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Réponses du jeu d'identification

Publié le par lesbiodiversitaires

Réponses du jeu d'identification

Et voilà, c'est le jour des réponses !
Merci aux vaillants participants qui ont osé se lancer ;-) Et bravo car l'air de rien, ce petit jeu était quand même très dur ! Et il fallait un peu de chance pour trouver certaines espèces. En effet, personne n'a donné avec exactitude toutes les bonnes réponses.

Question 1
Photo 1 - Grand Ibijau Nyctibius grandis
Photo 2 - rien normalement ! Mais en fait si, présence d'un merle à ventre roux !!!
Photo 3 – Loutre géante Pteronura brasiliensis
Photo 4 – Jaguar – Panthera onca
Photo 5 – Coendou à queue préhensile Coendou prehensilis
Photo 6 – Engoulevent pauraqué Nyctidromus albicollis
Photo 7 – Chevêchette brune Glaucidium brasilianum

Question 2
Photo 8 – nez et empreinte de Tapir terrestre Tapirus terrestris

Question 3
Photo 9 - crâne de caïman yacare Crocodilus yacare

Celui qui a donné le plus grand nombre de bonnes réponses est : Guilhem ! Bravo à lui.

Réponses du jeu d'identification

Bravo aussi à Isabelle, la première qui a trouvé la chevêchette brune !! Il ne s'agissait pas de la chevêche des terriers, espèce à grandes pattes, qui préfère les habitats ouverts.
Bravo pour le tapir que vous avez tous trouvé. Sa trace comporte trois doigts, car c’est un périssodactyle. Les périssodactyles ont un nombre de doits impairs, soit trois, soit un. Et il n’y en a pas tant que cela : rhinocéros, tapirs, ou bien les équidés, avec leur sabot…
Pas mal non plus, vous avez tous vu que ce crâne appartenait à un crocodilien. Deviner son espèce vous a par contre posé un peu problème. Cependant, il était possible d'avancer le nom d'une espèce, le caïman yacare étant très répandu au Pantanal, on le croise tout le temps, partout, au fil de l'eau.
Et vous avez tous bien repéré le jaguar, bien caché dans la forêt.

Merle à ventre roux tellement bien caché que nous ne l'avions pas vu !

Merle à ventre roux tellement bien caché que nous ne l'avions pas vu !

Réponses du jeu d'identification

Bon, il reste une espèce que personne n’a trouvée. C’est vrai que c'était quasi impossible sauf coup de bol, le grand ibijau. Déjà, il fallait parvenir à le voir… Sur le terrain, certains d’entre nous n’arrivaient pas dans un premier temps à le distinguer et pensaient devenir fous ! « il est là, mais si il est lààààà, lààààà ! » « Mais je ne vois riennnnn !!! riennnnn !!! » Pour enfin au bout d’un certain temps « ahhh, là !!! mais je croyais que c’était une branche ! » (ben oui, c’est le but !)
Vous êtes tous partis sur l'ibijau gris, ce qui aurait en effet pu être aussi le cas.

Bravo aussi à Claire, qui a repéré un oiseau dans la photo qui était sensée être la photo-piège sans aucune espèce... Preuve qu'elle était piégée de chez piégée, même pour les auteurs du jeu ! Un merle à ventre roux y était si bien caché que nous ne l'avions pas vu.

Comme personne n'a tout trouvé (eh oui il fallait un peu de chance !), nous offrons un livre à celui qui a donné le plus de bonnes réponses (Guilhem), et à la seconde à en avoir donné le plus (Claire) et qui a en plus découvert un animal caché que personne n'avait vu. Et comme les autres participants se sont quand même drôlement bien défendus, nous avons décidé de leur envoyer un Petit atlas des oiseaux du jardin. Ainsi, tout le monde a gagné !


Voici quelques photos de quelques-uns de ces rois du camouflage !

Le Grand ibijau est, dans le règne animal, un as du camouflage. En prime, il reste totalement immobile. Sur le terrain, il est vraiment très, très, très difficile à trouver !

Le Grand ibijau est, dans le règne animal, un as du camouflage. En prime, il reste totalement immobile. Sur le terrain, il est vraiment très, très, très difficile à trouver !

