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Chiens bergers d'Auvergne : au travail !

Publié le par lesbiodiversitaires

Chiens bergers d'Auvergne : au travail !

Le chien berger d'Auvergne était utilisé autrefois pour garder les troupeaux. Dans notre démarche de sauvegarde de ce chien, le principal critère de sélection est l'aptitude au travail, avant le physique.

En effet, comme nous l'a expliqué notre conseiller scientifique, le Pr Jean-François Courreau, spécialiste des chiens de berger, l'aspect physique peut toujours se retravailler par la suite, tandis que l'aptitude au travail, une fois qu'elle est perdue, l'est à jamais. Alors les cabots, au boulot !
A l’occasion du dernier conseil d'administration, Sylviane Grébert et Julien Souvignet ont testé au travail leurs jeunes chiennes respectives, Lilas (une merle sur fauve charbonnée de 8 mois) et Jade (une fauve porteuse du gène merle, âgée d’un an), sur un troupeau de brebis noires du Velay appartenant à Julien.
Les premiers essais ont été concluants, les deux jeunes chiennes se montrant intéressées par le troupeau. Jade, qui avait un petit peu plus d’expérience, a même remis dans le filet une chèvre évadée ! Premières images !

Chiens bergers d'Auvergne : au travail !

Nous en profitons également pour vous faire part ci-dessous du premier bulletin d'information de l'association, et de rappeler à ceux qui souhaiteraient adhérer qu'il est temps de penser à l'adhésion 2016.

Lilas, à la joie communicative !
Lilas, à la joie communicative !

Lilas, à la joie communicative !

Merci à Julien (ici avec un border collie, les chiens qu'il a l'habitude de dresser pour garder ses animaux) d'avoir accueilli ces tests de travail et mis à disposition son superbe troupeau de moutons.

Merci à Julien (ici avec un border collie, les chiens qu'il a l'habitude de dresser pour garder ses animaux) d'avoir accueilli ces tests de travail et mis à disposition son superbe troupeau de moutons.

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Quelques chevaux d’Auvergne

Publié le par lesbiodiversitaires

Quelques chevaux d’Auvergne

Tout le monde connaît les Voyages de Gulliver, de l’auteur Jonathan Swift (1721), qui, sous couvert d’aventures rocambolesques, dénonce la bêtise humaine.
Le premier voyage de Gulliver est le plus connu : il rencontre les Lilliputiens, qui sont en guerre permanente contre l’île voisine.
En effet, ils ne sont pas d’accord sur une question fondamentale : par quel bout doit-on casser un œuf à la coque ? Le petit bout, ou le gros bout ?
Chacun voulant imposer à l’autre son point de vue, ils se tapent dessus.
Le dernier voyage de Gulliver est moins célèbre, mais c’est le plus important. Sur une autre île, Lemuel Gulliver découvre les extraordinaires Houyhnhnms.
Ces êtres plein de sagesse et d’intelligence ont l’apparence de chevaux.
Les Houyhnhnms ne comprennent pas la guerre. Gulliver est très heureux tout le temps qu’il vit avec ces créatures pacifiques, et ne les oubliera jamais.

Par les temps qui courent, ça fait du bien de croiser quelques cousins des Houyhnhnms. Nous en avons rencontré en Auvergne dernièrement, avec leur nez soyeux et chaud et leur regard doux, à l'élevage des Mazucs. Quelques photos de chevaux de race Auvergne.

Magnifique jument d'Auvergne, puissante et présentant une robe recherchée - bai pangaré (bout du nez clair, tour de l'oeil clair, intérieur des jambes clair)
Magnifique jument d'Auvergne, puissante et présentant une robe recherchée - bai pangaré (bout du nez clair, tour de l'oeil clair, intérieur des jambes clair)Magnifique jument d'Auvergne, puissante et présentant une robe recherchée - bai pangaré (bout du nez clair, tour de l'oeil clair, intérieur des jambes clair)
Magnifique jument d'Auvergne, puissante et présentant une robe recherchée - bai pangaré (bout du nez clair, tour de l'oeil clair, intérieur des jambes clair)

Magnifique jument d'Auvergne, puissante et présentant une robe recherchée - bai pangaré (bout du nez clair, tour de l'oeil clair, intérieur des jambes clair)

Les imposants chevaux d'Auvergne, élevés naturellement dans des prés montagneux, en pente donc, où ils se forgent leur pied si sûr.

Les imposants chevaux d'Auvergne, élevés naturellement dans des prés montagneux, en pente donc, où ils se forgent leur pied si sûr.

Pouliche et poulain d'Auvergne... concours de grimaces ?
Pouliche et poulain d'Auvergne... concours de grimaces ?

Pouliche et poulain d'Auvergne... concours de grimaces ?

