818m -, sur ces parois escarpées et accessibles uniquement en rappel. Comme les autres oiseaux marins, il vient à la nuit pour nourrir son unique jeune. C’est un moment incroyable quand vers 22h, nous nous sommes retrouvés près du sommet, sur un petit chemin étroit bordé par des à-pics vertigineux (mais heureusement sécurisés), sous un ciel étoilé et que nous avons entendu le premier chant d’un oiseau revenant de l’océan. Lugubre, étrange, rappelant un peu une chouette hulotte. On dit ici que c’est la voix des bergers morts qui se fait entendre la nuit venue.

Pour terminer ce tour de Madère biodiversitaire, on ne peut passer sous silence le monarque. Ce magnifique papillon orange et noir est bien connu des Américains. Chaque année il entreprend une migration d’automne qui le mène du nord-est de l’Amérique du Nord au Mexique. Ayant fortement diminué du fait de la déforestation, l’emploi des insecticides et du changement climatique, il est devenu le symbole d’une biodiversité fragile et menacée.
Ce grand migrateur est parfois déporté par des tempêtes et se retrouve alors de ce côté de l’Atlantique. Nous en avons déjà vus sur les îles d’Ouessant et de Sein. Or, des individus sont arrivés aussi à Madère, où l’espèce est signalée dès 1860. Et visiblement elle a fait souche (dans les années 1980 ?), si bien que l’on peut voir, en étant attentif, un monarque voleter sur des fleurs plus ou moins tropicales.

Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.
Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.

Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.

On comprend, en quittant Madère, que Darwin ait pu être inspiré par cette île où la biodiversité, sans être exubérante, est toujours riche d’enseignements et de réflexion sur nos écosystèmes et les espèces qui les composent. Encore faut-il avoir envie de quitter le bord de la piscine des grands hôtels…

Madère : au cœur de la biodiversité marine
Photo : Gilles Hervé
Photo : Gilles Hervé

Une partie de l'équipe, à la sortie du bateau, encore plein d'eau de mer et de sel !
Au cours du périple, nous rencontrons Hugh Harrop, le fameux photographe d'oiseaux écossais des îles Shetland, avec qui nous sortons en mer (Hugh est le second en partant de la gauche). Ses conseils techniques pour photographier les oiseaux marins ont été les bienvenus !
L'occasion de vous faire découvrir son blo
g photo.

Merci également au reste de l'équipe (Jean-Yves, Valérie, Théo et Gilles !) et aux naturalistes portugais Filipe, Louis, et Marco.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Primates

Publié le par lesbiodiversitaires

Jean-Jacques Petter (Auteur) - François Desbordes (Illustration) - Yves Coppens (Préface) - Paru en novembre 2010 – éditions Nathan.

Couverture de Primates.
Couverture de Primates.

Couverture de Primates.

Avec François Desbordes, nous avions convenu d’un troc : Tous les chevaux du monde contre son livre sur les singes, Primates.
Nous nous sommes échangés nos pavés au Jardin des Plantes, à l’occasion de l’expo sur les grands singes et d’une interview sur le dessin (à paraître dans un futur numéro de L’Oiseau magazine).
Faire un tour dans la Grande galerie de l’évolution et la salle des espèces disparues avec l’un des dessinateurs qui a réalisé un vélin du Muséum, l’un des maîtres actuels du dessin animalier, travailleur acharné, la passion du dessin tellement chevillée au corps qu’il ne peut vivre sans ses 10 heures de travail par jour (dont plusieurs heures de pur dessin) chaque jour de l’année, c’est un beau moment !
Et voilà enfin ce fameux livre, dont nous avions tellement entendu parler. Nous savions par ouïe dire que les primatologues américains avaient été estomaqués par son travail.
9 années de labeur acharné, concentrant toute une vie de passion pour les singes, et nous voici en face d’un des plus beaux livres naturalistes réalisés ces dernières décennies.

Planche des ouistitis, reproduite avec l'aimable autorisation de François Desbordes. Il faut voir ces incroyables dessins sur papier !

Planche des ouistitis, reproduite avec l'aimable autorisation de François Desbordes. Il faut voir ces incroyables dessins sur papier !