Quand elle se décide à sortir de l'eau, la loutre géante ne passe pas inaperçue ! Elle est cependant assez farouche et aime se cacher le long des berges.

Quand elle se décide à sortir de l'eau, la loutre géante ne passe pas inaperçue ! Elle est cependant assez farouche et aime se cacher le long des berges.

Le seigneur de la forêt, c'est le jaguar. Il passe des heures et des heures à dormir bien caché dans les lianes, et grâce à son pelage, il est très difficile de le repérer... Cependant, quand il daigne venir boire, plantant son regard droit dans le nôtre, le spectacle est inoubliable.

Le seigneur de la forêt, c'est le jaguar. Il passe des heures et des heures à dormir bien caché dans les lianes, et grâce à son pelage, il est très difficile de le repérer... Cependant, quand il daigne venir boire, plantant son regard droit dans le nôtre, le spectacle est inoubliable.

Bien que le tapir soit plutôt timide et discret, il arrive qu'on le croise en plein jour.

Bien que le tapir soit plutôt timide et discret, il arrive qu'on le croise en plein jour.

Les caïmans, quand ils sont dans l'eau, sont eux aussi des experts du camouflage. Sachant rester incroyablement immobiles, de la même couleur que l'eau, ils ne se repèrent pas toujours si facilement quand on circule en bateau...

Les caïmans, quand ils sont dans l'eau, sont eux aussi des experts du camouflage. Sachant rester incroyablement immobiles, de la même couleur que l'eau, ils ne se repèrent pas toujours si facilement quand on circule en bateau...

A suivre dans les jours qui viennent : un article sur le Pantanal, suite au voyage LPO/Escursia.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Petit jeu d'identification pour naturalistes

Publié le par lesbiodiversitaires

En partenariat avec les pages Facebook de la LPO et d’Escursia.

Dans un pays où Philippe J. Dubois a accompagné un voyage pour la LPO et Escursia (voyages scientifiques), certains animaux sont très cryptiques. Nous vous proposons un jeu d’identification en trois questions. Pour savoir de quel pays il s’agit, allez voir l’indice tout en bas de la page…

Question 1. Parmi ces 7 photos, trouvez les noms des 6 espèces animales qui se cachent (sachant qu’il y a une photo piège où aucun animal ne se cache) :

Photo n°1

Photo n°1

Photo n°2

Photo n°2

Photo n°3

Photo n°3

Photo n°4

Photo n°4

Photo n°5

Photo n°5

Photo n°6

Photo n°6

Photo n°7

Photo n°7

A qui est ce nez ?
A qui est ce nez ?

Question 2. Identifiez cet animal grâce à son bout de nez et à sa trace :

Photo n°8

Photo n°8

Question 3. A quel animal appartient ce bout de crâne ?

Photo n°9 (Indice : crâne de taille assez grande, trouvé dans la forêt, sur les rives d'une grande rivière...)

Photo n°9 (Indice : crâne de taille assez grande, trouvé dans la forêt, sur les rives d'une grande rivière...)

Pour le pays en question, voici l’indice !

Petit jeu d'identification pour naturalistes

C'est pas si facile mais allez, pour vous encourager, on offre nos livres Tout pour ma poule et les Tribulations d'un chercheur d'oiseaux au premier à nous donner tous les noms exacts des espèces (avec leur nom latin !).

Merci de répondre en « Commentaires » afin que la date exacte de la réponse soit publiquement affichée…

Nous donnerons les réponses le lundi 22 février prochain. Bonne chance !

PS : Les photos s’agrandissent si on clique dessus.

Photos : Elise Rousseau

Publié dans Biodiversité sauvage

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Cinq bougies pour les Biodiversitaires !

Publié le par lesbiodiversitaires

Cinq bougies pour les Biodiversitaires !

5 ans aujourd’hui que le blog Les Biodiversitaires existe, petit lien dans ce vaste monde entre la biodiversité sauvage et la biodiversité domestique, entre les naturalistes et les éleveurs de races à petits effectifs…

Merci à tous les visiteurs pour votre soutien.

