Les pièges à éviter en contractant une assurance pour votre chien

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Les pièges à éviter en contractant une MUTUELLE pour votre chien

Vous êtes sur le point de souscrire une assurance pour votre chien ? Vous avez raison de vouloir protéger votre compagnon. Mais attention aux nombreux pièges qui parsèment les contrats. Les contrats recèlent bien souvent des franchises élevées, des délais de carence masqués et un grand nombre d'exclusions de garantie. Votre chien mérite une vraie protection, pas une formule qui ne vous remboursera jamais. Les erreurs les plus courantes ? Ne pas lire les exclusions, ignorer le délai de carence, sous-estimer l'importance du plafond annuel ou encore craquer pour une formule pas chère qui ne couvre rien. Dans ce guide, je vous explique comment déjouer ces pièges et choisir une mutuelle pour votre chien qui vous protégera vraiment.

Les exclusions de garantie : le piège numéro un

Les exclusions, c'est là que les assureurs économisent sur votre dos. Chaque compagnie définit ce qu'elle ne prendra pas en charge. Et la liste peut être longue.

De nombreux contrats écartent les maladies déjà présentes, certaines affections héréditaires ou encore les maladies évitables grâce à la vaccination. Votre golden retriever a une dysplasie ? Pas de chance, c'est souvent exclu. Votre bouledogue souffre de problèmes respiratoires typiques de sa race ? Même punition.

Les maladies préexistantes sont systématiquement refusées. Si votre chien est malade avant la signature du contrat, vous ne serez jamais remboursé pour cette maladie. Ni pour ses complications futures.

Certaines formules excluent aussi les soins dentaires. D'autres refusent les vaccins ou les traitements antiparasitaires. Certaines formules laissent aussi de côté les accidents de chasse ou les blessures dues à de la maltraitance.

Prenez le temps de lire cette liste d'exclusions. Elle se cache souvent dans les petites lignes du contrat. C'est fastidieux, je sais. Mais c'est indispensable pour éviter les mauvaises surprises.

Comparez systématiquement les exclusions entre plusieurs assureurs. Une maladie exclue chez l'un peut être couverte chez l'autre. Ne vous contentez pas des grandes promesses marketing.

Si votre chien appartient à une race à risque, vérifiez que les pathologies typiques de cette race sont bien couvertes. Un berger allemand sans couverture pour la dysplasie, c'est une assurance inutile. Un bouledogue français sans prise en charge des problèmes respiratoires, pareil.

Le délai de carence : cette période où vous payez pour rien

Le délai de carence, c'est ce temps mort entre la signature et la prise en charge effective. Vous payez votre cotisation, mais votre chien n'est pas encore couvert. Une vraie arnaque légale.

En général, il faut prévoir 48h en cas d'urgence, 45 jours en cas de maladie et 6 mois en cas d'une chirurgie à la suite d'une maladie. Pendant ces périodes, aucun remboursement n'est possible. Zéro.

Pour les accidents, comptez généralement entre 2 et 15 jours. Pour les maladies, c'est plutôt 30 à 45 jours. Et pour certaines chirurgies ? Jusqu'à 6 mois d'attente.

Si votre chien se blesse accidentellement pendant cette période, vos dépenses ne seront pas remboursées. Même chose s'il tombe malade. Vous devrez tout payer de votre poche.

Les assureurs utilisent ce système pour se protéger contre la fraude. Ils veulent éviter que vous souscriviez uniquement parce que votre chien est déjà malade. Je comprends la logique. Mais en tant que propriétaire, vous vous retrouvez coincé.

Certains assureurs proposent de réduire ce délai. Comment ? En fournissant un certificat de bonne santé de votre vétérinaire. Le certificat de santé de votre vétérinaire est vraiment utile car il peut aider à réduire le délai de carence à 7 jours si vous le joignez à votre dossier de souscription.