Bravo à François, au primatologue Jean-Jacques Petter (†), mais aussi à Michèle Reby, l’éditrice de Nathan aujourd’hui à la retraite qui a défendu ce livre des années durant.
« Ce livre sur les singes, admet François Desbordes, était une idée déraisonnable. Mais c’est pour ça qu’elle était bonne ! »

Primates

Le texte, écrit par un grand primatologue, vous apportera une foule de connaissances. Quant aux prodigieux dessins, tous ceux qui aiment la nature et les animaux devraient les avoir vus au moins une fois dans leur vie. Une œuvre de référence, à avoir dans toutes les bibliothèques naturalistes !

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Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Publié le par lesbiodiversitaires

Comme l’année dernière, nous avons eu la chance d’être invités cette année au château de la Javelière (Loiret), au cœur d’un des Jardins Remarquables de France. Ce jardin est une œuvre d’art vivante, toujours en mouvement, avec sa part d’éphémère. C’est ce qui en fait la beauté.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Photos du chateau et de la haie : site de la Javelière. Notez la zone de friche derrière la haie.

Photos du chateau et de la haie : site de la Javelière. Notez la zone de friche derrière la haie.

Les maîtres des lieux, Patrick Masure, partisan convaincu de la protection de la nature, grand spécialiste des roses, et son épouse Anne-Marie, l’entretiennent de façon naturelle, secondés par deux jardiniers, dont un qui est un véritable militant écologiste.
Et cela se voit.
Car ce qui nous frappe à chacun de nos séjours dans cet endroit magique, c’est l’extraordinaire densité d’insectes ! Par exemple, nous y avons vu plus de moro-sphynxs en quelques heures qu’au cours de toute une vie.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Sans parler des tritons, de la hulotte qui chante le soir dans le parc quand la lune scintille entre les feuilles des grands arbres, du pic mar, du faucon hobereau qui fait crier les hirondelles…
La biodiversité domestique est présente aussi : poules, canards, et moutons d’Ouessant.
Dans ce Jardin Remarquable, on trouve non seulement des variétés rarissimes de roses, des fleurs étranges aux parfums envoûtants, des haies surprenantes qui pourraient être sorties de l’imagination d’un Magritte, mais également de longs et vastes espaces en friche… des centaines de mètres carrés d’herbes folles dédiées aux papillons, aux araignées, au lièvre qui s’y cache… Ces zones de friches, totalement réfléchies et intégrées dans l’architecture du jardin, en renforcent la beauté.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectesLes jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Une œuvre d’art, mais qui non seulement respecte le sauvage, mais lui permet de s’y déployer. Car parmi toutes ces fleurs, ces arbres, ces eaux et ces ombres, les insectes ont bien l’air de penser qu’ils sont au paradis !

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Pour ceux qui ont l’occasion de passer par le Loiret, nous recommandons la visite des jardins. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur la page du site.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectesLes jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

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Présentation du chien berger d'Auvergne à la Fête de la Chèvre du Massif central

Publié le par lesbiodiversitaires

Comme annoncé, les bergers d’Auvergne étaient présents à la fête de la Chèvre du Massif central, à Saint-Front, dimanche 19 juillet. Une bien belle journée en compagnie de plusieurs membres de l’association et de chiots intéressants. Notre stand n’a pas désempli de la journée, l’occasion de discuter avec les visiteurs curieux de découvrir ou de retrouver ce chien de pays.

Stand du chien berger d’Auvergne. Rencontres, discussions. Patients, les jeunes chiens ont démontré toute la journée auprès des visiteurs le caractère amical du berger d'Auvergne.
Stand du chien berger d’Auvergne. Rencontres, discussions. Patients, les jeunes chiens ont démontré toute la journée auprès des visiteurs le caractère amical du berger d'Auvergne.Stand du chien berger d’Auvergne. Rencontres, discussions. Patients, les jeunes chiens ont démontré toute la journée auprès des visiteurs le caractère amical du berger d'Auvergne.

Stand du chien berger d’Auvergne. Rencontres, discussions. Patients, les jeunes chiens ont démontré toute la journée auprès des visiteurs le caractère amical du berger d'Auvergne.

L’occasion aussi d’admirer de magnifiques chèvres du Massif central, mais aussi des vaches ferrandaises, des chevaux d’Auvergne, et toute une basse-cour de poules, pigeons, et lapins en tout genre.

Deux chevaux d'Auvergne, race à très petits effectifs, l'une des plus rares en France.

Deux chevaux d'Auvergne, race à très petits effectifs, l'une des plus rares en France.