Le cheval d’Auvergne (voir notre article précédent sur la race ici) reste une race à petits effectifs. Idéalement adapté à sa région, c'est un agréable cheval de loisir ou d'attelage.

Merci à M. et Mme Perrain pour la gentillesse de leur accueil, nous avoir fait visiter leur très bel élevage et leur magnifique école d’attelage, et pour leur engagement dans la préservation des races domestiques menacées.

Ecole d’Attelage de l’Aubrac Les Mazucs 12420 Cantoin

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Sur la piste de l’énigmatique race bovine Morvandelle

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous avons déjà eu l’occasion (ici et ici) de parler de la race bovine Morvandelle, immortalisée par le célèbre tableau de Rosa Bonheur – Labourage en Nivernais. Voici qu’un nouveau document photographique nous apprend un peu plus sur cette vache…

Nous sommes en effet tout récemment tombés sur une photo remarquable (ci-dessous) .

Sur la piste de l’énigmatique race bovine Morvandelle

Elle nous montre le champ de foire de Rouvray, Côte d’Or, où l’on voit des animaux, bœufs et vaches, principalement de race Charolaise. Au centre de la photo, cependant, se trouve une vache, de taille un peu inférieure à ses congénères, semble-t-il, et qui possède exactement le patron de robe de la Morvandelle : coloration sans doute brun-rouge foncé (si on la compare à la veste noire de la personne juste derrière l’animal), dite « à flancs colorées », laissant le bas du ventre blanc de même qu’une longue bande dorsale blanche qui englobe la queue. La tête ne présente pas de trace de blanc, pas plus que les membres qui possèdent des « chaussettes » de la même teinte que le reste du corps. Les cornes ne sont pas très visibles, mais semblent plutôt courtes. C’est donc bien la robe de la Morvandelle, proche de l’actuelle Pinzgauer, race autrichienne.

Sur la piste de l’énigmatique race bovine Morvandelle

Si l’on regarde où se trouve Rouvray, à présent, on découvre (carte ci-dessous) que cette commune est en plein milieu de l’aire de répartition de la Morvandelle, tel qu’elle était connue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. En effet, Quarré-les-Tombes, Saulieu, Semur-en-Auxois et Flavigny-sur-Ozerain ont été les derniers centres d’élevage répertoriés de la race Morvandelle. Rouvray se trouve donc dans ce périmètre.

Sur la piste de l’énigmatique race bovine Morvandelle

Pour mémoire, nous renvoyons le lecteur à ces deux portraits de Morvandelle, l’un de 1860 de l’ouvrage de Moll &Gayot (à droite) et l’autre le fameux bœuf Morvandiau de Rosa Bonheur peint en 1848 (à gauche).

Sur la piste de l’énigmatique race bovine MorvandelleSur la piste de l’énigmatique race bovine Morvandelle

Qu’un animal de type « Morvandelle » parfait soit retrouvé dans l’aire de répartition de cette race n’est probablement pas une simple coïncidence.

De quand date cette photo ? Il s’agit en fait d’une carte postale qui a été postée en 1928. Au vu des vêtements portés par les personnes sur le champ de foire, la date ne doit pas être très antérieure à cette année. La typo de la légende est aussi « années 20 ».

Ceci tend à montrer qu’il y aurait eu des Morvandelles encore présentes jusque dans les années 1920, ce qui a déjà avancé par Fanica (2006) qui estime même qu’il y en aurait eu jusqu’à la veille de la Seconde guerre mondiale. Nous avions déjà présenté un document (ici), vraisemblablement aussi des années 1920 et qui montrait deux bœufs de type « Morvandelle » à l’abbaye de La Pierre-sui-Vire, même si la qualité de la photo était inférieure à celle présentée ici.

Quoiqu’il en soit, l’existence de la Morvandelle parait bien avoir dépassé le tournant du XIXe siècle et il existe des documents photographiques qui vont dans ce sens. Reste, bien sûr, à en trouver d’autres dans le futur. Avis aux chercheurs !

Références :

ŸDubois Ph. J. (2011). A nos vaches. Inventaire des races bovines disparues et menaces de France. Delachaux & Niestlé. 448p.

ŸFanica O. (2007). Mutations de l'élevage bovin en Gâtinais et en Brie. Ethnozootechnie 79 : 167-185.

ŸMoll L.&Gayot E. (1860). La connaissance générale du bœuf. Etudes de zootechnie pratique. Frimin Didot, Paris, 600p.

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Tout pour mon cheval

Publié le par lesbiodiversitaires

Tout pour mon cheval
Tout pour mon cheval

Après Tout pour ma poule, écrire et illustrer Tout pour mon cheval s’imposait.

Il est sorti le 15 octobre, aux éditions Delachaux et Niestlé, 160 pages, 17.50 €

Pour voir la présentation du livre, c'est ici.

Et pour en feuilleter quelques pages, ici.