Les assurances sans carence existent, mais elles sont rares. Et surtout, elles coûtent beaucoup plus cher. Vous devrez souvent souscrire une formule premium. Et ce type d'offre est généralement réservé aux jeunes chiens.

Mon conseil ? Souscrivez l'assurance quand votre chien est encore jeune et en bonne santé. Vous éviterez ainsi de vous retrouver bloqué par le délai de carence au moment où vous en aurez vraiment besoin.

Les plafonds de remboursement : la limite qui fait mal

Le plafond de remboursement, c'est le montant maximum que l'assureur vous remboursera chaque année. Une fois ce plafond atteint, vous payez tout le reste. Et ça peut chiffrer très vite.

Pour un chien ou un chat, un plafond autour de 1 500 euros s'avère cohérent. En dessous, vous risquez d'être rapidement limité. Surtout si votre chien doit subir une opération chirurgicale.

Une chirurgie coûte facilement entre 800 et 3 000 euros. Un traitement contre le cancer peut dépasser 5 000 euros. Une hospitalisation de plusieurs jours ? Comptez plusieurs centaines d'euros par jour.

Certaines formules premier prix proposent des plafonds de 500 ou 800 euros par an. C'est clairement insuffisant. Une fois ce plafond atteint, les frais vétérinaires sont intégralement à la charge du maître.

Vérifiez aussi s'il existe des plafonds par acte. Certains contrats limitent le remboursement pour chaque type de soin. Par exemple : 200 euros maximum pour les consultations, 500 euros pour les médicaments, 1 000 euros pour la chirurgie.

Ces plafonds par acte s'additionnent rarement pour atteindre le plafond annuel global. Vous vous retrouvez donc avec une couverture encore plus limitée. C'est une arnaque supplémentaire cachée dans les conditions générales.

Privilégiez les contrats avec un plafond annuel unique et élevé. Au minimum 1 500 euros, idéalement 2 000 à 3 000 euros. Surtout si vous avez un chien de grande race ou âgé.

Les formules bas de gamme : l'illusion de l'économie

Les formules à 5 ou 10 euros par mois font rêver. Mais elles ne servent à rien. Plusieurs vétérinaires déconseillent les contrats de type « accident » qui « ne remboursent rien ».

Les accidents représentent en effet moins de 20 % des soins pratiqués sur les animaux. Les maladies sont de loin la première cause de dépenses vétérinaires. Une formule qui ne couvre que les accidents ne vous protège presque pas.

Ces formules d'entrée de gamme excluent généralement les maladies. Elles limitent les remboursements à des plafonds ridicules. Et elles imposent des franchises élevées qui grignoteront vos remboursements.

Vous économisez quelques euros par mois sur la cotisation. Mais vous vous retrouvez à payer des milliers d'euros de frais vétérinaires. Le calcul est vite fait : vous êtes perdant.

Les versions les moins chères sont souvent vides et ne servent pas à grand chose en cas de gros pépin. Si votre chien développe une maladie chronique ou a besoin d'une opération, vous regretterez d'avoir choisi la formule la moins chère.

Mon conseil ? Investissez dans une formule intermédiaire qui couvre vraiment accidents et maladies. Oui, ça coûte 20 à 40 euros par mois. Mais c'est le prix d'une vraie protection.

Comparez le coût annuel de la cotisation avec le montant des remboursements potentiels. Une formule à 30 euros par mois coûte 360 euros par an. Mais elle peut vous rembourser 1 500 à 2 000 euros. Le rapport est bon.

L'âge limite : quand votre chien devient "trop vieux"

L'âge de votre chien est un critère crucial. La plupart des assureurs refusent d'assurer les chiens de plus de 7 ou 8 ans. Passé cet âge, votre compagnon est considéré comme trop à risque.

La plupart d'entre elles assurent un chiot dès 3 mois, mais refusent un animal de 7 ans ou plus. Si vous n'avez pas souscrit avant, c'est trop tard. Vous ne trouverez plus d'assureur qui acceptera votre chien.