Mais le moment fort de la journée a finalement été lié aux chèvres ! Car notre président, Julien Souvignet (éleveur de chèvres du Massif central, de vaches aubracs, travaillant en vente directe et en train de passer en bio, fin dresseur de chiens de travail du bétail) a obtenu le Prix spécial du jury pour la beauté de son troupeau de chèvres. Nous sommes très heureux pour lui !

Julien Souvignet, président de l’Association pour la sauvegarde du chien de berger d’Auvergne, et éleveur de chèvres du Massif central, reçoit le Prix spécial du jury pour son troupeau. Bravo Julien !

Julien Souvignet, président de l’Association pour la sauvegarde du chien de berger d’Auvergne, et éleveur de chèvres du Massif central, reçoit le Prix spécial du jury pour son troupeau. Bravo Julien !

Présentation des chiens bergers d'Auvergne au public. En gros plan, Lexy et Lilas, trois mois et demi, filles de Voyou et de Chipie.
Présentation des chiens bergers d'Auvergne au public. En gros plan, Lexy et Lilas, trois mois et demi, filles de Voyou et de Chipie.
Présentation des chiens bergers d'Auvergne au public. En gros plan, Lexy et Lilas, trois mois et demi, filles de Voyou et de Chipie.
Présentation des chiens bergers d'Auvergne au public. En gros plan, Lexy et Lilas, trois mois et demi, filles de Voyou et de Chipie.
Présentation des chiens bergers d'Auvergne au public. En gros plan, Lexy et Lilas, trois mois et demi, filles de Voyou et de Chipie.
Présentation des chiens bergers d'Auvergne au public. En gros plan, Lexy et Lilas, trois mois et demi, filles de Voyou et de Chipie.

Présentation des chiens bergers d'Auvergne au public. En gros plan, Lexy et Lilas, trois mois et demi, filles de Voyou et de Chipie.

Non mais c’est quoi cette truffe ?

Non mais c’est quoi cette truffe ?

Qui aurait cru cela possible il y a seulement un an et demi, quand nous lancions les premières prospections en Auvergne ? Un merci à tous ceux qui se mobilisent pour sauver ce chien, et tout spécialement à Emmanuel Ribaucourt pour sa confiance et son soutien.

A lire !
Pour ceux qui s’intéressent aux chiens de travail, nous recommandons également la lecture, sur notre site web, de l’article du Pr Jean-François Courreau, notre conseiller scientifique : « Le chien de conduite – un essai de caractérisation ».

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Le chien berger d'Auvergne à la Fête de la chèvre, le 19 juillet prochain

Publié le par lesbiodiversitaires

Le chien berger d'Auvergne à la Fête de la chèvre, le 19 juillet prochain

Retrouvez le berger d'Auvergne le 19 juillet prochain à la Fête de la chèvre de Saint-Front (Haute-Loire - entrée gratuite).
L'Association de sauvegarde du chien berger d'Auvergne sera présente avec des chiens à montrer aux visiteurs.
L'occasion, non seulement de découvrir ce chien remarquable, mais aussi de voir des chèvres du Massif central, des chevaux d'Auvergne, des vaches Ferrandaises, des brebis Ravas.

Venez soutenir cette fête des races à petits effectifs !

Site web du chien berger d'Auvergne.
Page Facebook du chien berger d'Auvergne.

Le chien berger d'Auvergne à la Fête de la chèvre, le 19 juillet prochain

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Un ours, lauréat du 15ème concours photo international de la Réserve Naturelle des Marais de Sené

Publié le par lesbiodiversitaires

Un ours, lauréat du 15ème concours photo international de la Réserve Naturelle des Marais de Sené

Ce n'est pas que ça traine trop, les ours, dans le Morbihan, mais en voici un fort beau qui vient de remporter un prix.
En effet, aux amateurs de photos nature qui passeraient cet été par le Morbihan, nous recommandons un petit crochet à la Réserve Naturelle des Marais de Sené, pour la réserve en elle-même, bien entendu, mais aussi pour l'expo photo.
35 photos ont été sélectionnées, sur 1 258 photos envoyées et 176 participants !
Le nom des lauréats a été dévoilé vendredi 3 juillet, à l'occasion du vernissage de l'expo.
Voici les photos qui ont remporté les premiers prix.
Bravo aux gagnants !

Catégorie « Nature sauvage » - 1er prix : « Éclipse d’ours », Emmanuel Tardy - Ours brun européen en contre-jour lors d’un coucher de soleil en Finlande.