L’une de nos fiertés aura été de contribuer à la redécouverte du chien berger d’Auvergne, notre premier appel, lancé un peu comme une bouteille à la mer, nous ayant permis de rencontrer Emilie, puis Julien, puis tous les autres participants de cette belle aventure.

Nous nous efforçons, une à deux fois par mois, de vous informer sur un sujet naturaliste, environnemental ou concernant la biodiversité domestique et notamment les races à petits effectifs, un sujet qui nous amuse, qui nous concerne, ou qui nous tient à cœur. Cette alternance est notre ligne éditoriale.

Notre souhait, créer des petits ponts entre ces deux mondes, les naturalistes et les éleveurs de races à petits effectifs ou certains agriculteurs impliqués, deux mondes qui se ressemblent beaucoup, qui partagent le plus souvent les mêmes valeurs, les mêmes désirs, qui luttent jour après jour pour un autre monde, véritables héros anonymes, mais qui se connaissent finalement assez peu.

Alors, bonne lecture et à bientôt pour la suite !

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Les animaux dans l’art

Publié le par lesbiodiversitaires

La peinture, outre qu'elle nous offre à voir parmi les plus belles choses dont l’homme est capable, offre aussi de grands intérêts pour tout passionné de nature et d’animaux.

A qui sont ces cailles ?
A qui sont ces cailles ?

Quand nous allons de par le monde chercher des chevaux sauvages ou des oiseaux migrateurs, nous en profitons pour visiter les musées de peinture.
Les animaux, sauvages ou domestiques, y sont présents tout le temps, partout, à toutes les époques. Ces tableaux permettent de voir les rapports que les hommes entretenaient autrefois avec ces animaux, quelles espèces sauvages étaient connues, quelles races de chien ou de vaches étaient déjà présentes, etc.

Pieter Brueghel, La Moisson, 1565

Pieter Brueghel, La Moisson, 1565

Outre la beauté à couper le souffle des chefs-d’œuvre, et les émotions si intenses et particulières qu’ils procurent, ces peintures renseignent sur l’histoire des hommes et des animaux.

Dans chaque musée, on peut s’amuser à essayer d’identifier les espèces sauvages et les races domestiques. Si certaines sont incertaines, d’autres sont évidentes.

Il est aussi amusant de voir quels sont les animaux qui inspirent le plus les artistes. Le lion, par exemple, revient très souvent, à différentes époques.

Le Douanier Rousseau, La Bohémienne endormie, 1897.

Le Douanier Rousseau, La Bohémienne endormie, 1897.

Et à qui est cette effraie des clochers ?
Et à qui est cette effraie des clochers ?

Les images de cet article ont été prises au Metropolitan Museum of Art et au Museum of Moderne Art, à New York, qui acceptent les prises d’image sans flash. Elles n’offrent bien sûr qu’un pâle reflet de la beauté de ces œuvres, mais permettent de se prêter à ce petit jeu de recherche.

Suiveur de Jérôme Bosch, Descente du Christ en enfer, 1550-60 (détail)

Suiveur de Jérôme Bosch, Descente du Christ en enfer, 1550-60 (détail)

Aelbert Cuyp, Berger avec ses vaches, 1655-60

Aelbert Cuyp, Berger avec ses vaches, 1655-60

Jean-François Millet, L'Appel des vaches, 1872. Peut-être avec une vache de race fémeline ?

Jean-François Millet, L'Appel des vaches, 1872. Peut-être avec une vache de race fémeline ?

Gustave Courbet, Jeunes femmes du village, 1851-52. Avec des vaches qui évoquent la race fémeline pour l'une, la race tourache pour l'autre.

Gustave Courbet, Jeunes femmes du village, 1851-52. Avec des vaches qui évoquent la race fémeline pour l'une, la race tourache pour l'autre.

Le cheval dans l’art

Bien entendu, le cheval tient une place de premier choix dans le bestiaire des peintres. Rares sont les grands génies de la peinture qui ne se sont pas frottés à cet animal qu’ils considéraient comme l’un des plus beaux.

Certains, comme Géricault, en ont fait l’un de leurs sujets de prédilection, leur consacrant une part majeure de leur œuvre.

De l’Antiquité à nos jours, les chevaux sont partout, en statue, en statuette, sur les fresques, les tapisseries, les vitraux, les tableaux…

Sir Joshua Reynolds, Captain George K.H.Coussmaker, 1782 (détail).

