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Chevaux pantaneiros et cavaliers peoes

Publié le par lesbiodiversitaires

Au fin fond du Pantanal (Brésil, Etat du Mato Grosso), un peuple cavalier élève le bétail et continue de se déplacer dans ces zones marécageuses grâce aux chevaux. Partis dans cette région pour un voyage naturaliste, nous avons pu les rencontrer.

Chevaux pantaneiros et cavaliers peoes

Au Brésil, le cheval garde une place essentielle, puisque le pays possède une des plus importantes populations de chevaux au monde.
Au Pantanal, le cheval reste indispensable pour garder le bétail dans les marécages. D'immenses propriétés terriennes (les fazendas) pratiquent l'élevage de vaches ou de zébus.
Les cow-boys du Pantanal s'appellent les peoes, et leurs chevaux sont les pantaneiros.

Les chevaux vivent entre la forêt tropicale et les zones humides. Ils supportent l'assaut des moustiques et des chaleurs accablantes.

Les chevaux vivent entre la forêt tropicale et les zones humides. Ils supportent l'assaut des moustiques et des chaleurs accablantes.

Contrairement aux chevaux de Camargue, adaptés depuis l'Antiquité au delta du Rhône, les chevaux du Pantanal ne sont présents en Amérique du Sud que depuis l'arrivée des colons, il y a quelques siècles seulement.
Des chevaux, certainement ibériques et barbes, et plus tard criollo, ont été importés dans ces marécages, où seuls les plus résistants ont survécu. La race a été forgée par une sélection naturelle drastique.

Chevaux pantaneiros et cavaliers peoes
Les tapis colorés en orange vif sont très appréciés.

Les tapis colorés en orange vif sont très appréciés.

Transport de chevaux par voie... fluviale !

Transport de chevaux par voie... fluviale !

Les chevaux pantaneiros sont de couleurs variées : gris, bai, bai foncé, pie, mais aussi beaucoup d'isabelles.

Les robes isabelles avec marques primitives (zébrures aux jambes, raie dorsale...) sont courantes.
Les robes isabelles avec marques primitives (zébrures aux jambes, raie dorsale...) sont courantes.Les robes isabelles avec marques primitives (zébrures aux jambes, raie dorsale...) sont courantes.
Les robes isabelles avec marques primitives (zébrures aux jambes, raie dorsale...) sont courantes.

Les robes isabelles avec marques primitives (zébrures aux jambes, raie dorsale...) sont courantes.

Quelques chevaux sont de couleur pie.

Quelques chevaux sont de couleur pie.

Ce ne sont pas de grands chevaux. Ils mesurent entre 1,35 et 1,40 m. Ils possèdent des sabots particulièrement résistants aux zones humides. Les Brésiliens disent que seul ce cheval résiste au climat chaud et humide du Pantanal. Et il est vrai qu'il est particulièrement solide face aux maladies. Dans cet environnement extrême, ce cheval reste donc indispensable à l'élevage du bétail.

Les cavaliers peoes ne sont pas forcément les plus rassurants que l'on trouve sur la planète... Regard ténébreux, machette dans le dos, ils n'ont pas le côté riant et débonnaire des Mongols !

Bon, lui, de face, on n'ira pas l'embêter... Mais de dos non plus ! Tous les cavaliers peoes portent dans le dos des couteaux, machettes...Bon, lui, de face, on n'ira pas l'embêter... Mais de dos non plus ! Tous les cavaliers peoes portent dans le dos des couteaux, machettes...

Bon, lui, de face, on n'ira pas l'embêter... Mais de dos non plus ! Tous les cavaliers peoes portent dans le dos des couteaux, machettes...

Le patron !Le patron !

Le patron !

Ouvrir et fermer des portails, rassembler les vaches, c'est le quotidien des peoes.Ouvrir et fermer des portails, rassembler les vaches, c'est le quotidien des peoes.

Ouvrir et fermer des portails, rassembler les vaches, c'est le quotidien des peoes.

Les cavaliers du Pantanal aiment quand ça réagit vite...

Les cavaliers du Pantanal aiment quand ça réagit vite...

Les chevaux pantaneiros sont réputés vifs et intelligents, ce qui vaut toujours mieux quand on vit dans un pays où traîne le jaguar et où il y a trois caïmans dans la moindre flaque ! Bien sûr, comme le quarter horse des cow-boys nord-américains ou le camargue des gardians du sud de la France, la race a également le "sens du bétail", qualité indispensable aux chevaux qui aident à garder les vaches.

Après l'effort, les cavaliers douchent leurs chevaux.Après l'effort, les cavaliers douchent leurs chevaux.

Après l'effort, les cavaliers douchent leurs chevaux.

Chevaux pantaneiros et cavaliers peoes

Une des caractéristiques locales est la selle très rembourrée, en peau de mouton, dans laquelle on a l'impression de s'enfoncer comme dans un fauteuil. C'est une sensation assez étonnante ! Pour le coup, les peoes ont plus le sens du confort que les Mongols avec leur selle en bois !