Ce livre est destiné à tous ceux qui veulent aimer, élever, choyer un cheval de loisir !

Tout pour mon cheval

Il est à la fois pratique et humoristique, et relate mon expérience avec mes juments : choisir un cheval, l’accueillir, nouer des liens avec lui, vivre avec…

Les chevaux sont bien plus que de simples animaux de compagnie. Ce sont des compagnons d’aventure !

Galoper dans les prés, dans les bois, sur les plages, avec un cheval heureux, aussi grisé par le vent que son cavalier, avec cette complicité unique, c’est ce à quoi rêvent tous les apprentis cavaliers.

La dure vie de maréchal...

La dure vie de maréchal...

Avoir un cheval qui vous accueille avec un hennissement joyeux, qui vous fait confiance, heureux dans sa vie… C’est un rêve accessible à tous, si on respecte le cheval, si on prend le temps de réfléchir, si on le traite avec amour.

Monter en cordelette, apprendre à se coucher, partir se balader seule... Une bonne relation avec son cheval rend toutes ces choses et bien d'autres encore simples et possibles.Monter en cordelette, apprendre à se coucher, partir se balader seule... Une bonne relation avec son cheval rend toutes ces choses et bien d'autres encore simples et possibles.Monter en cordelette, apprendre à se coucher, partir se balader seule... Une bonne relation avec son cheval rend toutes ces choses et bien d'autres encore simples et possibles.

Monter en cordelette, apprendre à se coucher, partir se balader seule... Une bonne relation avec son cheval rend toutes ces choses et bien d'autres encore simples et possibles.

Tout pour mon cheval prône une équitation alternative. Cette équitation existe et se développe de plus en plus, mais elle reste encore minoritaire.

Les modes d’apprentissage se basent sur l’équitation éthologique et le renforcement positif. Le cheval est toujours traité avec douceur, respect, il est énormément encouragé, félicité. Du coup, il semble toujours content d’apprendre et « partant », il est très proche de son cavalier et lui témoigne beaucoup d’affection. Il vit au pré toute l’année et surtout en troupeau.

Tout pour mon cheval

Un cheval de loisir (c’est-à-dire l’essentiel des chevaux de propriétaires en France) devrait pouvoir être un vrai « partenaire » de loisir, c’est-à-dire que lui aussi s’amuse et s’épanouisse dans cette vie-là, que le lien avec son cavalier soit une coopération amicale.

Aujourd’hui, on a toutes les connaissances qui permettent d’offrir une vie vraiment heureuse à un cheval. Et pour le cavalier, monter un cheval jamais blasé, très à l’écoute, fin dans ses réponses et plein d’entrain, quel plaisir !

L’idée de ce livre est de vous donner toutes les bases pour commencer avec votre ami à crinière cette belle aventure !

En couv, c'est Oasis !
En couv, c'est Oasis !

Les deux héroïnes du livre

Mes juments camargues Oasis et Umkhumbi vivent toute l’année au pré, dans un troupeau de quatre chevaux.

J’ai eu le coup de foudre en Camargue pour Oasis : avec elle, c'est l'osmose.

J’aime son grand cœur et son petit air sauvage.

Oasis
OasisOasis

Oasis

Tout pour mon cheval

Et voici sa fille. Umkhumbi, c’est le nom zoulou d’une petite antilope forestière, le céphalophe du Natal. Car elle est née pendant que j’étais en Afrique du Sud.

Elle, c’est un clown. Elle est curieuse comme une pie.

Retrouvez-les, avec leurs compagnons de route, au fil des pages de Tout pour mon cheval !

UmkhumbiUmkhumbi

Umkhumbi

J’en profite pour remercier les profs d’équitation éthologique qui m’ont aidée ces dernières années à leur apprendre plein de choses et je les recommande :
Ludovic d’Hautefeuille, Sandrine Dhondt, Audrey Gory.
Et bien sûr le site de l’éthologue Hélène Roche pour le travail au clicker training et se tenir au courant des dernières avancées scientifiques !

Ludo, Sandrine, Audrey avec Umkhumbi à différents âges : douceur et pédagogie, merci à vous !Ludo, Sandrine, Audrey avec Umkhumbi à différents âges : douceur et pédagogie, merci à vous !Ludo, Sandrine, Audrey avec Umkhumbi à différents âges : douceur et pédagogie, merci à vous !

Ludo, Sandrine, Audrey avec Umkhumbi à différents âges : douceur et pédagogie, merci à vous !

Alors pour finir, à cheval, la liberté, c'est une crinière au vent, deux petites oreilles et le monde devant soi...

Le monde selon Umkhumbi (photos Léa Bonnot)

I'm a poor lone cow boy...
I'm a poor lone cow boy...
I'm a poor lone cow boy...
I'm a poor lone cow boy...
I'm a poor lone cow boy...

I'm a poor lone cow boy...