Sir Joshua Reynolds, Captain George K.H.Coussmaker, 1782 (détail).

Alexandre-Gabriel Decamps, La Nuit de Patrouille à Smyrne. Le cheval ici représenté est un cheval de type arabe, très caractéristique avec sa tête au front bombé, ses grands yeux, ses petits oreilles, et la couleur grise fréquente des chevaux du proche-orient.

Alexandre-Gabriel Decamps, La Nuit de Patrouille à Smyrne. Le cheval ici représenté est un cheval de type arabe, très caractéristique avec sa tête au front bombé, ses grands yeux, ses petits oreilles, et la couleur grise fréquente des chevaux du proche-orient.

Les animaux dans l’art
Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.
Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.
Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.

Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.

Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...
Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...

Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...

Les animaux dans l’art
Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.
Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.

Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.

Edgar Degas toujours, et ses fameuses courses de chevaux.Edgar Degas toujours, et ses fameuses courses de chevaux.

Edgar Degas toujours, et ses fameuses courses de chevaux.

Henri de Toulouse-Lautrec, Jockey, 1899

Henri de Toulouse-Lautrec, Jockey, 1899

Paul Gauguin, peinture réalisée en 1892 sur les îles Marquises. Il existe sur ces îles une petite population de chevaux, le cheval des Marquises, importée sur ces îles et qui y vit en grande partie à l'état sauvage. On sait qu'elle a été peinte par Gauguin, et ces chevaux (complètement méconnus dans le reste du monde) existent toujours.

Paul Gauguin, peinture réalisée en 1892 sur les îles Marquises. Il existe sur ces îles une petite population de chevaux, le cheval des Marquises, importée sur ces îles et qui y vit en grande partie à l'état sauvage. On sait qu'elle a été peinte par Gauguin, et ces chevaux (complètement méconnus dans le reste du monde) existent toujours.

Pablo Picasso, Garçon conduisant un cheval, 1905-06. Le cheval du peintre espagnol ressemble bien à un cheval ibérique... couleur grise, longs crins légèrement ondulés, port altier et charismatique, morphologie à la fois ronde et déliée...

Pablo Picasso, Garçon conduisant un cheval, 1905-06. Le cheval du peintre espagnol ressemble bien à un cheval ibérique... couleur grise, longs crins légèrement ondulés, port altier et charismatique, morphologie à la fois ronde et déliée...

Umberto Boccioni, The City Rises, 1910. Ici, c'est l'énergie brute des chevaux qui fait tourbillonner tout le tableau.

Umberto Boccioni, The City Rises, 1910. Ici, c'est l'énergie brute des chevaux qui fait tourbillonner tout le tableau.

Oscar Wilde disait : la beauté est dans les yeux de celui qui regarde. Alors, gardez un œil ouvert sur les animaux représentés, la prochaine fois que vous allez visiter un musée...

René Magritte, Le Faux Miroir, 1928
René Magritte, Le Faux Miroir, 1928

En contemplant attentivement tous ces tableaux, vous pourriez y faire d'amusantes découvertes.

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Bonne année 2016 !

Publié le par lesbiodiversitaires

Quelques oies des neiges et un mustang de Chincoteague pour vous souhaiter une très bonne année 2016, en continuant à protéger biodiversité sauvage et domestique.

Bonne année 2016 !

PS : comme vous êtes plusieurs à nous avoir demandé quel était le petit rongeur qui pointe son nez dans le tronc d’arbre, il s’agit simplement d’un écureuil gris qui était très affairé à explorer cette cavité…

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La dernière vache de Bazougers est morte

Publié le par lesbiodiversitaires

Dans l’indifférence générale, la dernière représentante de race dite bleue de Bazougers est morte fin novembre. Un pan de la biodiversité bovine française disparait…

Cette race dont nous avons déjà longuement parlé (ici) était certes promise à une fin prochaine. Il ne restait en effet plus qu’Aurore B, une vache d’ailleurs clonée et donc impropre à la reproduction classique. Elle avait pourtant eu des veaux (mâles) dont on a gardé de la semence. De la semence de deux autres taureaux, non clonés, eux, existe encore également, et sert de temps à autre, en croisement avec des vaches Rouge des prés.