Chevaux pantaneiros et cavaliers peoes

La faune sauvage est toujours plus facile à approcher à dos de cheval, le cheval masquant notre statut de prédateur. Après une excursion à cheval dans la forêt et des zones impraticables autrement, à la recherche des oiseaux et des mammifères locaux, le cow-boy brésilien me propose d'essayer sa propre monture. Chez tous les cavaliers du monde, on se sent toujours honoré quand un autre cavalier vous fait essayer son propre cheval. L'animal est particulièrement réactif, je le lance au petit galop mais j'ose à peine toucher les rênes à cause du mors très sévère qu'il porte. On est loin de l'équitation éthologique !

Ambiance à la fazenda.Ambiance à la fazenda.
Ambiance à la fazenda.Ambiance à la fazenda.

Ambiance à la fazenda.

Même si ces chevaux sont incroyablement résistants, la vie dans les marécages n'est pas de tout repos, entre les tiques, les moustiques, etc.

Cheval à l'oreille cassée.

Cheval à l'oreille cassée.

La race a été menacée par le passé, du fait de croisements. Mais par chance, ce cheval reste le plus résistant de la région, ce qui le sauvera sans doute toujours dans ce lieu reculé de la planète !

Chevaux pantaneiros et cavaliers peoes
Chevaux pantaneiros et cavaliers peoes

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Des korrigans plein la tourbière

Publié le par lesbiodiversitaires

Communiqué de presse
Vendredi 1er avril 2016

Un rassemblement de korrigans signalé en Loire-Atlantique
Bretagne Vivante craint des débordements
à la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné

Le travail de protection de la nature de Bretagne Vivante dans les réserves naturelles a un effet inattendu : si la flore et la faune profitent de ces havres de paix, voici qu’une espèce anciennement bien connue des Bretons, Korrigan brittonensis, prolifère en Loire-Atlantique. Ce qui n’est pas sans poser problème.

La Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné étant l’un des lieux les plus préservés de Loire-Atlantique, il n’est pas surprenant qu’un groupe de korrigans y ait trouvé refuge - même si l’aire de répartition est particulièrement méridionale pour l’espèce.
C’est Charles Martin, chargé de mission faune à Bretagne Vivante, qui a découvert avec stupeur leur arrivée.
« J'ai mis du temps à me rendre compte de leur présence, explique le naturaliste encore abasourdi. C'est vrai que la nuit, sur la tourbière, il y a toutes sortes de bruits d’animaux : les sangliers qui grognent, des courtilières qui stridulent, les grillons des marais. Mais là c'était autre chose... »
C’est lors d’une sortie crépusculaire que Charles Martin les a surpris. « Certains soirs, la brume s'installe sur la tourbière. Elle étouffe un peu le bruit mais laisse percevoir des sons : des petits craquements sur les branches, des touffes d'herbes qui crissent. Mais là, je me sentais… observé. Une impression diffuse que quelque chose tournait autour de moi. Alors, je me suis assis sur un touradon et j'ai attendu. Il a fallu se rendre à l’évidence : il y avait une musique, des silhouettes… »
Problème : les korrigans se sont d’emblée révélés très énervés.

Pertes des habitats, dégradation des milieux : des revendications légitimes
A force de négociations, Charles Martin a fini par rencontrer une petite délégation. Il ressort de cette entrevue historique que les korrigans sont très fâchés par ce qui se passe en Bretagne, de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes aux dégradations rapides que subit la biodiversité. Comme de nombreuses espèces bretonnes, ils souffrent de la perte de leurs habitats. « Ils disent que si ça continue, ils pourraient bien faire parler d’eux… et qu’ils savent très bien pourrir la vie des gens au quotidien : un lacet défait, des clés perdues, un voiture enlisée, un réveil qui oublie de sonner...».
Le naturaliste est inquiet : « Je leur ai expliqué qu’à Bretagne Vivante on est de leur côté, du côté de la nature. Mais ils sont tellement irrités qu’ils n’écoutent rien et ne font aucune distinction ! »

Des manifestations à prévoir ?
Charles Martin redoute des débordements le 27 mai prochain, lors d’une importante animation dans la réserve. « La sortie est une immersion dans ce milieu fabuleux qu'est la tourbière, explique-t-il. Elle se terminera au début de la nuit. J’espère que les korrigans ne nous joueront pas de tours ! »
Pour éviter cela, Bretagne Vivante demande solennellement au Syndicat des Korrigans de Loire-Atlantique de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la sortie se déroule sans encombre.
Nous les assurons formellement de notre engagement sans faille pour la protection de la nature bretonne. Vous aussi, aidez-nous à rassurer les korrigans. Aujourd’hui 1er avril, comme tous les autres jours de l’année, nous avons besoin de votre soutien et de vos adhésions.