Catégorie « Nature sauvage » - 1er prix : « Éclipse d’ours », Emmanuel Tardy - Ours brun européen en contre-jour lors d’un coucher de soleil en Finlande.

2ème prix : « L’éclaireur éclairé », Philippe Moes. Un jeune hêtre dans la lumière poussant au milieu d’un océan de conifères. Saint-Hubert, Belgique.

2ème prix : « L’éclaireur éclairé », Philippe Moes. Un jeune hêtre dans la lumière poussant au milieu d’un océan de conifères. Saint-Hubert, Belgique.

Catégorie « Oiseaux » - 1er prix : « Gobage », Christophe Prudhomme - Grèbe huppé avec son poussin, vallée de la Seine

Catégorie « Oiseaux » - 1er prix : « Gobage », Christophe Prudhomme - Grèbe huppé avec son poussin, vallée de la Seine

Un ours, lauréat du 15ème concours photo international de la Réserve Naturelle des Marais de Sené

A cette occasion, un calendrier a été publié - Suivez les oiseaux ! - qui montre les plus belles photos d'oiseaux de cette exposition (éditions Delachaux & Niestlé). Les profits de sa vente sont reversés à la réserve naturelle de Séné.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Nostalgie mongole

Publié le par lesbiodiversitaires

Une petite pensée pour les Mongols, en pleine préparation du Naadam, la plus grande fête de Mongolie, qui commence à partir du 11 juillet. Un peuple qui vit encore au rythme de la nature et des chevaux.
Nous y étions il y a trois ans, un éleveur nous a offert un poulain, mais impossible d’aller le chercher...
Ce cheval est en âge de concourir à la course de chevaux.
Qui sait, l’éleveur l’a-t-il entrainé ? Que se passe-t-il dans la steppe en ce moment ?

Le poulain en question, il y a trois ans...

Le poulain en question, il y a trois ans...

L'éleveur et son troupeau de chevaux de course mongols.
L'éleveur et son troupeau de chevaux de course mongols.L'éleveur et son troupeau de chevaux de course mongols.

L'éleveur et son troupeau de chevaux de course mongols.

Un petit naadam local, en attendant la grande fête nationale.
Un petit naadam local, en attendant la grande fête nationale.

Un petit naadam local, en attendant la grande fête nationale.

Cavalier déterminé.

Cavalier déterminé.

Cet éleveur nous avait dit que le cheval camargue ressemblait à un certain type de chevaux mongols.

Cet éleveur nous avait dit que le cheval camargue ressemblait à un certain type de chevaux mongols.

Cet éleveur-ci observe les jeunes chevaux avant la course.

Cet éleveur-ci observe les jeunes chevaux avant la course.

Mais la Mongolie, ça se mérite ! Preuve par l'image que les Mongols ont raison, il n'y a rien de mieux que les chevaux... Enlisés à cause des orages et des inondations soudaines en plein désert de Gobi, on ne se sent pas très fier... surtout quand quelques jours auparavant on a trouvé un crâne humain dans la steppe. Mais avec les Mongols, on se sort de tout !

Mais la Mongolie, ça se mérite ! Preuve par l'image que les Mongols ont raison, il n'y a rien de mieux que les chevaux... Enlisés à cause des orages et des inondations soudaines en plein désert de Gobi, on ne se sent pas très fier... surtout quand quelques jours auparavant on a trouvé un crâne humain dans la steppe. Mais avec les Mongols, on se sort de tout !

Les cavaliers du Naadam auront bien besoin que tournent les moulins à prières !

Les cavaliers du Naadam auront bien besoin que tournent les moulins à prières !

L’occasion de vous faire découvrir Mathias Duplessy, un musicien passionné par le chant diphonique mongol et qui le revisite de façon marrante :

Chacun sa steppe ;-) !!

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Observatoire des vers luisants, pensez-y !

Publié le par lesbiodiversitaires

Observatoire des vers luisants, pensez-y !

C’est la saison des vers luisants !
(voir notre précédent article ici)

Si comme nous vous en voyez régulièrement, n’oubliez pas de signaler vos observations à l’Observatoire des vers luisants.
Rien de plus facile ! Il suffit de remplir un petit formulaire.
Vous pouvez également participer en vous inscrivant pour demander à ce que l’Observatoire vous attribue des petites promenades à faire autour de chez vous sur des trajets précis, pour essayer de voir des vers luisants.

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Une question existentielle

Publié le par lesbiodiversitaires

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