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Les grands dauphins du Mor Braz

Publié le par lesbiodiversitaires

Aujourd'hui dans le Mor Braz, une cinquantaine de grands dauphins nous a fait un petit festival, accompagnant pendant de longs moments le bateau.

Notamment une mère et son petit, qui sont venus nous dire bonjour.

Les grands dauphins du Mor BrazLes grands dauphins du Mor Braz
Les grands dauphins du Mor BrazLes grands dauphins du Mor Braz

C'est l'occasion de rappeler que la population de grands dauphins est en décroissance. Ces si sympathiques animaux sont encore chassés au Japon et dans les îles Féroé... et souvent victimes accidentelles des filets de pêche dérivants. Ainsi que de pollutions diverses.

Les grands dauphins du Mor Braz

Partager des moments avec ces animaux sauvages si curieux de l'homme est toujours magique.

Les grands dauphins du Mor Braz

Publié dans Biodiversité sauvage

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Brandissez le Petit Manuel climatique pour ceux qui ne veulent pas finir grillés comme des sardines !

Publié le par lesbiodiversitaires

Brandissez le Petit Manuel climatique pour ceux qui ne veulent pas finir grillés comme des sardines !

À l’occasion du sommet mondial sur le climat, à Paris, le changement climatique est sur le devant de la scène plus encore que jamais. Cette réalité et ces interrogations sur le devenir de la planète ne peuvent plus être esquivées.

Ce "Petit livre bleu" dit tout sur le climat et comment changer nos vies pour enrayer le réchauffement climatique.

Face aux discours, parfois alarmistes, des scientifiques et au mutisme des politiques et du monde économique, j’ai écrit ce Petit Manuel.

Parce que la clef de la réussite pour contenir ce réchauffement est d’abord citoyenne, j’essaie de mon­trer, avec humour et optimisme, que nous pouvons agir directement et je donne des solutions concrètes pour que chacun puisse contribuer à ralentir significativement la “ma­chine à chauffer”.

Car, oui, il faut nous réveiller rapi­dement, ne serait-ce que pour nos descendants, afin qu’ils bénéficient d’une terre aussi belle et vivante que celle que nous connaissons. Cela de­mande évidemment des efforts, sans doute de “changer de disque dur” dans notre vie quotidienne, mais c’est la seule solution pour ne pas finir grillés comme des sardines.

Ce Petit Manuel répond de façon claire et concise aux questions simples que chacun se pose sur le réchauffement climatique. Car nous y sommes tous confrontés, partout, à tout moment, dans toutes nos activités. Pourtant, il y a (encore) des so­lutions pour, non pas arrêter, mais ralentir la machine infernale.

Points Seuil

144 PAGES (se lit en une heure) • 5,90 € (seulement !)

 

Brandissez le Petit Manuel climatique pour ceux qui ne veulent pas finir grillés comme des sardines !

En librairie le 1er octobre.

CONTACT PRESSE :
JÉRÔME LAMBERT - jerome.lambert@seuil.com
01 41 48 84 09

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Aventures naturalistes dans le Mor Braz

Publié le par lesbiodiversitaires

Avec une bande de copains ornithologues, nous avons décidé d’aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères marins qui fréquentent, en fin d’été, les eaux du Mor Braz, entre Belle-Île, Hoedic, l’estuaire de la Vilaine et la pointe du Croisic. Trois sorties en mer que l’on vous fait partager.

Océanites tempêtes.

Océanites tempêtes.

L’idée qui a germé, c’est de voir ce qu’il y a en mer à quelques milles des côtes et des îles du Morbihan. Il y a déjà eu des travaux effectués, mais sous protocole strict, ne permettant pas une grande souplesse quant à l’observation des espèces. Si les observations d’oiseaux marins sont souvent décevantes à partir de la côte morbihannaise, il n’en est pas de même dès que l’on prend la mer.

Pas de gros bateau, pas de yacht, pas de chalutier ni de bateau pour la pêche au gros. Non, un zodiac pour une douzaine de personnes. Pas non plus du grand confort, c’est-à-dire une petite banquette à l’arrière et le reste posé sur les boudins du bateau.

Nous sommes partis à chaque fois au matin de Port Haliguen dans la presqu’île de Quiberon, Morbihan. Après avoir dépassé la Teignouse et ses rochers, on file, soit vers le sud-ouest pour rejoindre le secteur de la pointe des Poulains à Belle-Ile, ou le phare des Birvideaux, soit on se dirige vers le sud-est pour passer Houat, puis Hoedic et faire route vers la plateau du Four, au large des Cardinaux.

Nous avons opté pour deux stratégies afin d’observer les oiseaux et les dauphins dans de bonnes conditions. D’une part rechercher les bateaux en pêche (chalutiers) que nous avons préalablement repérés les jours précédents sur un site internet dédié, soit en pratiquant la très odorante activité du chumming (voir ci-dessous).