Jean-Luc Toullec,
Président de Bretagne Vivante

Selon nos sources, des avertissements seraient déjà apparus dans le Finistère (Trégunc),  avec la découverte sur la plage de ce poisson créé avec des déchets.* Photo © Nathalie Delliou

Selon nos sources, des avertissements seraient déjà apparus dans le Finistère (Trégunc), avec la découverte sur la plage de ce poisson créé avec des déchets.* Photo © Nathalie Delliou

Participez à la sortie du 27 mai prochain à la tourbière de Logné !
« Découvrir une tourbière est une expérience à ne pas manquer, assure Charles Martin. Dans un premier temps, on évite les quelques petits pièges : des trous dans la tourbe, une branche qui tient mal. Mais après, on découvre qu'on se trouve sur un véritable matelas flottant. Le moindre pas sur le sol fait trembler tout le reste sur 3 mètres aux alentours. La rencontre avec les droseras, les plantes carnivores, est toujours un moment extraordinaire. L'osmonde royale, une fougère qui peut faire 2 m de haut, offre des frondes magnifiques. La loutre présente sur l'étang nous observe sûrement, les libellules volent encore. »
Inscriptions auprès du Musée de l'Erdre (Carquefou) : 02 28 22 24 45
Nombre de places limité : 20 personnes
Attention : la sortie n'est pas adaptée aux enfants de moins de 12 ans pour des questions de sécurité.
Bottes obligatoires.
Durée de la sortie : 2 h 30 - 3 h
D’autres sorties sont régulièrement prévues sur la réserve.

Photos : vue aérienne de la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné et une plante carnivore, Drosera rotundifolia © Charles MartinPhotos : vue aérienne de la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné et une plante carnivore, Drosera rotundifolia © Charles Martin

Photos : vue aérienne de la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné et une plante carnivore, Drosera rotundifolia © Charles Martin

Pour en savoir plus sur la Réserve naturelle régionale de la tourbière de Logné, cliquez ici.
*Merci aux élèves de maternelle de l’école René Daniel de Trégunc pour la création du poisson avec des déchets récoltés sur la plage. Cette œuvre éphémère réalisée lors d’une animation Bretagne Vivante a bien sûr fini dans un grand sac poubelle !

Publié dans Biodiversité sauvage

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Du houblon bio en circuit court !

Publié le par lesbiodiversitaires

Du houblon bio en circuit court !

Manger bio et local c'est bien, boire bio et local c'est bien aussi !

Alors on relaie l'initiative d'un copain, Matthieu Cosson, qui lance un financement participatif.

L'association Le Champ du Houblon souhaite relocaliser une production agricole et ancrer une production de houblon bio de qualité pour des brasseurs locaux et artisanaux en amorçant une nouvelle filière en circuit court en Pays de la Loire.

Si vous voulez soutenir ce projet de micro-houblonnière bio en France (au sud de Nantes), suivez le lien !

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Un albatros dans le Mor Braz : quand les mers du Sud viennent jusqu’à nous

Publié le par lesbiodiversitaires

Ce dimanche de Pâques, Yves Blat et Philippe ont observé un albatros à sourcils noirs à la pointe du Vivier, sur la presqu’île de Quiberon, Morbihan.

Ce grand voilier des mers du Sud n’est guère fréquent dans les eaux tempérées européennes. En France, on en connait à peine une douzaine de mentions. Il niche principalement du cap Horn aux îles Malouines et jusqu’aux îles Antipodes.

C’est à l’occasion d’un bon coup de vent de sud/sud-ouest que l’oiseau a été découvert, lors d’un passage très important de plusieurs milliers de fous de Bassan.

Le Mor Braz, notre lieu privilégié pour l’observation des oiseaux et mammifères marins, confirme, s‘il en était besoin, l’intérêt qu’il présente pour la faune pélagique (du grand large).

Le changement climatique à l’œuvre va-t-il modifier la répartition de cette faune dans l’Atlantique avec des remontées d’espèces vers le Nord, comme c’est déjà le cas pour certains poissons ? L’avenir nous le dira.

Dans le flot des fous de Bassan...

Dans le flot des fous de Bassan...

...l'albatros à sourcils noirs (photo: Yves Blat)

...l'albatros à sourcils noirs (photo: Yves Blat)

Publié dans Biodiversité sauvage

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Laisser passer la brume

Publié le par lesbiodiversitaires

Laisser passer la brume

Dans la vie ou dans la nature, on aime quand tout est clair, la transparence pure des petits matins. Les brumes extérieures et intérieures donnent souvent envie de se remettre au fond du lit, bien au chaud sous la couette. Mais sortir affronter le brouillard permet de regarder, d'écouter, de sentir différemment.

C'était la semaine dernière, la forêt de Camors (Morbihan) dans la brume. A première vue, cela peut sembler un peu lugubre.

Laisser passer la brumeLaisser passer la brume
Laisser passer la brumeLaisser passer la brume

Ou simplement un peu mystérieux.