La race Bleue de Bazougers a toujours été une mal-aimée. Elle avait comme handicap de n’être présente que dans une aire géographique restreinte (la région de Bazougers, en Mayenne) et a dû subir la concurrence de races plus en vogue (Normande, Rouge des prés, etc.). Quand il s’est agi de préserver une race de type « pie-bleu », on a choisi la Bleue du Nord. Dès lors, la Bleue de Bazougers était sans doute condamnée. Ensuite, dans la région, la Saosnoise se battait elle aussi pour survivre. Elle a eu plus de chance que la Bazougers.

On aurait pu sauver cette race, essayer de faire reproduire des animaux et, dans l’ultime fin, croiser des vaches Rouge des prés avec de la semence « Bazougers », voire même essayer de reconstituer cette race, comme on l’a fait, avec succès, pour la Bordelaise. Sans doute, la volonté, le désir de maintenir cette race n’y était plus…

Toujours est-il qu’avec la disparition de cette race, c’est un bout de patrimoine domestique qui s’en va ; un fragment génétique de l’espèce « vache » définitivement disparu. Et cela, c’est plus grave.

Aurore B, la dernière vache de Bazougers, morte fin novembre 2015.

Aurore B, la dernière vache de Bazougers, morte fin novembre 2015.

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Nous n’avons qu’une seule toute petite planète

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous n’avons qu’une seule toute petite planète

Cela semble une lapalissade, et pourtant…
Depuis quelques générations, nous avons été élevés avec un imaginaire de science-fictio
n.

Rappelez-vous… 2001, l’Odyssée de l’espaceBlade Runner, ça se passe en 2019.
Star Trek, allez, ça nous laisse encore un peu de temps, vers 2260. Alien aussi, 2122, dans un siècle. La Planète des singes, 2500.
La Guerre des Etoiles, pas de date, c’était il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…
Mais tout cet imaginaire nous raconte la même chose : l’humanité se déplacera aisément dans l’espace, aura colonisé d’autres planètes. On finit presque par y croire, d’autant que nos scientifiques continuent d’explorer l’espace… depuis la Terre.
Mais la vérité, c’est que nous sommes en 2015. On est péniblement allé sur cette vieille Lune, et c’est tout ! On ne sait pas encore aller sur Mars sans griller nos astronautes aux rayons cosmiques et les faire revenir très malades.
L’Enterprise et le Millenium falcon n’existent que dans nos contes de fées modernes. La science-fiction, c’est aussi lié à un pur problème narratif : longtemps, la Terre suffisait aux aventures de nos héros, on pouvait supposer que des monstres se cachaient dans les contrées inconnues… Mais maintenant qu’on a tout exploré, qu’on a fait le tour du monde, comprenez les écrivains : il faut bien déplacer ailleurs, plus loin, dans l’espace, les protagonistes. Pour plus d’aventures, plus d’inconnus, et pour avoir à nouveau des possibilités de monstres qui font peur… Pour déployer un imaginaire débridé, tout simplement !
Peut-être qu’un jour on ira sur Mars et ailleurs, qui sait ? Mais on n’y est pas encore ! Et admettons qu’on soit un jour plus à l’aise pour aller vadrouiller dans l’espace, ben, avant de trouver une autre Terre, y’a du boulot. Parce que pour le moment, les autres planètes, question habitat, température et atmosphère, on a trouvé mieux… Elles ne sont pour la plupart simplement pas vivables. Dans l’Univers, la Terre, les Terre s’il y en a d’autres, sont des raretés, des merveilles uniques.
Puis, admettons donc, avec beaucoup d’espoir, qu’on trouve un jour quelque part un autre caillou à peu près habitable. La vie s’y serait sans doute aussi développée. Et si ceux qui squattent là-bas sont aussi sympathiques que nous-mêmes ici chez nous, il y a des chances pour qu’on n’y soit pas vraiment attendu… (On imagine la qualité des échanges culturels avec les extraterrestres… vu comme on a déjà du mal à accueillir entre nous les réfugiés politiques qui souffrent dans leur pays depuis des années…).
Par contre, à beaucoup plus court terme, on est en train de bousiller notre seule, unique, toute petite planète, nos ressources, notre futur… Et on élimine les animaux et les plantes qui sont ici avec nous, embarqués dans la même histoire, nos seuls compagnons d’aventure, nos uniques et irremplaçables camarades de la vie. Arrêtons de fantasmer et de projeter un futur hypothétique où après avoir pourri notre planète, on pourra aller dégueulasser celles des autres (si elles existent…). On n’a qu’une seule planète, et pour le moment, on y est vissé, et sans aucun échappatoire. On est en train de détruire notre seule fragile maison, notre fabuleux rivage, notre dernier refuge.