Lorsqu’ils sont en pêche, et notamment lorsqu’ils relèvent les filets, les chalutiers attirent de grandes quantités d’oiseaux. Ainsi, le 5 septembre 2015, il y avait près de 4 000 goélands, 2 000 puffins des Baléares et plus de 110 dauphins (surtout communs et quelques grands dauphins) autour d’un chalutier.

Posté à l’arrière du chalutier, pour ne pas le gêner, moteur coupé, nous nous laissons dériver tandis que le flot des goélands et des puffins, auxquels se mêlent des océanites tempêtes, suit le chalutier qui avance.

Ambiance derrière les chalutiers...
Ambiance derrière les chalutiers...

Ambiance derrière les chalutiers...

Spectacle inouï quand c’est au tour des dauphins de frôler notre étrave et rejoindre les oiseaux en nous gratifiant de bonds et de sauts.

Le ballet des dauphins communs.
Le ballet des dauphins communs.Le ballet des dauphins communs.
Le ballet des dauphins communs.

Le ballet des dauphins communs.

C’est l’occasion de voir de tout près le puffin des Baléares. Cette espèce, dont la quasi-totalité de la population mondiale se rassemble dans les eaux bretonnes en été, est en danger critique d’extinction. Difficile de le penser quand on voit tous ces oiseaux. Sauf que l’on a devant nous peut-être 15 ou 20 % de la population mondiale !

Le rare puffin des Baléares.
Le rare puffin des Baléares.Le rare puffin des Baléares.

Le rare puffin des Baléares.

Par dizaines, les puffins des Baléares suivent le chalutier.

Par dizaines, les puffins des Baléares suivent le chalutier.

Survolant la masse, quelques fous de Bassan patrouillent dans le ciel.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz
Aventures naturalistes dans le Mor BrazAventures naturalistes dans le Mor Braz

Avec, en prime, le grand labbe (jusqu’à 5 ensemble) qui vient, comme à son habitude, pirater les goélands lorsqu’ils ont attrapé un bout de poisson.

Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.
Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.
Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.

Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz

L’autre technique pour voir les oiseaux dans de bonnes conditions est la pratique du chumming. Qu’est-ce que le chumming ? Il s’agit d’une mixture faite d’abats et de morceaux de poissons, d’huile de foie de morue (ou de poissons), de morceaux de calmars et, éventuellement d’un peu de graisse animale que l’on fait macérer dans un récipient pendant plusieurs jours (voire, pour les « puristes », plusieurs semaines), puis que l’on congèle. Ainsi obtient-on un bloc de glace dans lequel se trouve enfermée cette mixture qui sera ensuite mise à la mer et qui diffusera lentement. La forte odeur de poissons (odeur, il faut le dire, re-dou-ta-ble) attirera les oiseaux, qui viendront se régaler de cette gourmandise - certains pouvant sentir l’odeur à une ou deux dizaines de kilomètres.

Hum, le bon chum !Hum, le bon chum !

Hum, le bon chum !

Le but premier est d’attirer les océanites, ces minuscules oiseaux marins noirs, que les pêcheurs bretons appellent parfois satanigs car ils ont le plumage noir et seraient annonciateurs de tempêtes (ce qui est loin d’être systématiquement le cas). Il faut vraiment être en mer pour les voir correctement car leur taille est à peu près celle d’une hirondelle.

Le Mor Braz est connu pour en accueillir beaucoup en été, et nous avons pu voir jusqu’à 300 oiseaux posés ensemble, en radeau sur l’eau, au milieu de nulle part.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz
Aventures naturalistes dans le Mor Braz

Mais, attirés par le chum, les oiseaux peuvent venir à quelques mètres du bateau tandis qu’ils picorent, de leur vol papillonnant, les petits morceaux qui se détachent du gros bloc.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz
Aventures naturalistes dans le Mor BrazAventures naturalistes dans le Mor Braz

L’un des buts de nos prospections était de mettre en évidence la présence du très rare océanite de Wilson. Cette espèce niche dans les contrées de l’hémisphère Sud, notamment dans les îles subantarctiques. Après la reproduction (australe), les oiseaux remontent vers les côtes d’Amérique du Nord, mais la présence de l’espèce de ce côté-ci de l’Atlantique a été mis en évidence depuis une vingtaine d’années, singulièrement au large des îles Britanniques. En France, l’espèce reste cependant occasionnelle.

A la faveur de notre chum et sans doute attirés par quelques océanites tempêtes qui s’y nourrissaient, nous avons pu observer deux oiseaux de plus d’un an, fortement en mue, le 19 septembre. Et ce, à quelques mètres du bateau. Ce fut LE grand moment de nos sorties que de voir ces oiseaux aux pattes démesurées marcher littéralement sur l’eau tout en pratiquant un sorte de vol bondissant. De vrais « diables », décidément !

Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.
Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.
Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.
Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.

Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.

Océanite de Wilson (à gauche) et océanite tempête (à droite), pour comparaison.

Océanite de Wilson (à gauche) et océanite tempête (à droite), pour comparaison.

On peut également ajouter les observations d’espèces peu fréquentes comme le labbe pomarin...

Oiseau de 2 ans.

Oiseau de 2 ans.

...ou de la mouette de Sabine, venue de l’Arctique canadien ou russe.

Oiseau de 2 ans.

Oiseau de 2 ans.

Sans oublier le poisson lune (môle) que l’on croit toujours à moitié mort, jusqu’à ce qu’il nous gratifie d’un bond soudain en dehors de l’eau !

Au cours des sorties, nous avons croisé trois môles. Quand ils flottent à la surface, c'est en réalité pour se réchauffer au soleil après des plongées en eaux profondes.

Au cours des sorties, nous avons croisé trois môles. Quand ils flottent à la surface, c'est en réalité pour se réchauffer au soleil après des plongées en eaux profondes.

Merci à nos compagnons de virée et singulièrement à notre « capitaine-ornithologue » Baptiste Sinot. L’aventure continue !

Aventures naturalistes dans le Mor Braz

Publié dans Biodiversité sauvage

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Halte à l'obsolescence programmée

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous voulons vous faire partager une nouvelle qui nous réjouit, la création d'une association qui va lutter contre l'obsolescence programmée.

Dans cette association, il n'y a pas de cotisation mais "nous avons besoin d'un maximum de membres/soutiens pour être agréé et pouvoir agir en justice par la suite", nous explique Laetitia Vasseur, la présidente.
Nous vous faisons suivre le communiqué qu'ils viennent de publier sur la sortie du nouvel iPhone.
Une bonne nouvelle, ça fait du bien !

Voir nos articles à ce sujet : Obsolescence programmée, Petit Papa Noël ou encore Porno, Smartphones et écologie.

Lancement de l’association HOP// Halte à l’Obsolescence Programmée : l’iPhone 6S, un cas d’école?

 

Paris, le 24 septembre 2015 – L’association HOP// Halte à l’Obsolescence Programmée réagit à la sortie de l’iPhone 6S d’Apple.

 

HOP : de nouveaux moyens pour de nouvelles actions 

HOP// Halte à l’obsolescence programmée est une association 1901 dont la mission est d’agir pour  construire une société sans obsolescence programmée. Pratique courante, l’obsolescence programmée désigne les techniques visant à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter son taux de remplacement. Elle peut prendre plusieurs formes : un produit cesse de fonctionner quelques jours après la fin de la garantie, les pièces détachées sont indisponibles ou encore les nouveaux logiciels sont incompatibles.

 

HOP a été créée à un moment historique dans la lutte contre cette pratique, nuisible à la fois à l’environnement et aux droits des consommateurs : l’inscription, dans la loi, d’un délit d’obsolescence programmée. Grâce à cette disposition, HOP pourra mener des  actions de classe, c’est-à-dire des recours collectifs en justice, à partir d’enquêtes sur les cas répétés, en collectant les informations sur les produits défaillants auprès des consommateurs. Pensée comme une plateforme de crowdsourcing, HOP se met au service des citoyens dans une démarche collaborative et constructive.

 

Au-delà des actions en justice, HOP a pour missions de :

-          -Sensibiliser et informer les citoyens et décideurs à travers une expertise législative et scientifique,

-          -Dénoncer les pratiques frauduleuses par le biais d’actions médiatiques et citoyennes,

-          -Être force de proposition grâce à des actions de plaidoyer et de conseils,

-          -Fédérer autour d’initiatives innovantes en proposant des modèles alternatifs.

 

« L’obsolescence programmée est le symbole d’une surconsommation et surproduction tout simplement insoutenable : c’est un modèle qui creuse les inégalités, dégrade l’environnement et augmente le prix des matières premières. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut faire autrement !», affirme Laetitia Vasseur, présidente et co-fondatrice de l’association.

 

HOP// Halte à l’obsolescence programmée représente ainsi le nouvel acteur de référence sur l’obsolescence programmée et les modes de consommation et production responsables.

 

L’iPhone 6S : un cas typique d’obsolescence programmée ?