Laisser passer la brume

Mais à y regarder de plus près, cette forêt brumeuse est habitée...

Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins
Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins
Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins
Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins

Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins

Et à y regarder d'encore plus près, cette brume révèle des secrets merveilleux...

Laisser passer la brume
Laisser passer la brumeLaisser passer la brume
Laisser passer la brume

Gouttelettes de brume sur toiles fragiles...

Laisser passer la brume

Prêtes à s'effondrer au premier souffle d'air...

Laisser passer la brume

Éphémères œuvres de brume, invisibles et secrètes, perdues au fond de la forêt...

Mais bientôt le soleil réchauffe les arbres et les cœurs. La brume s'envole, comme si elle n'avait jamais existé, et les oiseaux fous d'amour à cette saison nous rappellent que cette fois, ça y est. C'est le printemps.

Laisser passer la brume

Publié dans Biodiversité sauvage

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Quatrième édition du prix national de la Fondation du patrimoine pour l'agro-biodiversité animale

Publié le par lesbiodiversitaires

A l’occasion du salon international de l’agriculture à Paris, la Fondation du patrimoine a de nouveau récompensé des projets qui mettent en avant la biodiversité domestique. Cette année, un dindon, un mouton et un canard ont été les lauréats…

Il est toujours difficile de choisir parmi les projets soumis à ce prix tant le niveau de dossiers est élevé et les races à soutenir… nombreuses !

Le dindon rouge des Ardennes

Après la poule noir du Berry en 2012, c’est un autre gallinacé qui a remporté le prix cette année. Le Dindon rouge des Ardennes. Plus exactement c’est l’association des producteurs de dinde rouge des Ardennes qui, depuis le milieu des années 1990, s’attelle à développer et faire connaître cette race. Elle est connue depuis bien longtemps puisque l’on dit que c’est l’un de ces ancêtres qui fut servi au mariage du roi de France Charles IX (1550-1574) avec Élisabeth d'Autriche (1554-1592), célébré le 27 novembre 1570 à Mézières.

Mais à la fin des années 1980, du Dindon rouge des Ardennes, il n’y en avait plus guère. La race allait s’éteindre, silencieusement, comme bien d’autres. C’est grâce à Roland Dams, vétérinaire passionné par les volailles anciennes et grand défenseur de la biodiversité domestique ainsi qu’à Jean-Michel Devresse, que ce dindon qui peut peser jusqu’à 10kg chez le mâle, a été sauvé in extremis. La race reste encore fragile et les éleveurs pas assez nombreux. Le prix de 10 000€ est donc là pour aider à pérenniser ce beau travail de sauvegarde.

Elevage de dindons des Ardennes (source : APDRA)

Elevage de dindons des Ardennes (source : APDRA)

Le dindon primé, pas très rassuré sur le ring central du salon de l'agriculture, nous regarde du coin de l'oeil.

Le dindon primé, pas très rassuré sur le ring central du salon de l'agriculture, nous regarde du coin de l'oeil.

Le mouton raïole

La Raïole, elle, est une race de mouton également menacée. Avec seulement 2 000 brebis, rien n’est encore gagné, là non plus. Elle a d’ailleurs failli disparaître dans les années 1960. Et Adrian Rigal, jeune éleveur de brebis Raïole dans l'Aveyron, qui souhaite développer un projet d'agropastoralisme et augmenter son cheptel a bien du mérite. C’est une excellente débroussailleuse naturelle, rustique, bonne marcheuse. En été, des troupeaux de raïoles occupent toujours les pentes des monts Lozère et Aigoual. Ce mouton est utilisé principalement dans la filière viande.

En 1994, une association commune a été formée avec les éleveurs des races Rouge du Roussillon et Caussenarde des garrigues. En 2008, celle-ci s'est rapprochée de la Lacaune (à l’origine du roquefort) pour constituer un organisme de sélection commun et favoriser la diversité génétique de la Raïole.

Les Raïole primées au salon de l'agriculture.

Les Raïole primées au salon de l'agriculture.

Le canard de Duclair

C’est le parc naturel régional des Boucles de la Seine normande qui a reçu le 3ème prix pour son implication dans la sauvegarde du canard de Duclair. C’est pourquoi, dès 1994, il a fondé un conservatoire pour sauver la race et la développer. D’autant que la chair de ce canard est réputée excellente et peu grasse.

Celui que l’on surnomme « l’avocat » à cause de son plumage noir et sa bavette blanche, est connu depuis le XIXe siècle. Il existe aussi un plumage « bleu ».

L’avenir de ce canard ne dépend donc que de la ténacité d’éleveurs, souvent amateurs, qui sont les remarquables gardiens de la biodiversité domestique.