Mais le piège ne s'arrête pas là. Même si vous avez souscrit quand votre chien était jeune, attention. Certains contrats modifient les garanties une fois que votre chien vieillit.

Au-delà d'un certain âge, des compagnies restreignent les garanties en baissant le plafond de remboursement, en diminuant les remboursements ou encore en augmentant la franchise. Vous pensiez être tranquille pour la vie ? Raté.

Votre cotisation peut aussi exploser avec l'âge. Certains assureurs augmentent progressivement la prime chaque année. À 10 ans, vous payez parfois le double de ce que vous payiez à 3 ans.

Pire encore : certains contrats prévoient une résiliation automatique à un certain âge. Cela peut se produire si votre ami à fourrure vieillit ou tombe souvent malade. L'assureur vous abandonne au moment où vous en avez le plus besoin.

Lisez attentivement les clauses sur l'évolution des garanties avec l'âge. Demandez explicitement si les conditions changeront quand votre chien sera senior. Et privilégiez les assureurs qui garantissent une couverture à vie sans modification.

Les franchises qui grignotent vos remboursements

La franchise, c'est la partie des frais qui reste toujours à votre charge. Même si vous êtes bien remboursé, la franchise vient en déduction. Et ça peut représenter des sommes importantes.

Il existe deux types de franchises. La franchise fixe : par exemple 50 euros par sinistre. Ou la franchise proportionnelle : 20% des frais restent à votre charge.

Certains contrats cumulent les deux. Vous payez une franchise fixe ET un pourcentage. Double peine pour vous. La facture grimpe vite.

Imaginons une consultation et des médicaments pour 200 euros. Avec une franchise de 50 euros et 20% à votre charge, le calcul est simple. 200 - 50 = 150 euros. Puis 20% de 150 = 30 euros. L'assureur vous rembourse donc 120 euros. Vous payez 80 euros.

Les franchises annuelles existent aussi. Vous devez atteindre un certain montant de frais avant d'être remboursé. Par exemple 100 euros de franchise annuelle. Les premiers 100 euros de l'année restent totalement à votre charge.

Comparez les franchises entre les différentes offres. Deux contrats peuvent avoir le même taux de remboursement, mais des franchises très différentes. Au final, vous ne recevrez pas la même somme.

Privilégiez les contrats avec des franchises faibles ou nulles. Oui, la cotisation sera un peu plus élevée. Mais vous serez vraiment remboursé en cas de pépin.

Les conditions de résiliation : le piège du verrouillage

Les conditions de résiliation sont souvent une mauvaise surprise. Vous pensiez pouvoir partir quand vous voulez ? Détrompez-vous. Les assureurs vous verrouillent dans le contrat.

Les compagnies peuvent imposer des frais de résiliation ou encore l'acquittement intégral des cotisations pour l'année. Vous devez donc continuer à payer même si vous résiliez. C'est légal, mais ça fait mal au porte-monnaie.

La plupart des contrats prévoient un engagement d'un an minimum. Impossible de résilier avant. Même si vous découvrez que les garanties ne correspondent pas à vos attentes.

Après cette première année, vous pouvez généralement résilier à chaque date anniversaire. Mais attention au préavis. Souvent deux mois avant la date. Si vous loupez ce créneau, vous repartez pour un an.

Depuis la loi Hamon, vous pouvez théoriquement résilier à tout moment après un an d'engagement. Mais de nombreux assureurs animaux échappent à cette règle. Vérifiez si votre contrat en bénéficie.

L'assureur, lui, peut résilier plus facilement. Si votre chien devient trop malade, s'il a trop de sinistres, ou simplement s'il vieillit. Vous êtes coincé, mais l'assureur reste libre.

Lisez attentivement les clauses de résiliation avant de signer. Assurez-vous de pouvoir partir sans frais excessifs. Et méfiez-vous des contrats qui se renouvellent automatiquement sans possibilité de sortie.