La sortie ce jour du nouvel iPhone 6S est emblématique. Comme nombre de smartphones, l’iPhone est conçu pour limiter sa durée d’usage et renouveler l’achat. Tout le monde en  fait l’amère expérience : la batterie ou la mémoire interne inchangeable, la nouvelle mise à jour logicielle trop gourmande pour le téléphone qui ralentit tellement qu’on ne peut plus l’utiliser, l’ancien câble dont le connecteur n’est plus adapté…

 

A l’obsolescence technique et logicielle, s’ajoutent également l’obsolescence esthétique qui jouent sur les effets de mode pour accélérer la consommation d’un produit neuf. Or, cette course au renouvellement pose des problèmes écologiques graves. Recyclés, revendus ou tout simplement jetés, l’accumulation des téléphones contribuent à la raréfaction des terres rares, la surconsommation d’énergie et la pollution des sols, des eaux, de l’air. Les téléphones portables peuvent contenir jusqu’à 12 métaux différents à hauteur de 25 % du poids total des appareils. A ce rythme, nous pourrions voir les réserves de cuivre, plomb, nickel, argent, étain et zinc s’épuiser d’ici 30 ans.

 

HOP s’engage à lutter contre cette pratique, mais propose aussi des modèles économiques alternatifs basés sur la circularité et le recyclage. L’association informe ainsi les citoyens sur les initiatives existantes, les  bonnes pratiques et les actions innovantes à portée de tous.

  

Contact presse

Laetitia Vasseur - +33 7 78 80 22 53 - contact@halteobsolescence.org

Site web http://www.halteobsolescence.org 

Twitter @HalteOP

Facebook : https://www.facebook.com/halteobsolescenceprogrammee15

 

Le délit d’obsolescence programmée a été défini par la loi du 22 juillet 2015 sur la transition énergétique par un nouvel article L.213-4-1 du Code de la consommation qui dispose que :

I- L’obsolescence programmée se définit par l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement.

II- L’obsolescence programmée est punie d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende.

III- Le montant de l’amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du manquement, à 5% du chiffre d’affaires moyen annuel, calculé sur les trois derniers chiffres d’affaires annuels connus à la date des faits.

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Continuons de chercher les chiens bergers d’Auvergne !

Publié le par lesbiodiversitaires

Message à l’adresse des lecteurs auvergnats...

L’association de sauvegarde du chien de berger d’Auvergne continue de faire passer des avis de recherche de chiens, à la fois à travers la presse vétérinaire (le Point Vétérinaire en a fait la Une de son site web, le 1er septembre dernier), mais aussi en direct, par bouche à oreille.

Nous avons pour cela conçu la petite affichette suivante. Elle est téléchargeable ici sur le site web du chien ou bien ci-dessous en haute définition. Merci à tous les Auvergnats qui le veulent de l’imprimer et de l’afficher par exemple dans les boulangeries ou dans les cabinets vétérinaires après autorisation de leur propriétaire.

Et n'hésitez pas à la faire circuler (en Auvergne uniquement) !

Continuons de chercher les chiens bergers d’Auvergne !

Pour télécharger l'affichette, cliquez ici.

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Vivre autrement à la ferme : c’est possible

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous poursuivons nos visites dans des exploitations agricoles qui ont fait le choix de promouvoir des races à petits effectifs, de pratiquer le circuit court et, souvent, de le faire dans le cadre de l’agriculture biologique.
Aujourd’hui visites en Bretagne dans les fermes de Kérourinet et du Kleuz.

Karine et Bruno Guérin ont une exploitation à Ploërdut, dans le cœur du Morbihan. Ici, on n’est guère ennuyé par les voisins. Dans ce paysage vallonné, assez boisé, Karine et Bruno ont fait le choix de conduire une exploitation sur une vingtaine d’hectares, en bio, centrée sur l’élevage de la chèvre des fossés.
La chèvre des fossés est une race à petits effectifs. Autrefois présente dans une grande partie de l’ouest de la France, cette race rustique ne compte aujourd’hui qu’un peu plus de 730 femelles. Ici, 65 chèvres vivent en pleine nature, broutant les légumineuses qui parsèment la prairie que nous visitons.

Une partie du troupeau.

Une partie du troupeau.

Vivre autrement à la ferme : c’est possible
Vivre autrement à la ferme : c’est possible

Les animaux sont splendides. Le poil est brillant et les pis gonflés de lait. C’est un superbe troupeau, où l’immense majorité des femelles sont cornues. Ce qui frappe également, c’est la diversité (et la beauté) des robes. Karine et Bruno ont choisi de maintenir cette diversité et l’on retrouve des robes particulièrement rares comme la « mantelée inversée ». Parmi les robes, on retrouve celle des chèvres des fossés « historiques », c’est-à-dire celles qui peuplait les environs du cap de la Hague, dans le Cotentin, et dont un troupeau quasiment sauvage a subsisté pendant longtemps en complète liberté. Ce troupeau, redécouvert en 1989, a permis à la race de se reconstituer, car elle était au bord de l’extinction, fortement concurrencée par la chèvre alpine.