Canards Duclair (source : PNR des boucles de la Seine normande)

Canards Duclair (source : PNR des boucles de la Seine normande)

L’occasion de partager

Après la remise des prix, ce fut l’occasion, de manière informelle, de voir ou revoir des éleveurs engagés dans la conservation des races à petits effectifs. Des connaissances devenues des amis, de belles personnes qui courageusement, vont à contre-sens de la politique agricole actuelle. Mais qui, en même temps, sont probablement les précurseurs d’une nouvelle façon de la pratiquer.

Des leaders dans le domaine de la conservation des races à petits effectifs. De gauche à droite : Laurent Chalet (éleveur de vaches Nantaises et fondateur de la fête du même nom), Guy Chautard (éleveur de vaches Ferrandaises), soutenus par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme.

Des leaders dans le domaine de la conservation des races à petits effectifs. De gauche à droite : Laurent Chalet (éleveur de vaches Nantaises et fondateur de la fête du même nom), Guy Chautard (éleveur de vaches Ferrandaises), soutenus par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme.

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Expédition au Pantanal (Brésil)

Publié le par lesbiodiversitaires

Expédition au Pantanal (Brésil)

Le Pantanal est l’une des zones humides intérieures les plus fabuleuses de la planète pour sa biodiversité animale et végétale. Cette région, en grande partie dans l’état du Mato Grosso (mais aussi le Mato Grosso do Sul, et un peu en Bolivie et au Paraguay), couvre une superficie de 200 000 km² dont 170 000 recouverts par les eaux !

Entre septembre et novembre, débute la saison des pluies qui va peu à peu inonder la région, à travers les nombreuses rivières dont la plus importante est la rivière Cuiabá. Ces inondations sont rendues possibles par la faible déclivité de cette plaine immense. Elles durent environ 6 mois. Il est difficile de circuler dans cette région où alternent donc marais, zones prairiales (de type pampa) et forêts.

Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)
Mygale !
Mygale !

A partir de Cuiabá, la capitale du Mato Grosso, une route célèbre descend plein sud : c’est la Transpantaneira, asphaltée seulement à son début et qui se transforme ensuite en piste (dont on imagine la « praticabilité » en saison des pluies !). Longue de 145 km et accompagnée dans son cheminement de 122 ponts en bois, souvent très étroits, elle se termine à Porto Jofre, en bordure de la rivière Cuiabá.

Ensuite, c’est… la jungle !

En route, on croise d’immenses fazendas ‐ ces grandes propriétés terriennes – qui couvrent jusqu’à 20 000 ha. On y trouve souvent de grands troupeaux de bovins (vaches, zébus), et assez fréquemment des chevaux (rarement des moutons).

Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)Expédition au Pantanal (Brésil)
Renard des savanes, agouti d'Azara, nandou d'Amérique et même tatou à neuf bandes trainent régulièrement autour des fazendas.

Renard des savanes, agouti d'Azara, nandou d'Amérique et même tatou à neuf bandes trainent régulièrement autour des fazendas.

La flore est particulièrement riche, avec des figuiers étrangleurs en forêt ou des papyrus en zone marécageuse.

Dès qu'il y a des fleurs, les colibris sont là...

Dès qu'il y a des fleurs, les colibris sont là...

La faune est considérée comme l’une des plus riches au monde. Les oiseaux sont partout et en général vraiment peu farouches (surtout autour des écolodges). Pour des Européens, c’est toujours très étonnant de pouvoir les approcher d’aussi près… Les mammifères sont bien présents, et souvent nocturnes.

Coati à queue annelée, curieux

Coati à queue annelée, curieux

Sajou brun, encore plus curieux...

Sajou brun, encore plus curieux...

Le capybara est en fait une sorte d'énorme... cochon d'Inde. Qui adore barboter et n'est pas très farouche. Quand on l'approche d'assez près, on peut entendre ses petits gloussements graves.

Le capybara est en fait une sorte d'énorme... cochon d'Inde. Qui adore barboter et n'est pas très farouche. Quand on l'approche d'assez près, on peut entendre ses petits gloussements graves.

Évidemment les stars comme le jaguar ou le tapir restent des rencontres extrêmement fortes. On ne peut passer sous silence non plus les concerts nocturnes des grenouilles avec une mention toute spéciale pour la « grenouille formule 1 », dont le cri évoque un démarrage d'automobile de compétition...

Protégé, le jaguar n'a pas peur de l'homme... c'est nous qui avons peur de lui ! Nous l'observons d'une barque, au milieu de la rivière. Il se repose caché la plupart du temps, mais quand on a la chance de le trouver (après des heures ou des jours d'attente, en fonction de la chance), c'est un animal incroyable de beauté.

Protégé, le jaguar n'a pas peur de l'homme... c'est nous qui avons peur de lui ! Nous l'observons d'une barque, au milieu de la rivière. Il se repose caché la plupart du temps, mais quand on a la chance de le trouver (après des heures ou des jours d'attente, en fonction de la chance), c'est un animal incroyable de beauté.