Texte initialement publié sur le site des JNE (association des Journalistes Ecrivains pour la nature et l'écologie).

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COP21 et changement climatique : et donc ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Que c’était émouvant cette assemblée unie, faisant une standing ovation à Laurent Fabius, ému, et aux organisateurs de la COP21, après que le petit marteau de bois peint en vert ait frappé le coup ultime clôturant ce sommet mondial par un accord unanime. Oui, et après ?

Chacun est retourné chez soi, éreinté par le marathon, heureux d’avoir apposé sa signature au bas du document, l’esprit plein de promesses et de bonnes résolutions. C’était samedi 12 décembre. Le lendemain, le 13 donc, on ne parlait plus en France que des Régionales. Et le 14, la cuisine politique reprenait le dessus, avec ses effluves aux relents pas toujours ragoûtants.

Le bel accord, le bon accord. Unanime vous dit-on. Même l’Arabie Saoudite l’a signé, ce qui pourrait laisser paraître qu’il n’est peut-être pas aussi bon pour la planète que cela. Vu le peu d’empressement que ce pays, comme d’autres, producteurs de pétrole, ont mis à ne pas avancer dans les négociations.

Le bel accord, qui va au-delà des 2°C fatidiques et propose même – soyons fou ! – de rester dans l’étiage de 1,5°C de réchauffement d’ici 2100. Dans le même temps, des centaines scientifiques prédisent qu’au rythme où l’on va, nous sommes sur une trajectoire de +3°C pour cette même échéance. Ça rappelle le type qui n’arrive pas à sauter 1,20m en hauteur, mais qui demande à ce que l’on mette quand même la barre à 1,60m. Et qui se la prend en pleine poitrine…

L’accord est tellement beau que Patrick Pouyanné, PDG de Total dit que « c’est un très bon accord qui donne un signal important ». Ah bon ? Un signal pour qui ? Pour les acteurs pétroliers et gaziers ? Mais n’a-t-on pas dit qu’il fallait chercher à augmenter la production d’énergies renouvelables ? Si c’est à quoi pensait Monsieur Poyanné, il aurait dû nous dire aussi que Total s’y lançait dès demain et à corps perdu. Mais non…

Le bon accord enfin, dont on a tellement rêvé qu’on ne va pas le mettre en place avant 2020, c’est-à-dire dans 5 ans (mais pourquoi pas dès à présent ?), et sans imposition de révision des engagements avant 2025 : et avec ça, on dit que l’on veut limiter le réchauffement à 1,5°C ? Pardon, mais il y a quelque chose qui nous échappe.

Alors, oui, la conférence de Paris aura été le sommet des bonnes intentions. Pour les pays en voie de développement (100 milliards de dollars par an mais… à partir de 2020), pour ceux qui sont les pieds dans l’eau (si, si, +1,5°C seulement on vous dit). Le sommet des bonnes résolutions : énergies renouvelables ? Pas de souci. Réduction des gaz à effet de serre ? Vous pouvez compter sur nous. Aide aux pays pauvres ? C’est comme si c’était fait. Donner un prix au carbone ? Mais bien entendu ! Et quand tout ça ? Ah, le bel et bon accord procrastinateur !

Donc, entre cinq et dix ans, on va pouvoir continuer à émettre autant de gaz à effets de serre, extraire autant d’énergies fossiles, vivre une surconsommation avec le même allant comme si rien ne s’était passé. Mais on vous promet : demain, on change ! Enfin, le « plus tôt possible » (comme le stipule noir sur blanc le document final). Pendant ce temps, la planète continue à suffoquer, les écosystèmes se ratatinent, les espèces disparaissent.