La responsabilité civile : souvent oubliée, toujours importante

La responsabilité civile couvre les dommages que votre chien peut causer à autrui. Votre chien mord quelqu'un ? Casse un objet de valeur ? Provoque un accident ? C'est la RC qui intervient.

La garantie responsabilité civile n'est pas automatiquement incluse dans les contrats d'assurance animaux. Beaucoup de propriétaires l'oublient. Et se retrouvent avec des factures énormes en cas de problème.

Votre assurance habitation couvre généralement la responsabilité civile de votre chien. Mais pas toujours. Et pas pour tous les types de chiens. Vérifiez votre contrat habitation avant de négliger cette garantie.

Si vous possédez un chien de défense ou d'attaque (chiens de catégories 1 ou 2), la garantie responsabilité civile est dans ce cas obligatoire. Pas le choix. C'est la loi. Et les contrôles se multiplient.

Les dommages causés par un chien peuvent coûter très cher. Une morsure qui nécessite des soins ? Plusieurs milliers d'euros. Un accident de la route provoqué par votre chien ? Des dizaines de milliers d'euros.

Ne négligez pas cette garantie. Même si votre chien est gentil. Un accident est vite arrivé. Et vous serez personnellement responsable des dommages.

Ne pas comparer : l'erreur fatale

Ne pas comparer les offres, c'est le meilleur moyen de se faire avoir. Les écarts entre les assureurs sont énormes. Pour des garanties similaires, vous pouvez payer du simple au double.

Le marché de l'assurance animaux affiche une croissance soutenue de 25 % chaque année. De nouveaux acteurs arrivent régulièrement. L'offre se diversifie. Les prix aussi.

Utilisez un comparateur en ligne pour avoir une vision globale. C'est gratuit et sans engagement. Vous obtiendrez plusieurs devis en quelques minutes.

Mais attention. Les comparateurs en ligne omettent fréquemment des frais annexes ou des limitations importantes dans leurs résultats. Ne vous fiez pas uniquement aux résultats du comparateur.

Contactez directement les assureurs qui vous intéressent. Demandez un devis détaillé. Posez toutes vos questions. Vérifiez les petites lignes.

Comparez ces éléments essentiels :

  • Le plafond annuel de remboursement
  • Les exclusions de garantie
  • Le délai de carence
  • Les franchises
  • L'évolution des cotisations avec l'âge
  • Les conditions de résiliation
  • La responsabilité civile

Ne regardez pas seulement le prix mensuel. Un contrat à 25 euros peut être plus avantageux qu'un contrat à 20 euros si les garanties sont meilleures. C'est le rapport garanties/prix qui compte.

Prenez le temps de bien choisir. Une assurance pour chien, c'est un engagement sur plusieurs années. Une mauvaise décision vous coûtera cher.

Conclusion : protégez votre chien, mais protégez-vous aussi

Assurer votre chien est une excellente décision. Mais seulement si vous évitez tous ces pièges. Une mauvaise assurance ne vous protégera pas. Elle ne fera que vous coûter de l'argent sans rien vous apporter en retour.

Prenez le temps de lire les contrats. Comparez plusieurs offres. Posez toutes vos questions avant de signer. Et n'hésitez pas à payer un peu plus cher pour avoir de vraies garanties.

Votre chien mérite d'être bien soigné. Vous méritez d'être bien remboursé. Une bonne assurance, c'est celle qui sera là quand vous en aurez vraiment besoin. Pas celle qui trouvera une excuse pour ne pas vous rembourser.

L'auteur

Philippe Martin


Passionné par les animaux de compagnie depuis toujours, je suis éducateur animalier spécialisé diplômé du certificat professionnel du CEF d’Éducateur canin et avec mon épouse, nous sommes également éleveurs de chiens (golden retriever) et de chats (ragdoll) détenant l'ACACED.

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