Que serait le Pantanal sans ses caïmans ? Statiques comme des pierres, la gueule ouverte, ils sont omniprésents, jusqu’en milieu sec. Un tout jeune caïman, minuscule mais déjà très belliqueux, est même venu nous rendre visite dans une salle de réunion d’un écolodge (compagnon du log vespéral).

Tout petit mais déjà très teigneux... Pas trop envie de lui faire des guili-guilis, on l'a quand même expulsé de là, ce qui lui a beaucoup déplu.

Tout petit mais déjà très teigneux... Pas trop envie de lui faire des guili-guilis, on l'a quand même expulsé de là, ce qui lui a beaucoup déplu.

Quant aux piranhas, ils sont restés sous l’eau. Même si les plus audacieux d’entre nous les ont mangés… en soupe. En effet, ils sont très communs, et l’un des poissons de table régulier.

Deux compagnons d’aventures, un rapaçologue et un lynxomaniaque égarés dans la jungle, revenant ici d’une rivière pleine de piranhas pour tenter de trouver (en vain) le héron agami.Deux compagnons d’aventures, un rapaçologue et un lynxomaniaque égarés dans la jungle, revenant ici d’une rivière pleine de piranhas pour tenter de trouver (en vain) le héron agami.

Deux compagnons d’aventures, un rapaçologue et un lynxomaniaque égarés dans la jungle, revenant ici d’une rivière pleine de piranhas pour tenter de trouver (en vain) le héron agami.

Dans la rivière, c'est piranhas ou caïmans, au choix...

Dans la rivière, c'est piranhas ou caïmans, au choix...

Sur les rives, l'iguane vert se confond avec la végétation.

Sur les rives, l'iguane vert se confond avec la végétation.

La faune invertébré est aussi incroyable : énormes cigales, fourmis tueuses, petites mais bourrées d’histamine, superbes papillons dont des morphos sans cesse en mouvement, tiques aux aguets, moustiques pas pires qu’ailleurs (mais beaucoup plus nombreux !), etc.

Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)

La nature est partout, elle est une, primaire, incroyablement belle. Pas étonnant avec ça que le Pantanal soit inscrit au patrimoine de l’humanité.

Les toucans sont parmi les oiseaux les plus mythiques du Pantanal. Ici, toucan araçari.

Les toucans sont parmi les oiseaux les plus mythiques du Pantanal. Ici, toucan araçari.

Toucan toco houspillé par des tyrans sulfureux.

Toucan toco houspillé par des tyrans sulfureux.

En revanche, il fait très chaud à cette époque et, hormis à São Paulo et après le passage d’une pluie, la température diurne culminait quotidiennement à 40° (et un peu plus). Le tout dans une atmosphère humide qui fait transpirer comme pas possible. D’ailleurs, selon notre guide, cette fin de saison des pluies a été particulièrement chaude en 2015 (réchauffement climatique oblige). Mais tout ceci semblait oublié lorsqu’il s’agissait d’observer.

Anhinga d'Amérique

Anhinga d'Amérique

La plupart des prospections se sont faites à pied, aux heures les moins chaudes, mais aussi en bateau (Porto Jofre, Santa Tereza), enfin en camion (énorme, poussif et pas 4x4, mais sympathique), notamment le soir pour des sorties au phare. A Araras, quelques-uns d’entre nous sont aussi partis prospecter à cheval, découvrant des paysages et des sensations inaccessibles autrement.

 Caracara huppé très content de son butin...

Caracara huppé très content de son butin...

Ara hyacinthe

Ara hyacinthe

Amazone aurou. Couple bagué et vivant à proximité d'une fazenda.

Amazone aurou. Couple bagué et vivant à proximité d'une fazenda.

Le grand ibijau, qui se confond avec l'écorce...

Le grand ibijau, qui se confond avec l'écorce...

Caurale soleil : cet incroyable oiseau fait de l'ombre avec ses ailes pour chasser.
Caurale soleil : cet incroyable oiseau fait de l'ombre avec ses ailes pour chasser.

Caurale soleil : cet incroyable oiseau fait de l'ombre avec ses ailes pour chasser.

Bonus : le cri d'oiseau le plus énervant du monde, selon nous, c'est celui de la "poule" sauvage locale, l'ortalide du Chaco, qui commence ses terribles vocalises très tôt le matin ! En prime, cette castafiore chante en duo...

Ecoutez ici !

Sous un air assez banal, ce volatile est le plus grand massacreur d'oreilles de toute la jungle !

Sous un air assez banal, ce volatile est le plus grand massacreur d'oreilles de toute la jungle !

Merci à Jao, notre guide naturaliste brésilien, inlassable chercheur de jaguars, et Dorothée, qui a assuré la logistique ! Merci aussi à toute la courageuse et sympathique équipe ainsi qu'à Olivier Pollet ! Merci à Jao, notre guide naturaliste brésilien, inlassable chercheur de jaguars, et Dorothée, qui a assuré la logistique ! Merci aussi à toute la courageuse et sympathique équipe ainsi qu'à Olivier Pollet !