Chez les éleveurs de races à petits effectifs, les animaux, bien traités, sont souvent très amicaux envers l'homme. Comme en témoignent ces chèvres qui ne manifestent que de la sympathie pour des inconnus découverts quelques minutes plus tôt. Chez les éleveurs de races à petits effectifs, les animaux, bien traités, sont souvent très amicaux envers l'homme. Comme en témoignent ces chèvres qui ne manifestent que de la sympathie pour des inconnus découverts quelques minutes plus tôt.

Chez les éleveurs de races à petits effectifs, les animaux, bien traités, sont souvent très amicaux envers l'homme. Comme en témoignent ces chèvres qui ne manifestent que de la sympathie pour des inconnus découverts quelques minutes plus tôt.

Un jeune bouc s’occupe de tout ce petit monde. Karine, ingénieur agronome recyclée dans l’élevage, gère la fromagerie et produit des fromages de très grande qualité. C’est un plaisir de goûter ses fromages bio et l’on ne peut qu’inciter les personnes de la région à le faire.

Vivre autrement à la ferme : c’est possible
Vivre autrement à la ferme : c’est possible

A côté des chèvres, le couple Guérin élève un petit troupeau de vaches laitières où l’on trouve des bretonnes pie-noir, quelques froment du Léon, des jersiaise (croisées) et une superbe vache canadienne, issue des meilleures lignées, apportées voici plus de 20 ans du Québec, par la famille Brunet. Rappelons ici, que, malgré son nom, la canadienne a de pures origines françaises. Elle a suivi les émigrants qui partirent de Normandie et de Bretagne pour l’Amérique du Nord, à la fin du XVIIe siècle. Sa sœur, ou sa cousine, a perduré pendant quelques siècles en Bretagne de façon tout à fait méconnue et cryptique : il s’agit de la population appelée « brune de Guingamp » qui a disparu au début du XXe siècle. D’ailleurs cette canadienne devrait s’appeler chez nous « brune de Guingamp » ; cela serait plus juste. La valorisation est faite par l’intermédiaire de fromage et de viande de veau.

Vache Canadienne (Emeraude, c'est son nom).

Vache Canadienne (Emeraude, c'est son nom).

Vache Froment du Léon : une beurrière méconnue mais de très haut de gamme.

Vache Froment du Léon : une beurrière méconnue mais de très haut de gamme.

Pour en savoir plus sur la ferme de Kérourin : ici (Kérourin 56160 Ploërdut).
Karine Guérin est présidente de l’Association de Sauvegarde et de Promotion de la Chèvre des Fossés. En 2014, cette association a reçu le 2ème prix agro-biodiversité de la Fondation du Patrimoine.

Karine Guérin (à gauche), lors de la remise du prix.

Karine Guérin (à gauche), lors de la remise du prix.

Des bretonnes pie-noir avec des cloches !

Plus au nord, au cœur des Monts d’Arrée finistériens, se loge la ferme du Kleuz de Gabriel et Véronique Le Hir. On est ici à Plounéour-Menez et le couple possède un petit troupeau de bretonnes pie-noir. Bien cachées dans un pré en pente, on les entend avant de les voir. Gabriel a en effet muni quelques-unes d’entre elles de cloches rapportées des Alpes ou d’Auvergne. C’est étonnant de voir ainsi des « BPN » avec des cloches, mais, en même temps que l’herbage pentu sur lequel elles se trouvent, le bruit des sonnailles donne à l’ensemble des airs de montagne. Après tout, ne sommes-nous pas dans les Monts d’Arrée ?

Deux superbes Bretonnes pie-noir.Deux superbes Bretonnes pie-noir.

Deux superbes Bretonnes pie-noir.

Gabriel s’occupe du troupeau constitué de vaches laitières mais aussi de velles pour la reproduction et de veaux ainsi que quelques bœufs pour la viande (la viande de bretonne pie-noir est succulente).

Boeuf pie-noir d'environ 2 ans.

Boeuf pie-noir d'environ 2 ans.

Véronique, elle, s’attache à la confection des fromages frais ou affinés et notamment une fameuse tomme. Ces fromages ont tellement de succès qu’à la fin de l’été, ils ferment boutique, faute de pouvoir fournir assez de produits !

Source : Télégramme de Brest

Source : Télégramme de Brest

A les écouter, autour d’une tarte à la rhubarbe et du cidre local, on sent toute la passion qui anime l’ensemble de la famille, à faire vivre cette race de vache hautement emblématique de l’agriculture bretonne. Trois chiffres la résument : il y avait 1,4 million de têtes en 1860 en France (c’était la race la plus commune), et… 435 vaches en 1985. Aujourd’hui on est proche des 1 500 femelles. C’est dire si la race revient de loin.

La salle d'affinage.

La salle d'affinage.

Vivre autrement à la ferme : c’est possible

Pour en savoir plus sur la ferme de Kleuz : Gabriel et Véronique Le Hir, Le Kleuz, 29410 Plounéour-Menez. 02 98 78 00 25.

Retrouvez-les en vidéo ici :

Et ici :

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