Nombreux sont les scientifiques qui voient dans ce texte beaucoup de « flou », de « vague », d’imprécisions (« pic d’émission des gaz à effet de serre le plus tôt possible » et non d’ici 2020 ou 2030, neutralité des émissions « durant la seconde moitié du siècle » et non d’ici 2050, etc.). On ne peut, malgré les applaudissements et les larmes du Bourget, qu’être d’accord avec eux.

PS. En 1992 s'était tenu le Sommet de Rio, au cours duquel les scientifiques et les politiques avaient lancé ce cri d'alarme "il reste dix ans pour sauver la planète !". Qui s'en souvient ?

Pour en savoir plus, lisez Pour ne pas finir grillés comme des sardines – Petit manuel climatique.

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Comtois et hibou dans la neige

Publié le par lesbiodiversitaires

Photo : Dominique Michelat

Photo : Dominique Michelat

Notre ami Dominique Michelat nous envoie de Franche-Comté cette très jolie photo que nous avons envie de vous faire partager, réunissant en un seul cliché biodiversité sauvage et biodiversité domestique. En effet, le cheval de trait comtois (avec sa cloche au cou !) comme le hibou des marais ne sont pas des animaux si communs.

Il nous a expliqué comment il avait réalisé l'image :

"Cette photo a été prise le 25 novembre dans le bassin du Drugeon. Pendant les chutes de neige, quelques hiboux des marais, jusque là (et depuis la disparition de la neige) bien nocturnes, sont sortis de jour et nous nous sommes régalés de les voir chasser en pleine journée. Celui-ci somnolait, plus qu’il ne chassait, comme engoncé sur son piquet de pâture. J’ai juste attendu que le Comtois passe dans le champ de visée de l’appareil photo pour déclencher. Les deux animaux n’ont pas semblé se prêter attention, mais au plus fort de la vague de froid, une dizaine de hiboux des marais a utilisé au moins un jour la « loge » où les chevaux s’abritent en cas de mauvais temps comme site de dortoir."

Un cheval et un rapace, que demander de plus ? ;-)
Merci au photographe !

Publié dans Biodiversité sauvage

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Chiens bergers d'Auvergne : au travail !

Publié le par lesbiodiversitaires

Chiens bergers d'Auvergne : au travail !

Le chien berger d'Auvergne était utilisé autrefois pour garder les troupeaux. Dans notre démarche de sauvegarde de ce chien, le principal critère de sélection est l'aptitude au travail, avant le physique.

En effet, comme nous l'a expliqué notre conseiller scientifique, le Pr Jean-François Courreau, spécialiste des chiens de berger, l'aspect physique peut toujours se retravailler par la suite, tandis que l'aptitude au travail, une fois qu'elle est perdue, l'est à jamais. Alors les cabots, au boulot !
A l’occasion du dernier conseil d'administration, Sylviane Grébert et Julien Souvignet ont testé au travail leurs jeunes chiennes respectives, Lilas (une merle sur fauve charbonnée de 8 mois) et Jade (une fauve porteuse du gène merle, âgée d’un an), sur un troupeau de brebis noires du Velay appartenant à Julien.
Les premiers essais ont été concluants, les deux jeunes chiennes se montrant intéressées par le troupeau. Jade, qui avait un petit peu plus d’expérience, a même remis dans le filet une chèvre évadée ! Premières images !

Chiens bergers d'Auvergne : au travail !

Nous en profitons également pour vous faire part ci-dessous du premier bulletin d'information de l'association, et de rappeler à ceux qui souhaiteraient adhérer qu'il est temps de penser à l'adhésion 2016.

Lilas, à la joie communicative !
Lilas, à la joie communicative !

Lilas, à la joie communicative !

Merci à Julien (ici avec un border collie, les chiens qu'il a l'habitude de dresser pour garder ses animaux) d'avoir accueilli ces tests de travail et mis à disposition son superbe troupeau de moutons.

Merci à Julien (ici avec un border collie, les chiens qu'il a l'habitude de dresser pour garder ses animaux) d'avoir accueilli ces tests de travail et mis à disposition son superbe troupeau de moutons.

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