Merci à Jao, notre guide naturaliste brésilien, inlassable chercheur de jaguars, et Dorothée, qui a assuré la logistique ! Merci aussi à toute la courageuse et sympathique équipe ainsi qu'à Olivier Pollet !

Expédition au Pantanal (Brésil)

Reportage réalisé lors d'un voyage LPO/Escursia (voyages scientifiques) au cœur du Pantanal, accompagné par Philippe J. Dubois. Photos Elise Rousseau.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Réponses du jeu d'identification

Publié le par lesbiodiversitaires

Réponses du jeu d'identification

Et voilà, c'est le jour des réponses !
Merci aux vaillants participants qui ont osé se lancer ;-) Et bravo car l'air de rien, ce petit jeu était quand même très dur ! Et il fallait un peu de chance pour trouver certaines espèces. En effet, personne n'a donné avec exactitude toutes les bonnes réponses.

Question 1
Photo 1 - Grand Ibijau Nyctibius grandis
Photo 2 - rien normalement ! Mais en fait si, présence d'un merle à ventre roux !!!
Photo 3 – Loutre géante Pteronura brasiliensis
Photo 4 – Jaguar – Panthera onca
Photo 5 – Coendou à queue préhensile Coendou prehensilis
Photo 6 – Engoulevent pauraqué Nyctidromus albicollis
Photo 7 – Chevêchette brune Glaucidium brasilianum

Question 2
Photo 8 – nez et empreinte de Tapir terrestre Tapirus terrestris

Question 3
Photo 9 - crâne de caïman yacare Crocodilus yacare

Celui qui a donné le plus grand nombre de bonnes réponses est : Guilhem ! Bravo à lui.

Réponses du jeu d'identification

Bravo aussi à Isabelle, la première qui a trouvé la chevêchette brune !! Il ne s'agissait pas de la chevêche des terriers, espèce à grandes pattes, qui préfère les habitats ouverts.
Bravo pour le tapir que vous avez tous trouvé. Sa trace comporte trois doigts, car c’est un périssodactyle. Les périssodactyles ont un nombre de doits impairs, soit trois, soit un. Et il n’y en a pas tant que cela : rhinocéros, tapirs, ou bien les équidés, avec leur sabot…
Pas mal non plus, vous avez tous vu que ce crâne appartenait à un crocodilien. Deviner son espèce vous a par contre posé un peu problème. Cependant, il était possible d'avancer le nom d'une espèce, le caïman yacare étant très répandu au Pantanal, on le croise tout le temps, partout, au fil de l'eau.
Et vous avez tous bien repéré le jaguar, bien caché dans la forêt.

Merle à ventre roux tellement bien caché que nous ne l'avions pas vu !

Merle à ventre roux tellement bien caché que nous ne l'avions pas vu !

Réponses du jeu d'identification

Bon, il reste une espèce que personne n’a trouvée. C’est vrai que c'était quasi impossible sauf coup de bol, le grand ibijau. Déjà, il fallait parvenir à le voir… Sur le terrain, certains d’entre nous n’arrivaient pas dans un premier temps à le distinguer et pensaient devenir fous ! « il est là, mais si il est lààààà, lààààà ! » « Mais je ne vois riennnnn !!! riennnnn !!! » Pour enfin au bout d’un certain temps « ahhh, là !!! mais je croyais que c’était une branche ! » (ben oui, c’est le but !)
Vous êtes tous partis sur l'ibijau gris, ce qui aurait en effet pu être aussi le cas.

Bravo aussi à Claire, qui a repéré un oiseau dans la photo qui était sensée être la photo-piège sans aucune espèce... Preuve qu'elle était piégée de chez piégée, même pour les auteurs du jeu ! Un merle à ventre roux y était si bien caché que nous ne l'avions pas vu.

Comme personne n'a tout trouvé (eh oui il fallait un peu de chance !), nous offrons un livre à celui qui a donné le plus de bonnes réponses (Guilhem), et à la seconde à en avoir donné le plus (Claire) et qui a en plus découvert un animal caché que personne n'avait vu. Et comme les autres participants se sont quand même drôlement bien défendus, nous avons décidé de leur envoyer un Petit atlas des oiseaux du jardin. Ainsi, tout le monde a gagné !


Voici quelques photos de quelques-uns de ces rois du camouflage !

Le Grand ibijau est, dans le règne animal, un as du camouflage. En prime, il reste totalement immobile. Sur le terrain, il est vraiment très, très, très difficile à trouver !

Le Grand ibijau est, dans le règne animal, un as du camouflage. En prime, il reste totalement immobile. Sur le terrain, il est vraiment très, très, très difficile à trouver !

Quand elle se décide à sortir de l'eau, la loutre géante ne passe pas inaperçue ! Elle est cependant assez farouche et aime se cacher le long des berges.

Quand elle se décide à sortir de l'eau, la loutre géante ne passe pas inaperçue ! Elle est cependant assez farouche et aime se cacher le long des berges.

Le seigneur de la forêt, c'est le jaguar. Il passe des heures et des heures à dormir bien caché dans les lianes, et grâce à son pelage, il est très difficile de le repérer... Cependant, quand il daigne venir boire, plantant son regard droit dans le nôtre, le spectacle est inoubliable.

Le seigneur de la forêt, c'est le jaguar. Il passe des heures et des heures à dormir bien caché dans les lianes, et grâce à son pelage, il est très difficile de le repérer... Cependant, quand il daigne venir boire, plantant son regard droit dans le nôtre, le spectacle est inoubliable.

Bien que le tapir soit plutôt timide et discret, il arrive qu'on le croise en plein jour.

Bien que le tapir soit plutôt timide et discret, il arrive qu'on le croise en plein jour.

Les caïmans, quand ils sont dans l'eau, sont eux aussi des experts du camouflage. Sachant rester incroyablement immobiles, de la même couleur que l'eau, ils ne se repèrent pas toujours si facilement quand on circule en bateau...

Les caïmans, quand ils sont dans l'eau, sont eux aussi des experts du camouflage. Sachant rester incroyablement immobiles, de la même couleur que l'eau, ils ne se repèrent pas toujours si facilement quand on circule en bateau...

A suivre dans les jours qui viennent : un article sur le Pantanal, suite au voyage LPO/Escursia.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Petit jeu d'identification pour naturalistes

Publié le par lesbiodiversitaires

En partenariat avec les pages Facebook de la LPO et d’Escursia.

Dans un pays où Philippe J. Dubois a accompagné un voyage pour la LPO et Escursia (voyages scientifiques), certains animaux sont très cryptiques. Nous vous proposons un jeu d’identification en trois questions. Pour savoir de quel pays il s’agit, allez voir l’indice tout en bas de la page…

Question 1. Parmi ces 7 photos, trouvez les noms des 6 espèces animales qui se cachent (sachant qu’il y a une photo piège où aucun animal ne se cache) :

Photo n°1

Photo n°1

Photo n°2

Photo n°2

Photo n°3

Photo n°3

Photo n°4

Photo n°4

Photo n°5

Photo n°5

Photo n°6

Photo n°6

Photo n°7

Photo n°7

A qui est ce nez ?
A qui est ce nez ?

Question 2. Identifiez cet animal grâce à son bout de nez et à sa trace :

Photo n°8

Photo n°8

Question 3. A quel animal appartient ce bout de crâne ?

Photo n°9 (Indice : crâne de taille assez grande, trouvé dans la forêt, sur les rives d'une grande rivière...)

Photo n°9 (Indice : crâne de taille assez grande, trouvé dans la forêt, sur les rives d'une grande rivière...)

Pour le pays en question, voici l’indice !

Petit jeu d'identification pour naturalistes

C'est pas si facile mais allez, pour vous encourager, on offre nos livres Tout pour ma poule et les Tribulations d'un chercheur d'oiseaux au premier à nous donner tous les noms exacts des espèces (avec leur nom latin !).

Merci de répondre en « Commentaires » afin que la date exacte de la réponse soit publiquement affichée…

Nous donnerons les réponses le lundi 22 février prochain. Bonne chance !

PS : Les photos s’agrandissent si on clique dessus.

Photos : Elise Rousseau

Publié dans Biodiversité sauvage

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Cinq bougies pour les Biodiversitaires !

Publié le par lesbiodiversitaires

Cinq bougies pour les Biodiversitaires !

5 ans aujourd’hui que le blog Les Biodiversitaires existe, petit lien dans ce vaste monde entre la biodiversité sauvage et la biodiversité domestique, entre les naturalistes et les éleveurs de races à petits effectifs…

Merci à tous les visiteurs pour votre soutien.

L’une de nos fiertés aura été de contribuer à la redécouverte du chien berger d’Auvergne, notre premier appel, lancé un peu comme une bouteille à la mer, nous ayant permis de rencontrer Emilie, puis Julien, puis tous les autres participants de cette belle aventure.

Nous nous efforçons, une à deux fois par mois, de vous informer sur un sujet naturaliste, environnemental ou concernant la biodiversité domestique et notamment les races à petits effectifs, un sujet qui nous amuse, qui nous concerne, ou qui nous tient à cœur. Cette alternance est notre ligne éditoriale.

Notre souhait, créer des petits ponts entre ces deux mondes, les naturalistes et les éleveurs de races à petits effectifs ou certains agriculteurs impliqués, deux mondes qui se ressemblent beaucoup, qui partagent le plus souvent les mêmes valeurs, les mêmes désirs, qui luttent jour après jour pour un autre monde, véritables héros anonymes, mais qui se connaissent finalement assez peu.

Alors, bonne lecture et à bientôt pour la suite !

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